Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

À L’AFFICHE !

"Magic on the moonlight" : la magie opère dans le dernier Woody Allen

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Ces étrangers qui partent combattre avec les Kurdes en Irak et en Syrie

En savoir plus

DÉBAT

La sentence de Pistorius est-elle "satisfaisante" ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Prisonnier Pistorius"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Mort d'un patron baroque"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Quel(s) patron(s) pour Total ?

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Christophe de Margerie, entre hommages et polémiques

En savoir plus

DÉBAT

Les patrons de l'énergie française à l'heure de la transition

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Ebola : le Nigeria n'est plus touché par l'épidémie

En savoir plus

Culture

L'Arabie saoudite se dévoile au Louvre

Texte par Dépêche

Dernière modification : 13/07/2010

Du 14 juillet au 27 septembre, l'exposition "Routes d'Arabie - Archéologie et histoire du Royaume d'Arabie saoudite" rassemble près de 320 pièces, dont la plupart sont antérieures à l'islam et ne sont jamais sorties du pays.

AFP - Pour la première fois, le passé antique de l'Arabie saoudite se trouve au coeur d'une importante exposition au musée du Louvre qui dévoile des pièces archéologiques dont certaines n'étaient encore jamais sorties du pays.

Aboutissement d'un accord de collaboration culturelle conclu en 2004 entre le musée public français et la Commission saoudienne pour le Tourisme et les Antiquités, elle présente à partir de mercredi quelque 320 pièces dont les deux tiers sont antérieures à la naissance de l'islam.

L'exposition "Routes d'Arabie. Archéologie et histoire du Royaume d'Arabie saoudite" devait être inaugurée lundi par le roi Abdallah mais la visite à Paris du souverain a été reportée.

En 2006, le premier volet de cette collaboration culturelle, l'exposition "Chefs-d'oeuvre de la collection des arts de l'islam du Louvre" présentée au musée national de Ryad, avait été inaugurée par le roi Abdallah et par le président français d'alors, Jacques Chirac.

Depuis plusieurs années, la famille royale saoudienne manifeste un intérêt soutenu pour le musée du Louvre. La construction des nouvelles salles du département des arts de l'islam sera financée en partie grâce à un don important (17 millions d'euros) du prince al-Walid ben Talal.

Les objets présentés au Louvre jusqu'au 27 septembre "n'ont jamais été vus non seulement en Occident mais pour la plupart également en Arabie saoudite", indique à l'AFP Béatrice André-Salvani, directrice du département des antiquités orientales au Louvre.

Ils proviennent essentiellement du musée national de Ryad, du musée archéologique de l'université du roi Saoud et de musées régionaux.

Une petite stèle anthropomorphe de grès rouge datant du IVe millénaire avant J.-C. est ainsi exposée pour la première fois. La tête est légèrement penchée, les traits suggèrent la douleur ou la tristesse. "Je l'appelle +l'homme souffrant+", confie Mme André-Salvani, l'une des commissaires de l'exposition.

Cette stèle funéraire et ses voisines ont pu être interprétées comme "des idoles païennes, celles que le Prophète a détruites", explique-t-elle.

Autre pièce marquante, une "stèle aux yeux", ornée d'un visage stylisé dans un carré et d'une inscription araméenne, datée du Ve ou du IVe siècle avant J.-C.

Plusieurs statues colossales en grès rouge représentent vraisemblablement des souverains du royaume de Lihyân, qui a joué un rôle important dans le commerce caravanier. Trouvées au nord-ouest du pays, elles ont été restaurées par le Louvre qui a remis un pied à l'une, une tête à l'autre.

D'importantes découvertes archéologiques ont également été réalisées dans l'est de l'Arabie saoudite. Le riche contenu de la tombe d'une petite fille, datant du 1er siècle après J.-C., est dévoilé: masque en or, bijoux, pied du lit funéraire.

Avec la naissance de l'islam, dans la région côtière ouest de l'Arabie, les routes commerciales deviennent des routes de pèlerinage permettant de rejoindre les villes saintes de La Mecque et de Médine.

Pièce maîtresse de l'exposition, une porte de la Kaaba, offerte à La Mecque par un souverain ottoman au XVIIe siècle, est plaquée d'argent doré. Remplacée vers 1940, elle est conservée au musée de Ryad.

L'exposition s'achève sur l'évocation du roi Abdulaziz (1876-1953), dit Ibn Saoud, fondateur du Royaume d'Arabie saoudite. Son grand manteau et son sabre sont présentés dans des vitrines. Le roi Abdallah est l'un de ses nombreux fils.

Première publication : 13/07/2010

  • ART CONTEMPORAIN

    La justice russe condamne les organisateurs d'une exposition d'œuvres censurées

    En savoir plus

  • ART CONTEMPORAIN

    La propagande nord-coréenne s'affiche à Vienne

    En savoir plus

  • EXPOSITION

    Les vidéos amateur du "mouvement vert" iranien exposées à Paris

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)