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Moyen-orient

Le Hezbollah diffuse des "images israéliennes" du site du meurtre de Hariri

Vidéo par Aude SOUFI

Texte par Dépêche

Dernière modification : 10/08/2010

Hassan Nasrallah a affirmé lundi ne pas détenir de preuves "concluantes" sur une implication d'Israël dans l'assassinat de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri, mais que ces "données" pouvaient servir à découvrir la vérité sur ce meurtre.

AFP - Le Hezbollah libanais a diffusé lundi ce qu'il a présenté comme des images de reconnaissance israéliennes du site de l'assassinat de Rafic Hariri, prises avant le drame, tout en disant ne pas détenir de "preuves concluantes" mettant en cause Israël.

Ces images ont été diffusées lors d'un discours du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui s'exprimait par vidéoconférence devant des journalistes et des hommes politiques réunis dans un complexe appartenant au parti chiite dans la banlieue sud de Beyrouth.

Cheikh Nasrallah a précisé qu'elles avaient été prises par un avion de reconnaissance de type MK et "interceptées" par son mouvement.

"Quand on prend ce genre d'images, c'est généralement une introduction pour l'exécution d'une opération", a-t-il estimé.

Les images montrent les routes proches du Parlement au centre-ville de Beyrouth, de la résidence de l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri ainsi que celle longeant le front de mer, près duquel de dernier avait été assassiné en 2005. Elles ne sont pas datées et ne présentent pas une marque israélienne claire.

Cheikh Nasrallah a dit ne pas détenir de preuves "concluantes" sur une implication d'Israël dans cet assassinat, mais que ces "données" pouvaient servir à parvenir à la vérité sur ce meurtre.

Le 3 août, cheikh Nasrallah avait accusé Israël explicitement pour la première fois d'avoir assassiné Rafic Hariri, promettant de dévoiler "des éléments" qui vont dans ce sens.

Rafic Hariri, ancien Premier ministre devenu opposant à l'hégémonie de Damas au Liban, a été tué avec 22 autres personnes dans un attentat à la camionnette piégée à Beyrouth le 14 février 2005.

Le 22 juillet, cheikh Nasrallah avait annoncé qu'il s'attendait à ce que le Tribunal spécial pour le Liban (TSL), créé en 2007 par l'ONU, accuse des membres de son parti d'implication dans le meurtre de Hariri.

Le TSL doit publier l'acte d'accusation entre "septembre et décembre", selon son président Antonio Cassese.

Première publication : 09/08/2010

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