Dernière modification : 02/01/2011 

- Iran - Justice - Médias - Peine de mort - Sakineh Ashtiani


"Le pouvoir prépare une nouvelle accusation contre Mme Ashtiani pour se dégager de toute responsabilité"

"Le pouvoir prépare une nouvelle accusation contre Mme Ashtiani pour se dégager de toute responsabilité"

Pour Amnesty International, la diffusion des confessions de cette Iranienne de 43 ans condamnée à la lapidation pour adultère n'est rien d'autre qu'une manœuvre des autorités pour prendre leurs distances avec l'affaire en parvenant à leurs fins.

Par Guillaume LOIRET (texte)
 

En 2006, sa condamnation à la lapidation avait soulevé un concert de protestations dans le monde et en Iran. Finalement, Sakineh Mohammadi-Ashtiani, une Iranienne de 43 ans emprisonnée depuis quatre ans pour adultère, pourrait éviter cette mort horrible… pour être exécutée par pendaison. Telle est la crainte d’Amnesty International après son étrange interview diffusée mercredi soir par la télévision d’État iranienne. Jointe à Londres par téléphone, Hassiba Hadj Sahraoui, qui est en charge du programme Moyen-Orient de l'ONG, livre sa lecture de la stratégie de Téhéran dans l’affaire Ashtiani.

France24.com : Comment interprétez-vous cette confession ?
Hassiba Hadj Sahraoui : Sur la forme, il semble évident que ces aveux sont forcés, que cette interview n’était pas librement consentie. D’ailleurs, l'avocat de Sakineh Mohammadi-Ashtiani n’en était même pas au courant. En outre, sur ces images, on distingue mal Mme Ashtiani. Son visage est flouté, elle semble lire un texte qu’elle tient de la main gauche, et tient des propos qu’elle n’a jamais tenus auparavant, mettant en cause son avocat et les médias occidentaux... Téhéran est coutumier de ce genre de confessions. Le pouvoir fabrique des versions officielles.
Sur le fond, il est surprenant d’entendre Mme Ashtiani s’accuser elle-même de complicité de meurtre. Un nouveau pas paraît donc franchi : cette confession permet aux autorités de faire peser de nouvelles charges contre elle et ouvre la porte à un nouveau procès, pour complicité de meurtre cette fois. Elle échapperait alors à la lapidation mais risquerait la peine capitale par pendaison.

L'interview "forcée" de Sakineh Mohammadi-Ashtiani sur la télévision d'État iranienne (en persan)

Ashtiani ne va donc pas être lapidée, comme le craignait Amnesty International ?
H. H. S. : Probablement pas. Car dans la loi islamique iranienne, les choses sont claires : seul l’adultère est puni par la lapidation, pour les hommes comme pour les femmes. Dans ce cas, seule la plus haute autorité judiciaire - en l’occurrence Sadeq Larijani, le frère du président du Parlement - peut intervenir et gracier la condamnée.
En revanche, en cas de condamnation pour meurtre, l’affaire passe dans la sphère privée : ce n’est plus la justice qui prononce la condamnation, mais la famille de la victime qui demande une peine. Cette peine peut être soit "le prix du sang" - le versement d’une forte somme d’argent à la famille de la victime -, soit la mort par pendaison.

Quelle est alors la stratégie de Téhéran dans l’affaire Ashtiani ?
H. H. S. : Prendre ses distances avec l’affaire pour ne pas être tenu pour responsable d’une lapidation qui suscite un mouvement de protestation international. Notre lecture de la confession diffusée mercredi soir est que le pouvoir iranien prépare une nouvelle accusation contre Mme Ashtiani, celle de complicité de meurtre, pour la faire condamner et se dégager de toute responsabilité. Les autorités pourront alors dire : "On ne peut rien faire, c'est la famille de la victime qui a décidé de la peine, pas la justice iranienne".

Commentaires (19)

condamnation de Mme Ashtiani

Bonjour,je voudrais réagir par rapport à la condamnation de Mme Ashtiani actualité qui suscite beaucoup d'intérêt de la part des médias occidentaux.Il serait peut être inutile de le rappeler,Iran est une république islamique et par conséquent,la législation coranique se doit d'être strictement appliqué.Je suis terriblement choqué de l'attitude hypocrite de la part des médias et des dirigeants occidentaux.On a assisté il y a quelques jours à l'exécution de Teresa Lewis qui d'après ces mêmes médias souffrait des problèmes mentaux.Paradoxalement,aucun dirigeant occidental n'a levé son petit doigt pour protester.Mais lorsque qu'un pays musulman décide de faire appliquer les prescriptions coraniques qui sont divines,les médias s'enflamment diabolisant les dirigeants de ce pays.A leur suite,les politiciens se permet sans science aucune de critiquer les régimes théocratiques musulmans au nom d'un idéal qu'est la démocratie comme si la démocratie occidentale était la meilleure et qu'elle n'existait pas en islam ce qui est une erreur stupide.Chaque peuple a le droit de choisir la forme de gouvernement qui lui convient,le coran nous a été donné pour être appliqué et non pour servir d'ornement alors laissez l'Iran tranquille,laissez les musulmans en paix.Mme Ashtiani est une musulmane qui a avoué ses actes en toute liberté donc, elle doit faire face aux sanctions de la Charia.Si vous êtes athées c'est votre problème.

Teresa Lewis a été executée

Avec un QI de 72, Teresa Lewis est considérée à la limite de la maladie mentale a été exécutée jeudi 23 septembre 2010 à 21h13, heure locale, à la prison de Greensville dans l’État de Virginie aux États-Unis.
elle a eté accusée de complicité de meurtre
personne ne s'est émut ..

a propos de sa condamnation

cette femme est innocente les autorités iraniennes veulent profiter du fait kelle ont une mauvaise image sur la scène internationale pour désavouer sakineh mohammadi-ashtiani

C'est un pur mensonge la

C'est un pur mensonge la lapidation n'est pas paratiqué en Iran depuis l'avénement de la République.
Sakina est condamné avec son amant pour meurtre a l'encontre de son mari.
Regardez la vidéo de Dieudonné sur le net il explique bien le dossier après sa visite en Iran.
Rien que des mensonges.

Proprement scandaleux cette

Proprement scandaleux cette ingérance dans des affaires qui ne concernent que le pays en question! Si on inversait la situation et que l'Iran s'amusait à se comporter ainsi en fourrant son nez dans les affaires d'Etat Britannique, Française, Espagnole ou Israélienne que se passerait-il je vous le demande? Celà fait trop longtemps que ces même pays cherche la petite bête à l'Iran par refus de soumission et mettent à la lumière du jour des affaires tel quels pour les discréditer et faire d'eux la bête immonde qu'il faut anéantir? Encore combien de temps allons nous jouer à ce petit jeu? Libre à eux de génocider leur peuple s'il le souhaite (bien que je ne le désire pas bien sûr!) CELA NE NOUS REGARDE PAS!!! Il faut vraiment que celà cesse si nous voulons éviter le pire.

ça craint ..seulement pour un

ça craint ..seulement pour un adultère !!! j'irai jamais en Iran ça craint c'est pas très philosophique simplement c'est du vécu !! une femme ....

Sakineh Mohammadi-Ashtiani

Je souhaite apporter mon soutien pour l'annulation de la condamnation à mort de Sakineh Mohammadi-Ashtiani.
Une première étape est faite après la suspension de la condamnation à mort par lapidation.
Maintenant, il est temps de faire pression sur le gouvernement Iranien pour annuler cette condamnation.
Cela serait également une avancée importante pour ce pays et de cette façon reconnaitra que des hommes et des femmes sont condamnés anarchiquement sans prendre compte des droits de l'être humain.

jvrosa

Ce mensonge sur la lapidation en Iran

Tous les deux ou trois ans, on nous refait le même coup. Et tous les deux ou trois ans, je me remets en colère. Car force est de constater que ça marche. On reprend les mêmes et on recommence. "Ah lala tu sais pas, en Iran, tu sais, ce pays de sauvages, ils vont la-pi-der une femme. Sakineh qu’elle s’appelle !" ... Attention lumière !!!
Les faits :
Fin 2006, une femme et deux hommes sont arrêtés en Iran dans une affaire de meurtre. L’un des trois accusés se trouve être le commanditaire du meurtre de M. Mohammadi-Ashtiani, et justement, cet homme est l’amant de la veuve du défunt. Au cours de son enquête, la police iranienne découvre que la dame entretient plusieurs relations extra-conjugales avec dont deux au moins sont prouvées. L’assassin est mis en prison et n’est pas condamné à mort, car il bénéficie du « pardon » de l’un des fils de Mme Mohammadi-Ashtiani. Mme Mohammadi-Ashtiani, quant à elle est condamnée à mort par pendaison. Aucun fait officiel ne permet d’affirmer qu’un autre type de condamnation ait pu exister.
Juin 2009 : dans un contexte de tensions sur la question de la possession et le déploiement de technologies nucléaires par l’Iran et ses propositions de vente d’uranium enrichi à la Chine, les élections présidentielles sont lourdement perturbées par les manifestations du mouvement « vert » créé à l’instar des mouvements de résistance de la diaspora iranienne, et vivement soutenu par des financements américains (les Etats-Unis diffusent plus de 15 chaînes en langue persane à destination des jeunes iraniens, parmi lesquelles NITV-National Iranian TV, VOA Persian, etc). Suite aux émeutes, la vidéo d’une jeune iranienne morte d’une balle dans la tête fait le tour du monde. Fait marquant, la vidéo est transmise aux médias par le Mouvement des Moujahedin du Peuple pour la Résistance Iranienne, un groupuscule communiste que Washington avait placé sur la liste des groupes terroristes jusqu’en 2009 justement. Juillet 2009 : Clothilde Reiss, jeune « étudiante » au CNRS et fille de M. Reiss, directeur du CEA, transmet un « mémoire » à l’ambassade française de Téhéran, dont le sujet porte sur les centrales nucléaires et qui est destiné au CEA justement « dans le cadre d’un stage »… accompagné d’un dossier de photos explicites concernant les émeutes à Ispahan. Accusée d’espionnage, elle est arrêtée et jugée publiquement, en même temps que plusieurs britanniques. Son cas pris très au sérieux par l’Elysée, a contribué à calmer les ardeurs de l’Etat Français, accusé, avec la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, d’avoir fomenté le soulèvement étudiant en question. A cet instant, l’Iran demande aux Etats-Unis de libérer les diplomates Iraniens enlevés par la CIA en Irak en 2001 et détenus à Guantanamo « sans motif valable ».
Mai 2010 : Ali Vakili Rad, présumé coupable du meurtre de Shapour Bakhtiar est libéré à Paris. Dans la même semaine, l’extradition de l’ingénieur iranien Majid Kakavand vers les Etats-Unis est refusée. Son crime : avoir acheté des pièces détachées d’électronique sur un célèbre site d’enchères américain dont le grand patron est d’ailleurs franco-iranien… Une semaine plus tard, Clothilde Reiss est libérée… quelle coïncidence.
Juin 2010 : La France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et les Etats-Unis refusent la proposition Brésilo-Turque de coopération nucléaire avec l’Iran et mettent en application de nouvelles sanctions. Deux semaines plus tard, V. Poutine signe un train d’accords avec l’Iran, violant le traité sur les sanctions.
Juillet 2010 : le Human Rights Watch, organisme américain, dirigé par un procureur de New-York et proche des mouvements sionistes, dénonce le cas de Sakineh Mohammadi-Ashtiani, et parle de lapidation imminente. Une vidéo, de mauvaise qualité, mainte fois diffusée par des sites activistes et sur laquelle on distinguerait ce qui ressemble à une lapidation, mais trahie par un logo turque en bas de l’écran et où les personnages ne parlent pas Persan, accompagne le récit sur la plupart des sites. Surtout, une photo de la dame, qui avait bizarrement déjà servi il y a 5 ans dans une autre histoire de pseudo-lapidation nous est présentée comme portrait de Mme Mohammadi-Ashtiani (je vous laisse faire quelques recherches Google pour vous en rendre compte par vous-même). Bizarrement, certains sites vont même jusqu’à expliquer que Mme Ashtiani était enceinte de 6 mois et qu’elle a fait une fausse couche à l’annonce de son exécution… enceinte de qui, on se le demande… ! En France, Bernard Henry Lévi, dont on ne commentera plus les affinités sionistes, organise une pétition signée en grande pompe par ses fidèles. Aux Etats-Unis, Hillary Clinton s’est dite "profondément concernée" par l’affaire et a appelé l’Iran "à respecter les libertés fondamentales". Par contre, elle a omis de s’émouvoir du sort de Linda Carty, 59 ans, femme de citoyenneté britannique, vivant aux Etats-Unis et condamnée à mort par injection léthale alors qu’elle n’a cessé de crier son innocence.
Et sinon, c’est quand qu’on arrête de vous faire croire qu’on lapide des gens en Iran et surtout à Tabriz, ville de 3.6 millions d’habitants ? Que l’on soit pour ou contre la condamnation à mort, c’est une chose, mais salir l’image d’un pays comme ça pour satisfaire des objectifs politiques, c’est autre chose. Pour rappel, en Iran, il y a plus de femmes étudiantes qu’en France, plus de femmes qui travaillent et même plus de femmes qui conduisent. Le problème de la situation de la femme en Iran n’a jamais été aussi grand que dans l’esprit de la ménagère moyenne occidentale…
Pour finir, juste pour le fun, août 2010 : Les Etats-Unis arrêtent un chercheur de l’université de Princeton accusé d’avoir violé l’embargo sur l’Iran en recevant de l’argent de sa famille…

La sainte

Elle est si sainte, que celui qui ose la toucher risque de se "bruler"

la sainte république islamique d'iran .

demandez ce qu'ils en pensent les gens qui osent manifester au prix de leur vie de la sainte république islamique d'iran ?

aucune réaction du massacre

aucune réaction du massacre de Jennine
aucune réaction du massacre de Cana
aucune réaction du massacre de Falouhja
aucune réaction du massacre des enfants du Liban
aucune réaction du massacre de Gaza

il est trop tard pour croire cette bande de criminel qui réagit
par intérêt

Reponse a mohamed 14/08/2010

Vous savez cher monsieur, tant que ce n'est pas votre soeur ou votre cousine qui est en cause vous pouvez parler de la sainte republique islamique d'Iran, avec facilite, car c'est cette "sainte" republique islamique qui n'a pas hesite a assassiner cette jeune femme qui avait osee manifester contre la falsification du vote,et que le monde entier a vu baigner dans son sang.
Alors permeter moi de douter de la saintete de cette republique.

trduire les paroles

s'il voous plait ;diffuser une trduction de cette interview ..en francais .merci.

combien d'enfants en 2010

madeleine albright en 1995, elle est interrogée au cours d' une émission très suivie de la chaîne de télé CBS au sujet des conséquences du blocus criminel imposé à l' Irak
Nous avons entendu que 500 000 enfants sont morts. D' avantage qu' à Hiroshima.
Ce prix vaut - il la peine
La réponse de albright je pense que c' est un choix difficile, mais c' est le prix ... Nous pensons que ce prix vaut la peine. En effet que valent les souffrances de tout un peuple quand il s' agit de contrôler les gisements de pétrole, sources de super - profits pour les multinationales et les grandes banques.

QUAND C'EST

à Gaza Jennine Cana Falouhaja
c'est le silence

Pathétique

Pathétique! Je m'accuserais de n'importe quoi pour éviter la lapidation! Quitte à m'accuser de complicité de meurtre. La pendaison, en comparaison, c'est un moindre mal. Il y a quelque chose d'admirable dans ces gens qui, au risque d'être lapidés, bravent les lois d'un pays pour vivre leur passion. J'ai du mal à imaginer, si un Dieu existe, qu'il ait pu à la fois montrer autant d'intelligence en créant l'univers et la vie dans toute sa complexité pour ensuite vouloir la retirer pour de telles futilités. Ce n'est pas logique.

ou est l'homme avec qui elle

ou est l'homme avec qui elle a commis l'adultère

La justice souveraine du pays...

Décidemment, cette religion manque cruellement de penseurs et de philosophes de notre temps ; bref, d'Hommes ayant des yeux, des oreilles, une parole et sachant s'en servir!
Déconcertant!

La Justice souveraine du Pays :

Combien de civils musulmans sont assassinés et par jour sous les balles de nos soldas modernes ?
Et cela, depuis 2001 !
Parlons pas des 1400 phosphorés de Gaza etc
Les 9 turcs de la flottille humanitaires...
- Si je ne veux pas respecter la Loi du Pays,je le quittes . /
Ce que les islamophobes nomment " Iran ", c'est ma Sainte république Islamique d'Iran , s'il vous plaît.
Il y a internet pour comparer ,c'est comme l'étalage du souk , vous ne choisirez jamais les tomates pourries ? ben voyons !
Lâchez les babouches à mes parents !

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