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Asie - pacifique

"Douch" va faire appel de sa condamnation

Vidéo par Lise BARCELLINI

Texte par Dépêche

Dernière modification : 27/07/2010

"Douch", ancien directeur du centre de torture S-21 sous le régime des Khmers rouges, va faire appel de sa condamnation à 30 ans de prison. Lundi, il a été reconnu coupable de crimes contre l'humanité par le tribunal parrainé par les Nations unies.

AFP - "Douch", l'ex-chef de la prison de Phnom Penh sous le régime des Khmers rouges condamné à 30 ans de prison pour crimes contre l'humanité, va faire appel de sa condamnation, a annoncé mardi à l'AFP son avocat.

"Nous allons faire appel du verdict", a déclaré par téléphone Kar Savuth sans fournir davantage de précisions.

Un tribunal à participation internationale a condamné lundi pour la première fois un ex-haut responsable des Khmers rouges, en prononçant une peine de 30 ans de prison à l'encontre de Douch, chef d'une prison où ont été torturées 15.000 personnes.

Douch, de son vrai nom Kaing Guek Eav, à l'encontre duquel 40 ans de prison avaient été requis, a été reconnu coupable de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.

Le tribunal parrainé par l'ONU avait cependant décidé de réduire sa peine à 30 ans, contre 35 initialement, en raison d'une période de détention jugée illégale car établie avant la formation de la juridiction.

Les familles de victimes ont regretté que le tribunal ait décidé de prendre en compte les onze années purgées par l'accusé depuis son arrestation en 1999. Cela peut permettre à Douch d'envisager de sortir dans 19 ans et, donc, de vivre ses dernières années en liberté.

Au cours des audiences achevées fin 2009, Douch avait exprimé des remords avant de faire machine arrière au dernier jour.

Arguant qu'il n'était qu'un simple serviteur du régime de Pol Pot, l'ancien professeur de mathématiques avait estimé qu'il échappait de facto aux compétences du tribunal et sollicité sa libération.

Agé de 67 ans, Douch avait la haute main sur la prison de Tuol Sleng, aussi appelée S-21, un ancien collège transformé en centre névralgique des purges sanglantes menées par les Khmers rouges. 15.000 personnes y ont été torturées avant d'être mises à mort entre 1975 et 1979, selon les estimations.

Première publication : 27/07/2010

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