Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

À L’AFFICHE !

Huppert et Depardieu dans "Valley of love"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

L'Irlande prête à dire "Oui" au mariage gay ?

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Crise au Burundi : Explosion de grenades à Bujumbura

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Les 1001 vies d'Abderrahmane Sissako

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Organisation de l'État Islamique, Ramadi, Palmyre, les jihadistes consolident leur position

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

La croissance verte : une chance pour les entreprises ?

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Les coulisses de la gastronomie française

En savoir plus

#ActuElles

Les Méditerranéennes en mouvement

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Isabelle Huppert, Gérard Depardieu et "Le Petit Prince" sur la Croisette!

En savoir plus

Economie

Nintendo enregistre ses premières pertes depuis 2006

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 29/07/2010

Pour la première fois depuis 2006, le leader mondial du jeu vidéo annonce une perte trimestrielle de plus de 220 millions d’euros. Une contre-performance qu'il impute à l'évolution du cours du yen et à la concurrence des smartphones.

Nintendo n’est pas habitué à ça. Le géant japonais, leader du marché du jeu vidéo, a annoncé ce jeudi une perte de 25,2 milliards de yens (224,6 millions d’euros) pour le deuxième trimestre de 2010. C’est la première fois depuis le lancement de la Wii, en novembre 2006, que le papa de Mario n’enregistre pas de profits trimestriels. L’an dernier à la même époque, le groupe avait par exemple récolté un petit pactole de 42,3 milliards de yens.

Entre avril et juin, les ventes de Nintendo ont chuté de 25,6 %. Pour la marque, le seul rayon de soleil vidéoludique de ces trois derniers mois s'appelle "Super Mario Galaxy 2", qui s’est écoulé à 4 millions d’exemplaires.

Un mini-tremblement de terre financier que l'entreprise impute surtout à l'évolution du cours du yen. Selon elle, la devise japonaise, actuellement au plus haut, pénaliserait l’activité de Nintendo qui réalise, en effet, 87 % de son chiffre d’affaires aux États-Unis et en Europe...

3DS, l'arme fatale ?

L’autre facteur avancé par le géant japonais pour expliquer sa contre-performance est la méforme actuelle de sa console portable, la DS. Au dernier trimestre, ses ventes ont plafonné à 3,15 millions d'exemplaires, contre 5,97 millions l’an passé sur la même période.

Si l'avertissement est sérieux pour le grand manitou des consoles portables, il fournit aussi, et peut-être surtout, une indication sur l’état actuel du secteur. Longtemps - la DS est sortie en 2004 au Japon -, Nintendo n’a eu face à lui que Sony - qui est plutôt un spécialiste des consoles de salon - et sa PSP. Mais aujourd'hui, les choses ont changé. Avec l'arrivée des iPhone, iPod, téléphones Google et autres BlackBerry qui donnent eux aussi la possibilité de jouer sur des écrans souvent tactiles, le marché s’est sensiblement encombré.

Les jeux proposés sur ces supports - dont la qualité a nettement progressé - sont, en outre, 100 % gratuits ou, s'ils sont payants, ne coûtent guère plus de 10 euros. Rien à voir, donc, avec les 40 euros qu'il faut débourser, en moyenne, pour acquérir un jeu sur Nintendo DS. Pour beaucoup, le choix est vite fait...

En attendant des jours meilleurs, Nintendo compte, pour sa part, sur Mario pour traverser la tempête. Sachant toutefois que son héros n'y parviendra pas seul, l'entreprise se prépare à sortir un nouveau joujou. En juin, lors du dernier E3 (la conférence de Las Vegas sur les jeux vidéo), le constructeur japonais a annoncé l'arrivée de la 3DS, une arme qu'il espère fatale à la concurrence. Un bémol toutefois : la possibilité qu'offre cette console de jouer à des jeux en 3D ne sera disponible qu’en mars 2011... D’ici là, Mario a intérêt à faire des petits.

Première publication : 29/07/2010

COMMENTAIRE(S)