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EUROPE

Un journaliste abattu devant son domicile, la police suspecte un groupe d'ultra-gauche

Texte par Dépêche

Dernière modification : 20/07/2010

Le journaliste grec Socratis Guiolias a été abattu lundi matin devant son domicile du sud-est d'Athènes. Bien que les agresseurs n'aient pu être identifiés, la police suspecte un groupe extrémiste se faisant appeler la Secte des révolutionnaires.

AFP - L'assassinat d'un journaliste grec assassiné lundi par des inconnus devant son domicile dans le quartier d'Ilioupolis, dans le sud-est d'Athènes, est considéré comme un acte "extrémiste", a indiqué la police après une analyse balistique des armes utilisées.

"Selon l'enquête balistique, les deux armes de 9mm qui ont tué le journaliste, ont été utilisées dans le passé par le groupe extrémiste, Secte des révolutionnaires", a indiqué un communiqué de la police.

Quelques heures auparavant, une source policière avait indiqué que l'enquête policière, menée par la direction des homicides, s'orientait plutôt vers la piste du crime organisé, excluant dans un premier temps l'éventualité d'un acte extrémiste.

La "Secte des révolutionnaires", apparue en 2009, qui a notamment revendiqué les mitraillages d'un poste de police au cours duquel un policier avait été tué en juin 2009 et en février 2009 le mitraillage de la façade d'une chaîne privée de télévision, qui n'a pas fait de victime, avait menacé de mort "tous les journalistes" dans un texte de revendication l'année dernière.

Les agresseurs, au nombre de trois au moins, ont tiré vers 05H20 (03H20 GMT) à plusieurs reprises sur le journaliste Socratis Guiolias, 37 ans, qui a été tué sur le coup, selon la police.

Les agresseurs ont demandé au journaliste de sortir de chez lui, sous prétexte qu'on lui volait sa voiture, avant de tirer sur lui. Une vingtaine de douilles ont été retrouvées sur les lieux.

Le porte-parole du gouvernement grec Georges Pétalotis a condamné "cet acte lâche", lors de son point de presse quotidien, cité par l'Agence d'Athènes (Ana, semi-officielle).

"La démocratie et la liberté d'expression ne sont pas bâillonnées ni menacées", a souligné M. Pétalotis, en ajoutant que les autorités allaient arrêter les auteurs de cet acte pour qu'ils soient déférés devant la justice.

Première publication : 19/07/2010

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