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Peugeot-Citroën mise davantage sur la Chine
Le président du directoire de Peugeot-Citroën a annoncé mercredi un bon premier semestre 2010 pour le groupe, notamment, grâce à la vigueur du marché chinois. PSA espère développer davantage ses activités dans les pays émergents.
Le premier constructeur français d’automobiles a de quoi sourire. Peugeot-Citroën a renversé la tendance en une année, passant d’une perte de 962 millions d'euros au premier semestre 2009 à un gain de 680 millions de janvier à juin 2010. Lors de la présentation des résultats mercredi, Philippe Varin, président du directoire de PSA (Peugeot-Citroën), a fortement insisté sur la Chine. L’ex-empire du Milieu est devenu le deuxième marché pour PSA. Le groupe y réalise 11 % de ses ventes, contre 49 % dans l’Hexagone. "En Chine, notre performance s’est nettement améliorée au premier semestre", a souligné le dirigeant.
Sur les six premiers mois de l’année, PSA a effectivement enregistré une augmentation de 49 % de ses ventes pour atteindre 176 000 véhicules écoulés. Une nouvelle qui a dû faire d’autant plus plaisir aux dirigeants du groupe aux deux marques, puisque la Chine a dépassé les États-Unis en début d’année pour devenir le premier marché automobile mondial.
Ce succès sino-centré s’expliquerait en grande partie par la bonne performance de Dongfeng, deuxième constructeur automobiles chinois, avec lequel PSA a signé une coentreprise. Les bénéfices nets de ce partenariat franco-chinois ont été multipliés par dix en un an, passant de 9 millions à 97 millions d’euros.
5 % du marché chinois
Philippe Varin espère continuer à faire fructifier ses affaires en Chine. Le groupe attend actuellement le feu vert de Pékin pour lancer une autre coentreprise, cette fois-ci avec le spécialiste chinois des voitures utilitaires Chang’an Automobile. Le dossier devrait être définitivement bouclé au début de l’année prochaine.
Le but avoué, mercredi, de PSA est de s’emparer d’ici à 2015 de 5 % des parts de marché en Chine contre 3,4 % actuellement. Un objectif que la Bourse de Paris n’a pas trouvé suffisamment ambitieux à son goût. L’action PSA a reculé, le jour même, de 4 %. Il faut dire que le Français est encore loin des deux mastodontes GM et Volkswagen. Ils ont vendu respectivement 1,21 million et 980 000 voitures en Chine au premier semestre.
Reste que la Chine n’est qu’une corde – certes majeure – à l’arc de l’ambition affichée de Philippe Varin. En fait, ce détracteur d’une "culture euro-centré" chez Peugeot-Citroën, pense pouvoir réaliser "en 2015, la moitié de ses ventes dans les pays émergents". Il s’agit essentiellement du fameux quatuor "BRIC" (Brésil, Russie, Inde et Chine) qui ne pèse actuellement qu’un tiers des ventes mondiales.


























Commentaires (2)
Croissance de P.S.A.
C'est une bonne nouvelle pour le groupe qui va enfin récolter les fruits de la croissance des pays émergents. De plus, ces derniers se tournent de plus en plus vers une économie basée sur la consommation intérieure. Certes, l'intérêt pour l'économie française est limité et indirect mais au moins, ça ne détruit pas d'emplois puisque les transferts de technologie sont minimes dans ce domaine.
La déseconomie !!!
Pauvre de nous , vers la Chine !lorsque le monde des industriel comprendra que l'il s'agissait d'une mine fictive de la consomation . la deflation sera irreversible !!!
La réalité de la consommation chinoise n'est pas le fait de la vente des produits occidentaux aux chinois ou nouvéaux riches chinois mais elle est plutôt consecutive à l'equipement des bureaux et services transferés en chine par les compagnies occidentaux .
Mais lorsque l'occident ne sera plus l'importateur des produits montés ou frabriqué en Chine , ceux qui y sont allé dévouvrirons qu'il ont fait plus de 10.000 Km pour arriver en Chine et revendre aux meme commerçants occidentaux . CAR LES CHINOIS n'achette rien car ils n'ont pas des salaires !!!.
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