Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Europol lance un calendrier de l'avent des criminels les plus recherchés

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Valls : premier ministre clivant, candidat rassembleur ?

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Journée de la laïcité : une exception française

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Corée du sud : la déferlante culturelle

En savoir plus

TECH 24

#OpenGov : la démocratie en mode startup

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Ciao Renzi : l'Italie en crise politique et institutionnelle

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Présidentielle française : deux gauches irréconciliables ?

En savoir plus

FOCUS

Côte d'Ivoire : plongeon dans le trafic illicite et très lucratif des faux médicaments

En savoir plus

#ActuElles

Oui cheffe ! La gastronomie se féminise

En savoir plus

Economie

"La Chine a réagi vite et efficacement face à la crise"

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 29/07/2010

Nigel Chalk, responsable Chine pour le Fonds monétaire international (FMI), revient sur les conclusions du rapport que l'institution financière vient de publier sur l'économie chinoise. Une première depuis 2006.

FRANCE 24 - Pour la première fois depuis 2006, la Chine autorise le Fonds monétaire international (FMI) à publier un rapport sur son économie. Comment interprétez-vous cette volte-face ?

Nigel Chalk - Bien que nous n'ayons rien pu publier sur la Chine ces deux dernières années, nos équipes, aussi bien celles travaillant à Washington, qu'à Pékin ou à Hong-Kong, sont en contact permanent avec les autorités chinoises. J'ignore quelles ont été les raisons qui ont poussé, cette année, Pékin à accepter la publication de notre rapport, mais je veux espérer qu’ils ont jugé nos conclusions justes et équilibrées.


F24 - Vous a-t-il été difficile de collecter les données nécessaires à la rédaction de votre rapport ? Les autorités chinoises ont-elles essayé d’entraver votre travail ?

N.C. - Les données officielles qui existent en Chine ne sont pas mauvaises, mais bien plus incomplètes que celles d’un pays comme les États-Unis par exemple. En Chine, réussir à obtenir toutes les informations censées refléter l’image la plus juste possible du pays reste un défi important. Il a fallu mener un important travail de terrain et s’entretenir avec de nombreux responsables de banques, d’entreprises et d’institutions financières. Même si, d’un interlocuteur à l’autre, les opinions sont parfois divergentes, l’image qui se dégage au final du rapport me semble être réaliste.


F24 - C’est la première fois que la Chine permet la publication d’un rapport épinglant sa politique de taux de change. Faut-il y voir une évolution de leur positon ?

N.C. - Dans le rapport, nous indiquons en effet que le yuan est sous-évalué, mais nous avons fait attention de bien prendre en compte le point de vue des autorités chinoises. Vous savez, sur cette question, il existe un désaccord au sein même de notre groupe de travail. Personnellement, je pense qu’avec une réserve de monnaie forte, un taux de change quasi identique à celui de 2001, alors que la Chine est plus puissante et que sa balance commerciale se ressaisit, le yuan est sous-évalué.


F24 - Quel est le principal enseignement que vous tirez de ce rapport ?

N.C. - La Chine a réagi vite et efficacement face à la crise. Ce qui lui a permis d’être parmi les premiers à en sortir. Mais le plus étonnant, c’est que même pendant la période la plus difficile, la consommation intérieure est restée forte. Un facteur qui démontre que la croissance chinoise est économiquement saine.

Première publication : 29/07/2010

COMMENTAIRE(S)