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Polémiques autour de la réunion sur les gens du voyage convoquée par Sarkozy
Le gouvernement pourrait décider, ce mercredi au cours d'une réunion ministérielle exceptionnelle, d'un plan de lutte contre la "délinquance" des Roms et des gens du voyage. Non conviées, les associations critiquent la tenue de cette réunion.
Aux grands maux, les grands moyens. Nicolas Sarkozy a convoqué son état-major pour résoudre le "problème" de la "délinquance" des Roms et des gens du voyage. Mercredi en fin d'après-midi seront notamment réunis autour du président français, le Premier ministre François Fillon, la Garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie, le ministre de l'Immigration Eric Besson, celui de l'Intérieur Brice Hortefeux, le préfet de police de Paris Michel Gaudin... Une réunion "exceptionnelle" dont les associations de défense des droits de l'Homme et les responsables politiques de l'opposition dénoncent "la tenue même".
Nicolas Sarkozy en avait annoncé l'organisation le 21 juillet dernier, après les violences de Saint-Aignan dans le Loir-et-Cher. "Cette réunion fera le point de la situation de tous les départements et décidera les expulsions de tous les campements en situation irrégulière", a-t-il précisé.
Plan de lutte
"La seule chose que l'on pourrait attendre de cette réunion, c'est un message d'apaisement", affirme Stéphane Lévèque, directeur de la Fédération nationale des associations solidaires d'action avec les Tsiganes et les gens du voyage (FNASAT). Comme de nombreux autres acteurs, il dénonce les amalgames et la stigmatisation des Roms et des gens du voyage. "L'intention du président n'était pas d'organiser un amalgame", assurait sur FRANCE24 la semaine dernière Pierre Hérisson, sénateur UMP et président de la Commission nationale consultative des gens du voyage.
Ce mercredi, le gouvernement pourrait, selon le quotidien "La Croix", annoncer un plan de lutte contre la délinquance des gens du voyage et des Roms, mis au point par les ministres de l'Intérieur et de l'Immigration. Le journal a publié ce qui en seraient "les grandes lignes" : la facilitation des reconduites à la frontière des Roumains par l'élargissement de la notion d'"ordre public", la simplification de la procédure d'évacuation des campements illégaux par les préfets et un renforcement de la coopération policière avec la Roumanie.
Extrême précarité
Actuellement, les Roms - ils sont entre 15 et 20 000 en France - peuvent être expulsés s'ils sont responsables de graves troubles de l'ordre public ou s'ils ne peuvent justifier de ressources suffisantes pour rester sur le territoire français au bout de trois mois. Citoyens européens, Roumains ou Bulgares peuvent toutefois revenir en France immédiatement après leur reconduite à la frontière.
"La question centrale, c'est la présence de Roumains et de Bulgares en situation d'extrême précarité, confrontés à la crise du logement, juge Stéphane Lévèque. Les Roms sont sédentaires dans leur pays ; en France, ils souhaitent s'insérer et accèder à un hébergement. C'est très difficile notamment car ils n'ont pas réellement accès au marché de l'emploi."
De son côté, le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, Pierre Lelouche, affirme que "très peu" des populations roms "cherchent à s'intégrer et à s'insérer", et qu'"énormément de mineurs sont organisés dans des réseaux de trafiquants". Il assure qu'à Paris, où vivent un grand nombre de Roms, la délinquance est en hausse de 140 % par an depuis 2007.
"Mise à l'écart"
Concernant les gens du voyage, responsables associatifs et politiques pointent du doigt la non application de la loi de juillet 2000, imposant à toutes les communes de plus de 5 000 habitants d'aménager des aires d'accueil pour les gens du voyage. Selon les données les plus récentes, datant de fin 2008, seules 42 % de ces espaces ont été réalisés.
"La loi est peu mise en œuvre et quand elle l'est, elle consiste en une mise à l'écart de ces populations, constate Stéphane Lévèque. Les aires sont souvent éloignées et ne sont pas articulées avec le reste de la vie communale. D'autre part, considérer que l'habitat des gens du voyage se résume à une aire d'accueil pose déjà problème en soi. Les gens du voyage sont des individus, ils ont des besoins multiples."
"Il serait important que le gouvernement envoie des signaux forts, montrant aux gens du voyage qu'ils sont des citoyens comme tout le monde", insiste-t-il. Le commissaire aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, Thomas Hammarberg, a de son côté estimé mardi "urgent de prendre les mesures pour traiter sur un pied d'égalité" les gens du voyage et le reste de la population française.


























Commentaires (6)
loi du 20 juillet 2000
Après un petit tour sur le site de l'insee, on peut dénombrer environ 2000 communes de + de 5000 habitants. 42% de ces communes représentent donc aux alentours de 2100 terrains d'accueil. A raison de 100 personnes par terrain, plus de 200.000 places sont dispo... Cela va changer quoi si toutes les communes offrent un terrain ?...
Ras le bol du politiquement correct !
Il est très amunsant d'entendre s'exprimer des responsbles (de tous poils) sur de tels sujets, alors que dans le même temps ils sont incapables de gérer la violence (souvent gratuite) dans leurs collectivités locales : Grenoble est un exmple frappant !
burqua, al quaïda et Roms, oh et Neuilly ?
Après la stigmatisation de la burqua, puis un coup de froid dans le dos avec Al Quaïda pour rappeler ses électeurs (bien élevés), à l'ordre, le "petit nico" et ses amis lancent la chasse aux gens du voyage !!!
Etonnant dans le même temps, Woerth ne sera pas entendu aujourd'hui, Pasqua est passé entre les mailles etc etc...
Avant de chercher des poux dans la populasse, il faut regarder dans l'oeil de son voisin cher président. Quoique en voyant des postes comme celui de mayflower, on peut presque vous excuser.
Bonne initiative du
Bonne initiative du gouvernement. Les pouvoirs politiques prennent enfin les choses en mains !
Je soutiens votre action Mr Sarkozy ... continuez le combat contre la délinquance et la sécurité, ne vous laissez pas impressionner par les médisances de la gauche et sauvez vite notre pays de la galère où il se trouve !!!!
bin oui
a quand la meme chose dans les cites?
discrimination ???stigmatisation???
partout ,en tout lieu et dans le monde entier,il existe de mauvais citoyens(minauritaire!!)Alors pourquoi faire des états major;n'y a t-il pas des problemes beaucoup plus graves et sérieux sur la discrimination des plus aisés(e) et de ceux qui souffrent du systhème capitaliste(ex:affaire WOEURTH,PASQUA,N. SARKO,UMP,PARADIS Fiscaux,trafics d'argent;et tout ceci dans une grande transparence voulue par le pouvoir en place(??????)Encore une diversion pour cacher ou étouffer les vrais problemes des braves citoyens français qui EUX,SOUFFRENT.MERCI.UMP.A2012.
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