Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE PARIS DES ARTS

Le Beyrouth des arts, avec Nadine Labaki (partie 1)

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

UNE SEMAINE DANS LE MONDE (PARTIE 1)

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

UNE SEMAINE DANS LE MONDE (PARTIE 2)

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Paris, capitale de l'art contemporain

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Beyrouth des arts (partie 2)

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Calais, ville de toutes les tensions

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

"Kazakhgate" : un nouveau pavé dans la mare de Nicolas Sarkozy ?

En savoir plus

#ActuElles

Le sexe féminin : un enjeu politique ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Relance dans la zone euro : bientôt un accord sur l'investissement ?

En savoir plus

Asie - pacifique

L'ex-chef de l'armée Sarath Fonseka condamné par une cour martiale

Texte par Dépêche

Dernière modification : 13/08/2010

Sarath Fonseka a été reconnu coupable pour s'être présenté à la présidentielle avant d'avoir quitté l'armée. La cour demande qu'il soit déchu de son rang. La condamnation doit encore être signée par le chef de l'État.

AFP - L'ancien chef de l'armée du Sri Lanka et candidat d'opposition battu à la présidentielle, Sarath Fonseka, a été jugé coupable par une cour martiale pour s'être immiscé en politique avant d'avoir quitté l'armée, a-t-on appris vendredi de source officielle.

"Le verdict vient d'être lu au général Fonseka devant la cour martiale", a déclaré une source militaire à l'AFP. "Le président, en tant que commandant en chef, doit maintenant confirmer la décision", a-t-elle ajouté.

"La cour a déclaré qu'il devrait être dégradé. Il sera donc déchu de son rang et de toutes ses décoratiopns qu'il a gagnées pendant ses 40 ans de carrière", a précisé cette source.

Sarath Fonseka avait démissionné de l'armée avant de se présenter à l'élection présidentielle en janvier face au président sortant Mahinda Rajapakse.

Largement battu, il avait ensuite été arrêté sur des soupçons de coup d'Etat et il est depuis détenu dans les quartiers généraux de la marine à Colombo.

Son procès en cour martiale s'était ouvert il y a cinq mois.

Il est aussi traduit séparément devant la cour martiale pour corruption dans une passation de marché.

Fonseka, 59 ans, fut l'un des principaux artisans de la victoire militaire proclamée en mai 2009 contre la rébellion séparatiste tamoule, qui a mis fin à trois décennies d'un sanglant conflit.

En dépit de sa détention depuis février, il a réussi à obtenir un siège au parlement après les élections législatives en avril.

Il avait été brièvement relâché lors de l'ouverture de la nouvelle assemblée parlementaire le 22 avril et avait déclaré vouloir se servir de son siège au parlement pour prôner la liberté et la démocratie dans l'île.

Son arrestation et sa détention avaient provoqué de violentes manifestations contre le gouvernement.

Son parti, l'Alliance nationale démocratique (DNA) a rejeté la condamnation.

"Il ne peut pas être poursuivi par une cour martiale après avoir démissionné de l'armée", a déclaré un porte-parole du parti, Anura Kumara Dissanayake.

"Les avocats du général Fonseka n'étaient pas présents lors du verdict de la cour martiale et certains témoins ont été appelés quand les avocats de la défense n'étaient pas présents. Ce n'est pas la justice", a-t-il ajouté.

Sarath Fonseka est le premier chef de l'armée du Sri Lanka à passer en cour martiale. Même après la tentative de coup d'Etat contre le gouvernement en 1962, les onze suspects avaient été jugés par un tribunal civil.
 

Première publication : 13/08/2010

  • SRI LANKA

    L'artisan de la victoire contre la rébellion tamoule se porte candidat à la présidentielle

    En savoir plus

  • SRI LANKA

    L'artisan de la victoire contre les Tigres tamouls démissionne

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)