Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Attentat à Madagascar : 3 morts dont un bébé et 88 blessés dans un stade

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Pourquoi la France a-t-elle soutenu le régime criminel d'Hissène Habré au Tchad ?

En savoir plus

LE DÉBAT

Brexit, acte 2 : un divorce à l'amiable ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

À l'occasion de la fête du cinéma, Marjane Satrapi ouvre les portes de son univers

En savoir plus

FOCUS

Face à la radicalisation dans les prisons, la France fait appel aux aumôniers musulmans

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

Les Observateurs s'engagent : mettre en avant les actions positives

En savoir plus

LE DUEL DE L’ÉCO

Brexit : et s'il n'avait pas lieu ?

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Stanley Johnson : "Pour moi, Boris a fait une campagne exceptionnelle !"

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Brexit : les lendemains qui déchantent pour l'Europe ?

En savoir plus

Moyen-orient

Nasrallah affirme que des membres du Hezbollah vont être accusés du meurtre de Rafic Hariri

Texte par Dépêche

Dernière modification : 23/07/2010

Hassan Nasrallah affirme avoir été informé par le Premier ministre libanais Saad Hariri que des membres du Hezbollah vont être accusés de l'assassinat de son père, Rafic Hariri, par le Tribunal spécial pour le Liban.

AFP - Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a affirmé jeudi avoir été personnellement informé par le Premier ministre libanais que des membres du parti chiite seront accusés par le Tribunal spécial pour le Liban dans l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri.

"Avant son voyage à Washington (en mai), Saad Hariri (le Premier ministre libanais) m'a rendu visite et m'a dit que des membres indisciplinés du Hezbollah seront désignés par l'acte d'accusation" du TSL, a affirmé le chef du parti lors d'une intervention par vidéo-conférence.

"Il m'a dit qu'il était prêt, le cas échéant, à dire en public que le Hezbollah n'avait rien à voir avec l'assassinat et qu'il s'agissait juste de membres indisciplinés", a-t-il précisé.

"Nous sommes donc informés, le Premier ministre est informé (...), il y aura un acte d'accusation qui accusera le Hezbollah. Les choses vont dans ce sens", a poursuivi le leader du parti.

En mars dernier, le bureau du procureur du Tribunal spécial pour le Liban (TSL) avait interrogé des membres du Hezbollah en tant que témoins.

"Toutes les données dont dispose le Hezbollah indiquent que l'acte d'accusation a été écrit avant même l'interrogatoire de (ces) membres. (...) Le contenu est prêt, mais son annonce est reportée, c'est juste une question de timing politique", a-t-il souligné.

"Nous n'avons pas du tout peur, nous ne sommes pas inquiets, nous savons nous défendre", a-t-il martelé.

"Il y a un dangereux projet qui vise la Résistance" (le Hezbollah) (...). Le Liban entre dans une phase délicate (...) à cause du Tribunal international", a-t-il prévenu. "Le Liban doit se tenir uni pour faire face à cette agression".

Il a affirmé que son parti a "toujours douté du Tribunal international, dès le départ", assurant qu'il n'acceptera pas l'acte d'accusation "sans preuves solides".

Selon lui, "tant que l'enquête ne s'est pas penchée sur la piste israélienne, nous considérons qu'elle n'est pas honnête".

Rafic Hariri, ancien Premier ministre devenu opposant à l'hégémonie de Damas au Liban, a été tué avec 22 autres personnes dans un attentat à la camionnette piégée à Beyrouth le 14 février 2005.

La Syrie, qui exerçait un pouvoir sans partage au Liban au moment de cet assassinat, a toujours nié toute implication.

Créé en 2007 par une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, le TSL est chargé de juger les auteurs présumés d'attaques terroristes au Liban, dont l'assassinat de Rafic Hariri. Il doit publier l'acte d'accusation entre "septembre et décembre", selon son président Antonio Cassese.

Les deux premiers rapports de la commission d'enquête de l'ONU avaient conclu à des "preuves convergentes" mettant en cause les renseignements syriens et libanais.

En mai 2009, l'hebdomadaire allemand Der Spiegel avait affirmé que la commission d'enquête chargée de faire la lumière sur l'assassinat de Rafic Hariri s'orientait désormais vers une piste menant au Hezbollah, provoquant une série de spéculations dans la presse locale et internationale.
 

Première publication : 22/07/2010

COMMENTAIRE(S)