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FRANCE

Près de sept Français sur dix jugent inefficace la politique de sécurité de Sarkozy

Vidéo par AFP

Texte par Dépêche

Dernière modification : 14/08/2010

Selon un sondage CSA pour l'hebdomadaire Marianne, près de 70% des Français jugent inefficace la politique menée depuis huit ans en matière de sécurité. Un chiffre qui contraste avec d'autres sondages publiés au début du mois d'août.

AFP - Approbation ou rejet des mesures sécuritaires proposées par Nicolas Sarkozy? Les sondages se suivent sur ce thème polémique, mais ne se ressemblent pas, ce qui ne signifie pas forcément qu'ils sont contradictoires, selon les sondeurs.

Depuis le 6 août, trois sondages, deux CSA et un Ifop, portant notamment sur la proposition du chef de l'Etat en matière de déchéance de nationalité pour des Français d'origine étrangère auteurs de certains crimes, font l'objet de réponses très différentes de la part des sondés.

Selon une enquête CSA publiée samedi par Marianne --hebdomadaire très critique vis-à-vis du chef de l'Etat-- cette proposition est rejetée par une majorité de Français (51%)... alors qu'elle avait été plébiscitée une semaine plus tôt, le 6 août, dans un sondage Ifop pour le Figaro, quotidien qui soutient M. Sarkozy (70 à 80% de réponses favorables).

Toujours le 6 août, une enquête CSA pour le journal communiste l'Humanité montrait également qu'une nette majorité de Français (57%) jugeait "nécessaire" cette mesure. Ce qui n'empêchait pas 55% de la trouver dans le même temps "discriminante".

Contradictions? Pas forcément, répondent en substance Jean-Daniel Lévy (CSA) et Jérôme Fourquet (Ifop).

"Tout dépend de la formulation des questions", explique M. Lévy qui juge même "complémentaires" les enquêtes. "On a passé beaucoup de temps à réfléchir à la formulation pour éviter que la réponse ne soit dans la question", ajoute-t-il.

Dans Marianne, selon le politologue, on donne aux sondés le choix entre deux types d'arguments: "un argument gouvernemental ("Vous êtes favorable à cette proposition car l'acquisition de la nationalité doit être remise en cause en cas d'acte grave") et un argument de ceux qui critiquent la proposition ("Vous êtes défavorable car tous les Français doivent être égaux devant la loi quelle que soit leur origine"). Réponses: 46% de favorables, 51% de défavorables.

"Dans ce contexte, les Français se rangent plutôt dans le deuxième type d'argument parce que l'égalité de tous devant la loi est bien ancrée chez eux", analyse M. Lévy.

Selon lui, "quand on interroge les Français sur leur rapport à l'immigration, ils sont perpétuellement tiraillés entre deux regards: celui qu'ils portent sur la France, pays des droits de l'Homme, et celui qu'ils portent sur le comportement des immigrés. Ils ont le sentiment que la situation économique est plus difficile pour les immigrés, mais que ceux-ci ne font pas toujours ce qu'il faut pour s'intégrer".

D'où, selon lui, les réponses, dans l'Humanité, de ceux qui jugent la mesure de déchéance de nationalité à la fois "nécessaire" et "discriminante".

Le directeur adjoint du département Opinion de l'Ifop pense également que tout dépend de "la formulation des questions": "il faut être précis, le sujet est complexe". Pour lui, "il n'y a pas de contradiction" avec le sondage CSA/Marianne selon lequel, par exemple, une très forte majorité de Français (69%) jugent "plutôt inefficace" le bilan de sécurité du président.

"Le fait que les Français plébiscitent les mesures préconisées par le président ne veut pas dire qu'il lui donne quitus sur sa politique sécuritaire", soutient M. Fourquet.

Il en veut pour preuve un précédent sondage Ifop du 14 juillet, réalisé au lendemain de l'intervention télévisée du chef de l'Etat. Seuls "40% des sondés l'avaient trouvé convaincant sur sa politique de lutte contre l'insécurité. Dans ce domaine, sa crédibilité s'est érodée", analyse M. Fourquet.
 

Première publication : 14/08/2010

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