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Une soixantaine de touristes bloqués à Potosi ont pu quitter la ville
Bloquée à Potosi (sud-ouest de la Bolivie), une soixantaine de touristes, dont une majorité de Français, a profité d'une brève levée des barrages routiers dressés depuis une semaine par des grévistes pour rallier la ville de Sucre.
La situation se débloque pour les touristes, français et étrangers, qui ne pouvaient pas quitter leurs hôtels dans la ville de Potosi (sud-ouest de la Bolivie) en raison d'un mouvement social. Ce mercredi, une soixantaine d'entre eux ont pu rejoindre Sucre, à 80 kilomètres de là, les grèvistes ayant consenti à lever brièvement les barrages routiers.
Depuis une semaine, les protestataires bloquent plusieurs routes à l'entrée et à la sortie de la ville, empêchant toute circulation et coupant le principal axe routier avec l'Argentine voisine. Ils demandent notamment la résolution du problème de frontières avec le département voisin d'Oruro.
"C’est l’anarchie complète"
Mardi, le mouvement s'était radicalisé. Près de 100 000 personnes avaient défilé dans la rue à l'appel du Comité civique de Potosi, qui chapeaute la contestation. Ils avaient ensuite obligé les autorités locales à tenir un conseil municipal, qui s'était soldé par des violences.
"Ici, c'est l'anarchie complète, témoignait Mme Giniot, une touriste française bloquée à Potosi et jointe par téléphone par FRANCE 24. La police et l'armée ont perdu le contrôle de la situation. La situation est très grave depuis vendredi, mais hier c'était pire que d'habitude. J'ai entendu des explosions de dynamite jusqu'à 4 heures du matin. Les mineurs étaient dans la rue. Le gouverneur a été agressé, il a reçu un coup de pierre sur la tête et a quitté la ville. Je suis allée voir les militaires, ils m'ont dit qu'ils ne sortaient pas car ils avaient peur."
Lors de la manifestation de mardi, des responsables politiques ont en effet été agressés et des bâtiments attaqués. Par ailleurs, quatre parlementaires de Potosi ont entamé mardi une grève de la faim afin que le gouvernement envoie une délégation de ministres à Potosi pour pacifier la région et initier le dialogue.
Un conflit vieux de 50 ans
Le Comité civique de Potosi, qui regroupe plusieurs organisations sociales et syndicales, réclame notamment la délimitation de la frontière avec le département voisin d'Oruro, la construction d'une usine de ciment, la réhabilitation d'une usine de zinc et l'aménagement d'un aéroport.
Le conflit frontalier entre les départements de Potosi et d'Oruro dure depuis plus de 50 ans. La récente promesse du gouvernement d'installer une usine de ciment dans la région a réactivé les tensions.
De son côté, le gouvernement estime que le mouvement de protestation est dirigé par le maire d'opposition, René Joaquino, pour éviter une procédure judiciaire pour fraude fiscale.
Numéro de la cellule de crise du Quai d’Orsay : 01.53.59.11.10
(crédit photo : elpotosi.net)



























Commentaires (3)
Potosi
Potosi: 140.000 habitants et...100.000 manifestants ?
Sans compter que les dernières élections nationales ont donné 55 % (de mémoire) à Moralès, si bien qu'on peut raisonnablement tabler sur au pire 40% de voix qui lui sont favorables à Potosi, où vous nous dites que l'opposition détient le pouvoir.
Vous êtes sûrs de vos chiffres ?
Pour moi, l'article est plus que douteux. Ce qui fait que tout est bien peu crédible. Y compris la photo"sur les observateurs". La ville est en zone montagneuse, il n'y a pas de large avenue aussi droite, excepté à la sortie coté Oruso, dans les faubourgs. Depuis quand organise-t-on une manifestation en dehors de la ville elle-même ?
Vraiment, l'article est plus que sujet à caution.
urgence : info fausse
Demanter cette info au plus vite , les bus sont revenus a Potosi au second barrage. Quand aux rebelles ( ???? ), ils ne s agit que de la confederation des mineurs qui tente de durcir le mouvement ce qui est reussi. Resultat de l assemblee civique d hier soir ... meme jusqu a faire couler le sang si il le faut.
Potosi
Des touristes sont encore bloqués à Potosi. Un barrage de rebelles à 7km les empêche de sortir de la ville. Il y aurait une rebellion face à l´autorité du chef syndical qui avait donné son accord concernant l´évacuation du groupe de touristes.
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