Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Hollande face à la presse : le chef de l'État a tenu sa conférence semestrielle

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

La stratégie des États-Unis face à l'organisation de l'EI

En savoir plus

FOCUS

Thaïlande : le business lucratif des mères porteuses

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Niki de Saint-Phalle, une "nana" militante et engagée

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Les incertitudes économiques d'une Écosse indépendante

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"DDay"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Kilt ou double"

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Ebola : une volontaire française de MSF contaminée

En savoir plus

SUR LE NET

Iran : les jeunes internautes contournent la censure

En savoir plus

  • Écosse : "Quel que soit le résultat, il va y avoir beaucoup de mécontents"

    En savoir plus

  • Frappes en Irak, croissance, Europe : les principales annonces de Hollande

    En savoir plus

  • Cinq casques bleus tchadiens tués dans le nord du Mali

    En savoir plus

  • Thaïlande : le business lucratif des mères porteuses

    En savoir plus

  • Alex Salmond, le visage d'une Écosse qui rêve d'indépendance

    En savoir plus

  • L'Australie, une cible de choix pour l'organisation de l'EI ?

    En savoir plus

  • Yacine Brahimi, la pépite algérienne révélée par Porto

    En savoir plus

  • Belgique : l'euthanasie d'un violeur inquiète les partisans de la mort assistée

    En savoir plus

  • Peu importe l’issue du référendum, "l’Écosse ne sera plus jamais la même"

    En savoir plus

  • Livraison d'armes aux rebelles syriens : le Congrès américain doit se prononcer

    En savoir plus

  • Vladimir Evtouchenkov, le nouvel oligarque dans le viseur du Kremlin

    En savoir plus

  • Parcours sans-faute des Bleues vers le Mondial-2015

    En savoir plus

  • Une star de la Silicon Valley rachète le château de Pommard

    En savoir plus

  • Le sulfureux maire de Toronto atteint d'un cancer rare et agressif

    En savoir plus

  • "Hollande renvoie l’image de quelqu’un de trop optimiste"

    En savoir plus

Amériques

Ingrid Betancourt réclame 6,5 millions de dollars d'indemnisation à Bogota

Vidéo par Christophe DANSETTE

Texte par Dépêche

Dernière modification : 10/07/2010

Avec "surprise" et "chagrin", le ministère colombien de la Défense a annoncé, vendredi, que l'ancienne otage des Farc réclamait à Bogota une compensation financière pour ses six années de captivité.

AFP - Ingrid Betancourt a déclenché vendredi une nouvelle polémique autour de sa personne en Colombie, après avoir déposé une requête dans laquelle elle exige de l'Etat 6,5 millions de dollars de réparation pour son enlèvement par les Farc, estimant que sa sécurité a été négligée.

L'ex-candidate à l'élection présidentielle en Colombie, enlevée en pleine campagne en février 2002 et otage de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes) jusqu'à sa libération le 2 juillet 2008 lors d'une opération militaire, a déposé cette requête le 30 juin, a annoncé vendredi le ministère de la Défense.

Deux jours plus tard, elle avait participé à une cérémonie officielle au ministère de la Défense, en hommage aux soldats qui avaient participé à l'opération "Jaque", durant laquelle quinze des plus précieux otages de la guérilla avaient été libérés.

Elle avait alors évoqué "l'héroïsme" des militaires et même exprimé son soutien à ce type d'opération, mais sur cette demande, elle n'avait rien dit.

Les autorités militaires présentes se sont également tues jusqu'à vendredi, lorsque l'information a été révélée par la presse locale.

Selon le ministère de la Défense, la requête appelle le gouvernement à accepter une conciliation extrajudiciaire avant que l'ex-otage ne saisisse la justice administrative pour les dommages économiques et moraux subis par elle, ses enfants Mélanie et Lorenzo Delloye, sa mère Yolanda Pulecio et sa soeur Astrid, soit 12,5 milliards de pesos colombiens (environ 6,5 millions de dollars).

Selon Radio Caracol, qui a pu se procurer la requête de 55 pages, Ingrid Betancourt considère que les membres des forces de l'ordre en charge de sa sécurité dans le département de Caqueta (sud-est), où elle a été enlevée, sont responsables de son enlèvement.

Selon elle, plusieurs militaires en charge de sa sécurité lui avaient garanti, le 23 février, jour de son enlèvement, qu'elle ne courait pas de risque sur la route empruntée.

L'ex-sénatrice franco-colombienne de 48 ans réclame de ce fait une indemnisation couvrant les dommages psychologiques entraînés par ses six ans de captivité, mais aussi le tort causé à son père, mort pendant celle-ci ou encore le manque à gagner lié à l'absence de salaire pendant son enlèvement.

Face à cette requête, le ministère de la Défense a fait part de sa "surprise" et de son "chagrin", soulignant l'effort déployé pour la planification et l'exécution de l'opération "Jaque", "durant laquelle des femmes et des hommes ont risqué leur vie afin de sauver les otages", une opération que Mme Betancourt elle-même avait jugée "parfaite".

Le ministère déclare en outre que l'ex-otage a passé outre les recommandations des forces de l'ordre qui, avec "insistance", avaient tenté de la dissuader de se rendre à San Vicente del Caguan (département de Caqueta), voyage terrestre durant lequel elle a été enlevée.

Il estime enfin que la requête, sans précédent en Colombie, n'a pas de fondement "objectif", laissant ainsi entendre qu'il n'y fera pas droit.

La demande a soulevé dans le pays un vent de critiques provenant de tous les secteurs de la société. Le vice-président Francisco Santos a ainsi évoqué un "coup de poignard", tandis que le sénateur Gustavo Petro (Pôle démocratique alternatif, gauche), ex-candidat à la présidentielle, jugeait qu'elle était "injuste" car les Farc étaient les véritables responsables de l'enlèvement.

Ingrid Betancourt, qui publiera en septembre un livre sur son enlèvement, "Même le silence a une fin", ne s'est pour sa part pas exprimée.

Son avocat en Colombie, que l'AFP a tenté de joindre à plusieurs reprises, n'a pas répondu à ces appels.

Première publication : 09/07/2010

COMMENTAIRE(S)