Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Afrique du sud : l'armée déployée pour faire face aux violences xénophobes

En savoir plus

LE DUEL DE L’ÉCONOMIE

Le plan de Hollande pour l'emploi des jeunes

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Le Bureau des légendes" : Une série d'espionnage entre psychologie et action

En savoir plus

FOCUS

Beate et Serge Klarsfeld : un couple qui a dédié sa vie à la traque des nazis

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Méditerranée : "Le cimetière marin"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Derrière les islamistes, les bassistes"

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Selon Pierre-René Lemas (CDC), il faut commencer à baisser les impôts

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Méditerranée : Deux fois plus de morts que pour le Titanic en un an

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"J'y pense et puis j'oublie "

En savoir plus

Moyen-orient

Opération séduction pour les touristes arabes à l'approche du ramadan

Texte par Dépêche

Dernière modification : 09/08/2010

L'Égypte, qui craint d'être oubliée par les riches touristes arabes en période de ramadan, tente par tous les moyens d'attirer cette clientèle spécifique. Au programme, feux d'artifice, spectacles, concerts et défilés.

AFP - Tarifs préférentiels, spectacles, spots publicitaires... L'Egypte, redoutant d'être délaissée par les riches touristes arabes pendant le ramadan, lance une opération de séduction pour les convaincre de passer cette période sur les rives du Nil.

L'opération appelée "Festival du fanous" -la traditionnelle lanterne égyptienne allumée pendant ce mois sacré de jeûne musulman- vise tout spécialement l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Koweït, la Libye ou encore la Tunisie.

La Turquie, seul pays non arabe de la liste mais très majoritairement musulmane, est aussi visée par cette campagne et son slogan: "L'esprit de l'Egypte est au coeur du ramadan".

Les responsables égyptiens redoutent que ces touristes grands amateurs de de vacances d'été au Caire ou à Alexandrie ne boudent l'Egypte au profit d'un mois de ramadan, qui débute mardi ou mercredi, traditionnel et familial dans leur pays d'origine.

Un mot d'ordre: les convaincre qu'une fois passé l'austère moment de jeûne entre le lever et le coucher du soleil, il pourront retrouver les soirées à l'ambiance animée qu'ils apprécient en Egypte.

Le festival prévoit à leur attention des dizaines de feux d'artifice, spectacles de derviches tourneurs, danses folkloriques sur le bord du Nil, concerts, défilés de felouques etc.

Les avions de la compagnie EgyptAir et l'aéroport du Caire seront spécialement décorés pendant cette période. Des spots publicitaires sont programmés sur plusieurs chaînes arabes, selon le ministère du Tourisme.

Certains palaces cairotes proposent des ristournes sur leurs tarifs de ramadan, et rivalisent de promesses de buffets fastueux pour l'iftar, le repas de rupture du jeûne.

Pour la prospère industrie touristique égyptienne, l'affaire est d'importance. Les visiteurs arabes -en particulier ceux du Golfe- comptent pour près de 20% des quelque douze millions de touristes annuels du pays.

Le secteur touristique égyptien dans son ensemble a rapporté l'an dernier plus de 10 milliards de dollars au total, et emploie environ 12% de la population active.

"Les touristes arabes sont très importants pour l?Egypte", souligne Samy Mahmoud, du ministère du Tourisme, car "ils dépensent en moyenne beaucoup plus que les autres, et leurs séjours sont beaucoup plus longs".

Alors que les touristes occidentaux viennent souvent pour de courts séjours à prix cassés, les visiteurs arabes réservent sans compter des suites dans les hôtels cinq étoiles du Caire, pour des vacances de plusieurs semaines parfois.

Mais leur fréquentation est aussi très concentrée sur la période estivale, largement couverte par le mois de ramadan. Cette situation difficile pour le secteur touristique égyptien va se répéter sur plusieurs années encore, le ramadan avançant d'une dizaine de jours par an en fonction du calendrier lunaire.

Certains visiteurs arabes auront toutefois du mal à se laisser convaincre d'abandonner un ramadan familial dans leur pays d'origine pour un séjour plus festif en Egypte.

"Pour moi, le ramadan se célèbre à la maison et en famille", assure Hussein Ali, un visiteur koweïtien d'une cinquantaine d'années présent au Caire à la veille du ramadan.

"Durant cette période les visites à la famille et aux amis sont plus nombreuses. Je ne ne manquerai pas cela pour des festivités et des concerts organisés en Egypte", ajoute-t-il.

Même avis pour Qassam, un adolescent tunisien venu en vacances avec ses parents. "Même si ce qu'organise le ministère du Tourisme égyptien va être très divertissant, je préfère rentrer chez moi pour le ramadan"

Première publication : 09/08/2010

COMMENTAIRE(S)