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Afrique

Trois candidats affrontent Kagame lors d'une présidentielle aux allures de plébiscite

Vidéo par Johan BODIN , Catherine NORRIS TRENT , Stéphanie BRAQUEHAIS

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 10/08/2010

Opposé à trois candidats issus de formations politiques alliées au parti au pouvoir, le président rwandais sortant Paul Kagame remettra, le 9 août prochain, son mandat en jeu. Sans vraiment craindre de le perdre.

Trois candidats seront opposés au président sortant Paul Kagame lors de l’élection présidentielle rwandaise du 9 août. Jean Damascène Ntawukuriryayo, Prosper Higiro et Alvera Mukabaramba sont tous trois issus de formations politiques qualifiées par les plus farouches opposants de "satellites politiques du FPR", le Front patriotique rwandais, au pouvoir depuis la fin du génocide en 1994.

 

Paul Kagame, président sortant

Élu président en 2003, au terme d’une élection remportée avec plus de 95% des suffrages, l’homme fort de Kigali reste le grand favori du scrutin du 9 août, qui le verra entamer, sauf surprise, un second mandat de sept ans à la tête du pays.

Chef de file du Front patriotique rwandais (FPR) depuis 1990, ce Tutsi à la silhouette longiligne met fin au génocide en combattant les Forces armées rwandaises et en renversant le gouvernement intérimaire en 1994. Il est l’artisan de la reconstruction du pays, exsangue au lendemain du massacre d’environ 800 000 Tutsis et Hutus modérés entre avril et juillet 1994.

Après 16 années de pouvoir effectif, Paul Kagame peut se targuer d’avoir apporté une certaine stabilité politique et encouragé le développement économique du pays. Des performances qui peinent toutefois à faire oublier son exercice extrêmement autoritaire du pouvoir (opposition et presse indépendante réduites au silence, absence quasi totale de liberté d’expression, etc.). Son autoritarisme lui a valu le surnom de "Bismarck des Grands Lacs".

 

Jean-Damascène Ntawukuriryayo, vice-président de l’Assemblée nationale

Présent sur la scène politique rwandaise bien avant le génocide de 1994, le candidat du Parti social démocrate (PSD) s’est fait connaître des Rwandais en occupant entre 2006 et 2008 le poste de ministre de la Santé. Période durant laquelle il a conçu et porté à bout de bras le système de sécurité sociale du pays, la Mutuelle de Santé, qui couvrirait aujourd’hui plus de 80 % de la population. Il est depuis 2008 vice-président de l’Assemblée nationale.

Même s’il prône l’"alternance" à la tête de l’État, cet intellectuel hutu défend dans les grandes lignes les mêmes idées que le FPR : promouvoir la réconciliation, renforcer l’unité nationale et poursuivre le développement économique à travers les investissements publics. L’opposition estime qu’il n’est qu’un "candidat comparse" de Kagamé, en lice à la présidentielle pour donner "l’illusion d’une élection pluraliste".

 

Prosper Higiro, vice-président du Sénat

Le candidat désigné du Parti libéral (PL), une formation politique d’opposition à l’ancien président Juvenal Habyarimana, tué en 1994 lors d’un attentat que d’aucuns considèrent comme l’élément déclencheur du génocide, a participé aux divers gouvernements dirigés par le FPR depuis 2003.

Allié de longue date de Paul Kagame, ce rescapé tutsi du génocide rwandais a été ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat entre 1994 et 1997. Vice-président du Sénat depuis 2003, il est également membre du Parlement panafricain depuis 2004.

Diplômé en gestion, Prosper Higiro entend s’attaquer au déficit de la balance commerciale du Rwanda et au chômage des jeunes. Rien qui ne s’éloigne beaucoup du programme du FPR. 

 

Alvera Mukabaramba, sénatrice

Membre du Parti du progrès et de la concorde (PPC), une petite formation fondée en 2003, Alvera Mukabaramba est la seule femme à briguer un mandat présidentiel. Ce médecin de formation avait déjà présenté sa candidature lors de l’élection de 2003 mais s’était retirée avant le scrutin pour apporter son soutien à Paul Kagame.

Elle est actuellement membre de l’Assemblée nationale de Transition, créée au lendemain du génocide, et membre du comité des Affaires sociales et des droits de l’Homme.

Au cours de sa campagne, elle a promis une meilleure politique sociale, impliquant la gratuité des soins et de l’enseignement ainsi que la création d’une caisse d’assurance chômage.
 

Première publication : 04/08/2010

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