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Asie - pacifique

Paris "voit le Pakistan comme un partenaire responsable", selon le président pakistanais

Vidéo par Antoine MARIOTTI

Texte par Dépêche

Dernière modification : 03/08/2010

Asif Ali Zardari, en visite en France, a estimé lundi à l'issue d'un entretien avec Nicolas Sarkozy que Paris "considère le Pakistan comme un partenaire responsable" et a annoncé la visite cette année au Pakistan du président français.

AFP - Le président pakistanais Asif Ali Zardari a entamé lundi à Paris une tournée délicate en France et en Grande-Bretagne, deux pays engagés militairement en Afghanistan, sur fond d'accusations britanniques de soutien des services secrets pakistanais au terrorisme.

"La France considère le Pakistan comme un partenaire responsable", a assuré M. Zardari, s'exprimant brièvement devant des journalistes au palais de l'Elysée, à l'issue d'un entretien de trois quarts d'heure avec son homologue Nicolas Sarkozy.

Selon un responsable à l'Elysée, M. Sarkozy a exprimé le désir de la France de développer un partenariat efficace avec le Pakistan dans la lutte contre le terrorisme, et l'a encouragé à continuer les efforts déjà entrepris.

Ce responsable a salué la prise de conscience du problème des talibans, notamment pakistanais, pour la sécurité du Pakistan, survenue selon lui au cours des deux dernières années, alors qu'une vague d'attentats meurtriers ensanglante le pays.

Le sort des deux journalistes français enlevés dans l'Afghanistan voisin n'a pas été évoqué. La crise humanitaire à la suite des inondations dans le nord-ouest du Pakistan et l'aide européenne ont été par contre discutées.

Les investigations autour de l'attentat de Karachi, qui a tué 11 Français en 2002, sur fond de soupçons de malversations financières en marge de la vente au Pakistan de trois sous-marins Agosta de la Direction des constructions navales (DCN) française en 1994, n'ont pas été abordées, selon cette source à l'Elysée.

Les deux présidents ont par ailleurs abordé la coopération en matière énergétique au sens large et surtout la question de la sûreté nucléaire, soulignant l'importance qu'il n'y ait pas d'accident. Il n'a pas été question de contrats, a-t-on ajouté.

Le président pakistanais a précisé que Nicolas Sarkozy se rendrait en visite officielle au Pakistan plus tard dans l'année. Mais la date n'a pas encore été arrêtée.

L'étape de M. Zardari à Londres à partir de mercredi devrait être bien plus délicate, depuis que le Premier ministre David Cameron a accusé, lors d'une visite en Inde, le Pakistan de double jeu et d'avoir promu "l'exportation de la terreur" en Afghanistan mais aussi en Inde. Des propos que M. Cameron a maintenu lundi.

Ce différend pakistano-britannique d'ordre bilatéral n'a pas fait l'objet d'un échange entre MM. Zardari et Sarkozy, a-t-on précisé à l'Elysée.

La visite à Paris et à Londres intervient alors que des documents confidentiels de l'armée américaine, diffusés par le site internet d'information Wikileaks, font état de liens entre le Pakistan et les insurgés talibans que combattent les 150.000 hommes des forces internationales.

La France est présente en Afghanistan avec environ 4.000 hommes. Londres déploie le deuxième contingent dans ce pays derrière celui des Etats-Unis, avec 9.500 hommes.

Après son entretien avec Nicolas Sarkozy, le chef de l'Etat pakistanais a visité lundi soir au musée des arts asiatiques Guimet une exposition sur l'art pré-islamique du royaume de Gandhara, situé dans ce qui est aujourd'hui le nord du Pakistan. Il était accompagné de son fils Bilawal et d'une de ses filles, Assesa.

Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, lui a remis une traduction française d'un livre de son épouse, l'ancienne Premier ministre Benazir Bhutto, assassinée dans un attentat en décembre 2007, intitulé "La fille de l'Orient".

Après un déjeuner de travail mardi avec Bernard Kouchner, la visite en France devrait s'achever par un volet privé, le président pakistanais devant partir quelques heures en Normandie où la famille Bhutto possède une propriété.

Première publication : 02/08/2010

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