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Moyen-orient

Netanyahou accuse la Turquie d'avoir ignoré ses appels pour éviter l'affrontement

Vidéo par Christophe DANSETTE

Texte par Dépêche

Dernière modification : 09/08/2010

"La Turquie n'a pas considéré que la perspective d'un affrontement entre des militants turcs et Israël était contraire à ses intérêts", a accusé le Premier ministre, entendu par la commission d'enquête israélienne sur l'attaque de la flottille.

REUTERS - Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a accusé lundi la Turquie d'avoir ignoré plusieurs avertissements et appels "aux plus hauts niveaux" plusieurs jours avant l'assaut contre la flottille d'aide à Gaza, qui avait fait neuf morts parmi des militants turcs pro-palestiniens.

Netanyahu était le premier témoin à s'exprimer devant la commission nationale chargée d'enquêter sur cet abordage survenu le 31 mai dernier. Les neuf victimes ont péri lors de heurts avec les soldats israéliens à bord du navire Mavi Marmara.

Le raid s'est produit dans les eaux internationales au large des côtes israéliennes après que les responsables de la flottille eurent ignoré plusieurs appels israéliens à ne pas rejoindre la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste du Hamas et soumis à un blocus israélien.

"A partir du 14 mai, mes services ont eu des contacts avec les plus hauts niveaux du gouvernement turc. Ces contacts (...) étaient destinés à éviter un affrontement avec la flottille Marmara, et ils se sont poursuivis jusqu'à la veille de l'arrivée des navires au large des côtes de Gaza", a déclaré Netanyahu.

"Malgré nos efforts diplomatiques continus, le gouvernement turc n'a finalement pas empêché la tentative du Marmara de franchir le blocus naval. Il semble que (la Turquie) n'a pas considéré que la perspective d'un affrontement entre des militants turcs et Israël était contraire à ses intérêts", a ajouté le chef du gouvernement israélien.

Enquête de l'ONU ouverte mardi

L'actuelle commission d'enquête est conduite par l'ancien juge à la Cour suprême israélienne Jacob Turkel et compte deux observateurs internationaux, sacrifiant ainsi au souhait des Nations unies d'une implication extérieure dans les investigations. Mais son mandat limité ne l'autorise pas à s'enquérir du processus politique qui a conduit à la décision d'aborder la flottille.

Netanyahu a soutenu qu'Israël n'aurait pu en aucun cas autoriser la flottille à franchir le barrage imposé par l'armée pour éviter l'entrée d'armements dans la bande de Gaza, aux mains du Hamas.

"L'Etat d'Israël et l'IDF (la force israélienne de défense) ont agi conformément au droit international", a-t-il dit. "En tant que Premier ministre, je ne peux pas faire comme si le Hamas ne constituait pas une menace pour l'existence d'Israël."

Neuf Turcs ont été tués lors de l'abordage par l'armée israélienne du navire Mavi Marmara, restitué la semaine dernière à la Turquie. Israël a fait valoir que ses soldats avaient fait feu en état de légitime défense après avoir été attaqués par des activistes pro-palestiniens armés de bâtons et d'armes blanches. Des vidéos des affrontements, tournées par Tsahal, devraient être utilisées dans le cadre de l'enquête.

L'abordage avait suscité l'indignation de la communauté internationale et mis à mal les relations entre la Turquie et Israël. Face aux critiques, Israël a accepté d'assouplir le blocus terrestre de l'enclave palestinienne dominée par le Hamas tout en maintenant le blocus maritime.

Le porte-parole de Netanyahu, Nir Hefetz, a dit à la presse que la commission d'enquête n'était pas une instance opposée à Israël, contrairement, selon lui, à la commission d'enquête onusienne du juge Richard Goldstone sur l'offensive menée par Israël à Gaza en janvier 2009. Israël avait refusé de coopérer à cette enquête.

Les Nations unies mènent deux enquêtes sur l'incident du 31 mai. Une commission missionnée par le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, sera présidée par l'ex-Premier ministre néo-zélandais Geoffrey Palmer, assisté du président colombien sortant Alvaro Uribe et devrait entamer ses travaux mardi. Les deux hommes seront flanqués de représentants d'Israël et de la Turquie.

Une autre enquête sera menée par le Conseil des droits de l'homme de l'Onu mais sans la coopération d'Israël. Une récente enquête militaire israélienne a dédouané les assaillants tout en reconnaissant des erreurs d'appréciations et de carences au niveau du commandement.

Le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, et le chef de l'armée, le général Gabi Ashkenazi, devraient également témoigner devant la commission Turkel cette semaine.

 

Première publication : 08/08/2010

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