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Asie - pacifique

Exclue du Steel Azin, la star du foot iranien est-elle victime d'un règlement de compte politique ?

Texte par Guillaume LOIRET

Dernière modification : 16/08/2010

Ali Karimi a été exclu hier de son club du Steel Azin de Téhéran. Motifs : insolence envers ses dirigeants et non-respect du jeûne du ramadan. Une mise à l'écart dans laquelle d'aucuns voient surtout un règlement de compte politique...

Le "Maradona asiatique" va-t-il devoir raccrocher les crampons ? Après avoir été exclu de la sélection iranienne en juin 2009, la vedette du foot iranien Ali Karimi n’est plus le bienvenu au Steel Azin. Motifs : "Il (s’est) montré désobéissant et (n’a) pas jeûné pendant le ramadan", expliquent les instances dirigeantes de ce club de Téhéran sur son site Internet.

"Nous avons été obligés de (le) mettre à la porte", précise leur communiqué, car Karimi a "insulté des cadres de la Fédération de football, ainsi que le responsable du club". Sur son site web, Ali Karimi aurait vertement critiqué le président du Steel Azin, un certain Mostafa Ajorlou, par ailleurs ex-patron de la Fédération iranienne de football.

Le meilleur buteur du championnat iranien

Si Karimi était définitivement exclu de son club, le Steel Azin se priverait de son meilleur joueur, un milieu de terrain offensif qui, "en jouant en triangle avec Mehdi Mahdavikia (…), peut pénétrer n’importe quelle défense", dit de lui son ex-entraîneur. Un buteur qui est aussi le meilleur du championnat iranien (14 réalisations la saison dernière) et, surtout, une vedette nationale.

Sacré meilleur joueur d’Asie en 2004 (il jouait alors à Dubaï), celui qu’on surnomme parfois "le Sorcier de Téhéran", comme il le dit lui-même sur son site personnel MySpace, est effectivement l’un des rares joueurs iraniens à avoir évolué dans un championnat étranger. Il est aussi le footballeur iranien le plus titré. Attaquant du Bayern Munich entre 2005 et 2007, il en est reparti avec, en poche, un titre de champion d’Allemagne (2006) pour revenir jouer à Téhéran.

Alors, se passer de sa star ? L'idée semble impossible à Hossein Hedayati, le propriétaire du Steel Azin, selon une source anonyme citée par l’agence officielle iranienne Irna.

"Je suis musulman et je crois aux questions religieuses", répond Ali Karimi à ses accusateurs. Celui-ci nie par ailleurs avoir manqué aux obligations de ramadan ou insulté des responsables sportifs. De là à penser que le dribbleur iranien est victime d'un règlement de compte politique des conservateurs au pouvoir, il n'y a alors qu'un pas...

Karimi contre Ahmadinejad ?

Tout le monde, à Téhéran, se souvient en effet de ce Corée du Sud-Iran du 17 juin 2009. Un match de qualification pour la Coupe du monde 2010 au cours duquel plusieurs joueurs iraniens, dont Karimi, arboraient au poignet un bracelet vert, couleur des opposants à la réélection très contestée de Mahmoud Ahmadinejad cinq jours plus tôt. Une initiative qui, vue à la télévision iranienne, avait valu aux quatre footballeurs une exclusion définitive de l'équipe nationale.

"Mieux vaut connaître les faits, mais cette exclusion semble bien être le prolongement de celle de 2009, commente l’historien du sport Jean Durry, avant de poursuivre : le sport est politiquement intéressant s’il produit des résultats, pas s’il met en cause le pouvoir".

Alors, faut-il voir dans le renvoi de Karimi du Steel Azin un geste politique ? Le très conservateur dirigeant du club a-t-il voulu se débarrasser d’un joueur un peu trop libéral en utilisant un argument imparable - celui de ne pas avoir respecté le jeûne de ramadan ? Le fait que Mostafa Ajorlou ait fait carrière chez les Gardiens de la révolution (les fameux Pasdarans), la milice du régime de Téhéran, pourrait plaider en ce sens.

"la controverse suit Karimi partout où il va"

L'affaire n'est pourtant pas si simple. S'il appartient au corps des Pasdarans, Ajorlou n’est pas le méchant conservateur que tout semble désigner. En effet, celui-ci compte aussi parmi les sympathisants du leader de l’opposition, Mir-Hossein Moussavi. Une grave erreur pour un membre des Gardiens de la révolution : en juillet dernier, leur leader, Mohammad-Ali Jaafari, avait menacé de les exclure, selon la télévision iranienne Jaras-TV.

Chez les supporters de foot iraniens, certains s’étonnent de l’exclusion du joueur : "On peut être viré si on ne jeûne pas pendant le ramadan ?!", écrivait ainsi dimanche Persian Ghost sur le forum du site Internet www.persianfootball.com. Un autre affirmait lui : "(Karimi) a des problèmes avec [son] club car Ajorlou est un imbécile du régime. Il (Karimi) est anti-République islamique, et il n’a pas peur de le montrer". Une majorité de réactions condamnait toutefois l’attitude du joueur, "excentrique", "grande gueule" et "jamais content", d’après les internautes. "La question, selon l’un d’eux, est plutôt : 'Pourquoi la controverse suit Karimi partout où il va… (…) ? À 32 ans, ça ne peut plus être toléré'."

Première publication : 16/08/2010

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