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EUROPE

La Bosnie s'apprête à commémorer le 15e anniversaire du massacre de Srebrenica

Vidéo par Audrey RACINE

Texte par Dépêche

Dernière modification : 09/07/2010

Plusieurs dizaines de milliers de Bosniaques sont attendus, dimanche, aux cérémonies de commémoration des 15 ans du massacre de Srebrenica (est du pays), où près de 8 000 musulmans ont été tués par les forces serbes-bosniaques en juillet 1995.

AFP - La Bosnie s'apprête à célébrer dimanche le 15e anniversaire du massacre de Srebrenica, qui sera marqué par l'enterrement des restes de 775 des 8.000 victimes des forces serbes bosniaques, ainsi que par la présence du président de la Serbie, Boris Tadic.

Plusieurs dizaines de milliers de personnes devraient assister aux cérémonies civiles et religieuses qui se dérouleront au centre mémorial de Potocari, près de Srebrenica, dans l'est de la Bosnie-Herzégovine.

Outre le président Tadic qui avait déjà assisté en 2005 à la cérémonie du 10e anniversaire du massacre, les présidents croate, Ivo Josipovic, et monténégrin, Filip Vujanovic, ainsi que le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, devraient se rendre à Potocari.

Quelque 8.000 hommes et adolescents musulmans ont été tués en quelques jours, en juillet 1995, par les forces serbes bosniaques qui s'étaient emparées de l'enclave musulmane, une "zone protégée" des Nations unies.

Ce massacre a été qualifié de génocide par le Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie et par la Cour internationale de justice, la plus haute instance juridique de l'ONU.

A ce jour, près de 6.500 des quelque 8.000 morts ont été identifiés par des tests ADN. 3.749 victimes, exhumées de dizaines de fosses communes et identifiées, ont été enterrées dans le centre mémorial. Cette année, 775 cercueils seront mis en terre, le nombre le plus élevé depuis les premiers enterrements des victimes en 2003.

Les cérémonies se tiennent trois mois après l'adoption, fin mars, par le Parlement serbe d'une résolution condamnant "avec la dernière vigueur" le massacre de Srebrenica, après des années de refus par la Serbie de reconnaître l'ampleur de ce massacre, le plus grave commis en Europe depuis la Seconde guerre mondiale.

Cette résolution du Parlement de Serbie a cependant suscité une vive déception des associations des familles de victimes, qui ont déploré que le terme "génocide" n'y figure pas.

Ces associations ont mis également en cause la sincérité de Boris Tadic. "C'est bien qu'il vienne, quelles que soient ses motivations, mais je vais lui demander pourquoi il n'y amène pas Ratko Mladic", a déclaré à l'AFP Munira Subasic, présidente d'une association des femmes de Srebrenica.

Ratko Mladic, ex-chef militaire des Serbes de Bosnie, échappe depuis des années à la justice internationale qui le recherche pour son rôle dans le massacre de Srebrenica.

"Je ne pense pas que le geste de Tadic soit sincère. Il fait cela parce qu'il a besoin de cartes pour sa politique de rapprochement de la Serbie vers l'Union européenne", estime Mme Subasic.

La résolution du Parlement de Serbie a été dénoncée par les autorités serbes de Bosnie qui l'ont qualifiée d'"absolument inacceptable".

Le gouvernement de la Republika Srpska (RS, entité des Serbes de Bosnie) avait annoncé en avril la révision d'une liste de quelque 7.800 victimes du massacre, établie en 2004 par le gouvernement serbe bosniaque précédent, affirmant que cette liste avait été adoptée "sous la pression" de la communauté internationale.

Considéré comme un des principaux responsables du massacre de Srebrenica, l'ancien leader politique des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, a été arrêté en juillet 2008 à Belgrade. Il est actuellement jugé par le TPI.

Une dizaine de prévenus ont été à ce jour condamnés par le TPI pour le massacre de Srebrenica. Deux anciens responsables militaires serbes de Bosnie, Vujadin Popovic et Ljubisa Beara, reconnus coupables de génocide, ont été condamnés le 10 juin à la réclusion à perpétuité.

Un ex-général serbe de Bosnie, Radislav Krstic, bras droit de Ratko Mladic, a été condamné en 2004 à 35 ans de prison pour génocide.
 

Première publication : 09/07/2010

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