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Barack Obama met les jeunes Africains à l’honneur pour son 49e anniversaire

Texte par Thibault LIEURADE

Dernière modification : 03/08/2010

En conviant de jeunes Africains à la Maison Blanche pour son anniversaire, le président Barack Obama appelle "une nouvelle fois les Africains à se tourner vers leur avenir".

Cette année, Barack Obama s’offre un anniversaire africain. Du 3 au 5 août, à l'occasion de ses 49 ans (le 4 août exactement), le président américain a convié à la Maison Blanche près de 120 jeunes décideurs de la société civile issus de 40 pays d'Afrique subsaharienne. Chez eux, ils œuvrent pour la francophonie, l’éducation, ou encore pour la paix, comme la Rwandaise Ariane Inkesha, directrice de communication à l'Institut de recherche et de dialogue pour la paix de Kigali.

"J'espère avoir des débats constructifs avec les autres participants sur la façon d'amener l'Afrique à devenir une entité autonome et un solide rival économique des autres continents", indique-t-elle au site allafrica.com, quelques jours avant de s’envoler pour les États-Unis.

Pour Washington, ce sera à la fois l’occasion de mettre à l’honneur un certain nombre de pays du continent noir qui fêtent en 2010 le cinquantenaire de leur indépendance et de lancer des "initiatives visant à forger, pour les années futures, des partenariats solides tournés vers l'avenir".

Sur un plan politique, cette rencontre permettra aussi "au camp des démocrates américains de montrer leur lien avec l’Afrique", analyse l’économiste Philippe Hugon, directeur de recherche à l'Iris. En effet, "ces derniers ont, pour le moment, fait moins en faveur du continent noir que l’administration Bush, qui avait notamment agit dans le domaine de la santé (celle-ci avait lancé, par exemple, un plan de 15 milliards de dollars pour financer les traitements antirétroviraux contre le sida, NDLR). Obama, lui, n’a pas pris d’initiatives fortes en terme d’aide au développement".

En Afrique, l’élection du premier président noir des États-Unis - qui plus est originaire du continent, puisque son défunt père était kényan - avait soulevé un immense espoir. Beaucoup espéraient en effet que l'évènement marquerait le début d’une nouvelle ère dans les relations entre la première puissance mondiale et le continent noir et qu’il pousserait Washington à se tourner vers l’Afrique pour la soulager de ses problèmes.

"Yes, you can"

Mais, occupé par d’autres dossiers dont celui de la crise financière, le président Obama n’a effectué à ce jour qu’une seule visite en Afrique, après 18 mois de mandat. C'était en juillet 2009, à Accra, au Ghana, où il avait exhorté les Africains à prendre en main leur destinée.

"Vous pouvez vaincre la maladie, mettre fin aux conflits, changer fondamentalement les choses. Vous pouvez faire ça. Oui, vous le pouvez", avait-t-il déclaré, en écho au fameux slogan "Yes we can" de sa campagne présidentielle. Puis il avait ajouté : "Mais cela n'est possible que si, vous tous, vous assumez la responsabilité de votre avenir".

De quoi décevoir un peu les attentes de ceux qui voyaient en Obama un messie noir. "C’était pourtant prévisible. Les priorités de la politique étrangère américaine se situent en Afghanistan et au Proche-Orient, pas en Afrique", reprend Phillipe Hugon.

Un an après le discours d’Accra, cette invitation lancée aux jeunes leaders africains devrait être une nouvelle illustration de la politique de Washington vis-à-vis de l’Afrique. "En rencontrant la jeunesse et des personnalités de la société civile, Obama veut tendre la main à une Afrique moderne et tournée vers l’avenir", remarque Philippe Hugon, pour qui "seul une extension du terrorisme en Somalie ou dans la région du Sahel pourrait conduire les États-Unis à s'impliquer davantage en Afrique". 

Première publication : 30/07/2010

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