Dernière modification : 05/08/2010 

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Le Pentagone somme Wikileaks de dépublier les documents secrets

Le Pentagone somme Wikileaks de dépublier les documents secrets

Le Pentagone demande à Wikileaks de "rendre immédiatement" les documents secrets sur la guerre d'Afghanistan en sa possession. En juillet, le site a diffusé des milliers de documents concernant la stratégie militaire américaine.

Par Dépêche (texte)
 

AFP - Le Pentagone demande au site internet d'information Wikileaks de "rendre immédiatement" les milliers de documents secrets sur l'Afghanistan en sa possession et de les retirer de leur site, a annoncé jeudi son porte-parole Geoff Morrell.

"Le département de la Défense exige que Wikileaks rendre immédiatement au gouvernement américain tous les documents extraits directement et indirectement des bases de données du département de la Défense", et "qu'il les efface de ses sites, de ses ordinateurs et de ses archives", a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse.

"La publication par Wikileaks d'un grand nombre de nos documents a déjà mis en danger nos troupes, nos alliés et les citoyens afghans qui travaillent avec nous", et "la diffusion d'informations classifiées supplémentaires ne peut qu'aggraver la situation", a-t-il ajouté, alors que le site internet a annoncé son intention de publier 15.000 nouveaux documents.

Le site Wikileaks, fondé en 2006 et spécialisé dans le renseignement, a déjà diffusé il y a une dizaine de jours près de 92.000 archives classifiées jetant une lumière crue sur la guerre en Afghanistan, avec des révélations notamment sur les victimes civiles et sur les liens supposés entre le Pakistan et les insurgés.

La publication de ces documents a suscité de vives critiques de la part de la Maison Blanche, du Pentagone et du président afghan Hamid Karzaï.

Une enquête sur ces fuites a été lancée par le Pentagone et le FBI.

Un soldat américain déjà soupçonné d'avoir transmis au site WikiLeaks une vidéo d'une bavure de l'armée américaine en Irak figure parmi les suspects, a confirmé M. Morrell.

Le première classe Bradley Manning a été transféré fin juillet du Koweït vers une prison aux Etats-Unis.

Commentaires (1)

l'information non maitrisée

peut s'avérer très dangereuse pour les intervenants sur le terrain, et pas que les militaires.
Ou alors il faudrait que les informations diffusées ne concernent pas que les occidentaux mais aussi les talibans et pays soutenants leurs activités, mais est ce le cas ?

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