Dernière modification : 09/07/2010 

- Affaire Bettencourt - Éric Woerth - France - Nicolas Sarkozy - Politique française


Perquisitions chez le gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt

La brigade financière s'est rendue au domicile de Patrice de Maistre ainsi qu'au siège de sa société. Le gestionnaire des avoirs de la milliardaire est soupçonné d'avoir illégalement financé la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

Par France 2 (vidéo)
Dépêche (texte)
 

AFP - La police a perquisitionné vendredi le domicile et les bureaux de Patrice de Maistre, gérant de la fortune de Liliane Bettencourt, au lendemain de sa confrontation avec l'ex-comptable de la milliardaire dont le témoignage est encore fragilisé par de nouvelles auditions.

Les policiers de la Brigade financière, saisis par le parquet de Nanterre, ont perquisitionné vendredi matin le siège de la société Clymène à Neuilly-sur-Seine, ainsi

que le domicile de Patrice de Maistre dans le XVIe arrondissement, devant lequel de nombreux de journalistes, photographes et cameramen se pressaient à la mi-journée.

Ces perquisitions interviennent au lendemain d'une confrontation entre le gestionnaire et l'ex-comptable de Liliane Bettencourt, Claire Thibout, qui ont chacun campé sur leurs positions.

Mme Thibout a certes assuré n'avoir jamais dit aux journalistes de Médiapart "que des enveloppes étaient remises régulièrement" à Nicolas Sarkozy lorsqu'il était maire de Neuilly entre 1983 et 2002. Mais elle a maintenu ses accusations visant M. de Maistre.

Selon elle, il lui avait bien demandé en 2007 d'effectuer un retrait de 150.000 euros qu'il destinait à Eric Woerth, trésorier de la campagne de Nicolas Sarkozy.

Confrontée jeudi dans les locaux de la police à la banquière chargée du compte de Mme Bettencourt à la BNP Paribas, Mme Thibout s'est dite "certaine d'avoir appelé (la banquière) dans le cadre de cette demande de M. de Maistre", selon des extraits d'audition publiés sur le site internet du Figaro.

L'ex-comptable a ajouté que la banquière l'aurait dissuadé de faire un retrait supérieur à 50.000 euros en raison des obligations des banques de signaler ce type de retraits en liquide à la cellule anti-blanchiment de Bercy, Tracfin.

Une thèse réfutée par la banquière qui a assuré aux enquêteurs, selon Le Figaro.fr, n'avoir "jamais eu Mme Thibout au téléphone pour une demande de dépassement du montant de l'accréditif (50.000 euros, ndlr), que ce soit en mars 2007 ou à une autre date".

Le démenti de la banquière de la BNP Paribas fragilise un peu plus les déclarations de Mme Thibout, devenue la "femme à abattre" selon son avocat, Me Antoine Gillot.

Lors de sa confrontation avec M. de Maistre, l'ex-comptable avait par ailleurs réaffirmé qu'il envisageait de puiser dans un compte en Suisse pour réunir la somme destinée à M. Woerth. "C'est un pur mensonge. Je ne m'occupais pas des comptes en Suisse de Mme Bettencourt", a rétorqué M. de Maistre, selon un extrait de procès verbal publié cette fois par Le Monde.fr.

La majorité, qui avait crié victoire jeudi après la fuite de plusieurs PV qui contredisaient l'interview de Médiapart, a continué vendredi à se saisir de ces contradictions pour s'en prendre à la presse.

En déplacement à Zagreb, le Premier ministre, François Fillon, a ainsi dénoncé "des justiciers auto-proclamés" sans toutefois citer de journalistes ou des titres en particulier.

"Ca fait trois jours que presque tous les médias relaient sans aucune précaution une accusation grave contre le président de la République, une accusation dont tout indique qu'il s'agit d'une manipulation, qu'elle ne repose sur aucun fait avéré, sur aucune preuve et, semble-t-il maintenant, sur aucun témoignage", a-t-il déclaré.

L'ancien Premier ministre, Dominique de Villepin, a pris au contraire la défense de la presse dans cette affaire, jugeant vendredi "tout à fait dommageables les critiques intempestives" qui lui sont faites.

Le chef de file des députés PS, Jean-Marc Ayrault a de son côté appelé le chef de l'Etat, qui pourrait s'exprimer dans les prochains jours, à "prendre ses responsabilités" et à "régler la crise politique" en changeant de gouvernement.

Commentaires (4)

Vite Madame Eva Joly, je suis

Vite Madame Eva Joly, je suis impatient de vous voir nettoyer tout ceci rapidement, et remettre la France dans le chemin du travail et de la justice égalitaire, et surtout rééquilibrer l'injustice sociale! VITE!!

Les chiens aboient la caravane...

À quoi bon changer de gouvernement quand le système manipulatoire continue?
Cerise

L'affaire

Vous ne pensez tout de même que le "ménage" n'a pas été fait avant les perquisitions !
Les phrases ignobles employées par toute l'UMP en guise de défense les trahissent !

Où sont les preuves?

Comment une certaine presse française et certains politiciens sont tombés si bas pour prendre les ragots comme guise de preuve et de condamnation de leur président ou d'un de leur ministre, sans le respect du principe de la présomption de l'innocence et surtout sans preuves matérielles, sauf la déclaration problématique d'une comptable,ni non plus en s'appuyant sur les conclusions d'une enquête crédible.Mais derrière cela il y a des partis politiques qui dans l'incapacité de présenter une alternative aux français et qui s'opposent systématiquement à toute réforme en autres le système de retraite actuel ,même s'il ne prévoit les départs à 62 ans que d'une manière progressive et pleinement en 2018 utilisent , comme moyens d'actions politiques, les ragots, la médisance , l'accusation et la condamnation sans procès ni preuves ce qui rappelle, sans doute ,la dénonciation tristement célèbre.

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