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Afrique

N'Djamena réaffirme que le président soudanais n'a rien à craindre au Tchad

Vidéo par Sonia DRIDI

Texte par Dépêche

Dernière modification : 22/07/2010

Bien qu'il reconnaisse la juridiction de la CPI qui a délivré un mandat d'arrêt contre Omar el-Béchir, le Tchad a réaffirmé, hier, qu'il ne procèderait pas à l'arrestation du président soudanais venu assister au sommet de la CEN-SAD.

AFP - Le président soudanais Omar el-Béchir, visé par des mandats d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes et génocide au Darfour, est arrivé mercredi au Tchad dont le gouvernement reconnaît la CPI mais refuse d'arrêter son hôte et voisin.

"Il y a deux raisons principales au refus de N'Djamena"

"Ma présence à N'Djamena témoigne de notre volonté de tourner la page après les différends qui ont opposé nos deux pays", a affirmé M. Béchir peu après son arrivée à l'aéroport, vers 14H30 GMT, sa première visite depuis 2009 dans un Etat reconnaissant la CPI.

"Nous avons tourné ensemble, avec mon frère Béchir, la page sombre de notre histoire", a renchéri son homologue tchadien Idriss Deby Itno, alors que l'ambassadeur de France, Bruno Foucher, et la chargée d'affaires des Etats-Unis, Sue Bremner, avaient quitté le tarmac avant l'arrivée de M. Béchir.

Après cinq ans de guerre par groupes rebelles interposés, le Tchad et le Soudan ont entrepris depuis janvier de "normaliser" leurs relations.

Les défis de la CPI
Depuis lors, N'Djamena s'aligne sur la position de l'Union africaine (UA), qui a décidé de ne pas coopérer avec la CPI après l'émission en mars 2009 du premier mandat contre M. Béchir pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour (ouest du Soudan), limitrophe du Tchad.

Cette position est restée la même après le second mandat de la CPI, lancé ce mois-ci, pour génocide dans la même région, en guerre civile depuis sept ans (300.000 morts selon l'ONU, 10.000 d'après Khartoum).

"Ce n'est pas au Tchad qu'el-Béchir sera arrêté", a assuré à l'AFP le ministre tchadien de l'Intérieur, Ahmat Mahamat Bachir, martelant: "Le Tchad est un Etat souverain et indépendant. (...) Nous ne dépendons pas des injonctions des organisations internationales".

Le Tchad a ratifié le statut de Rome, acte fondateur de la CPI, qui lui fait "obligation de coopérer avec la Cour", a souligné à l'AFP Fadi El Abdallah, chargé de communication à la CPI.

Cette obligation a aussi été rappelée à Washington par le porte-parole du département d'Etat américain, Philip Crowley, qui n'a toutefois pas appelé directement le Tchad à appréhender M. Béchir. "Nous laissons le gouvernement tchadien expliquer pourquoi il a fait ou n'a pas fait certaines actions liées à (cette) obligation", a-t-il dit.

Les ONG Human Rights Watch (HRW) et Amnesty International ont aussi évoqué l'engagement de N'Djamena en vertu du traité de Rome et l'ont exhorté à profiter du séjour de M. Béchir pour le livrer à la CPI.

La visite au Tchad de M. Béchir représente "l'un des jours les plus tristes pour la population du Darfour", a estimé mercredi Abdelwahid Mohammed Nour, chef de l'Armée de libération du Soudan (SLA), un des deux principaux groupes rebelles de cette région.

Le président soudanais participera avec plusieurs autres dirigeants africains au sommet des chefs d'Etat de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (Cen-Sad) jeudi et vendredi, selon le programme officiel.

Sa visite intervient au lendemain de l'expulsion par le Soudan de trois chefs de factions rebelles tchadiennes regroupées au sein de l'Union des forces de la résistance (UFR), disposant de bases arrière dans ce pays.

Timan Erdimi, Mahamat Nouri et Adouma Hassaballah "ont quitté le Soudan mardi soir", a déclaré à l'AFP à Khartoum Abderaman Koulamallah, porte-parole de l'UFR qui veut renverser le président Deby.

Selon des sources proches du dossier, ils sont partis pour Doha, au Qatar.

Leur expulsion est une réponse à un geste du Tchad, qui a refoulé mi-mai vers la Libye Khalil Ibrahim, chef du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), le plus militarisé de groupes rebelles du Darfour.

Ces expulsions ne changeront pas le but de l'UFR, a assuré M. Koulamallah. "Nos forces entreront dans le territoire tchadien, cela ne dépend pas du Tchad ou du Soudan", a-t-il dit.

Première publication : 22/07/2010

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