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Asie - pacifique

Téhéran repousse l'offre du Brésil d'accorder l'asile à Sakineh Mohammadi Ashtiani

Texte par Dépêche

Dernière modification : 02/01/2011

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a refusé la proposition du Brésil d'accueillir Sakineh Mohammadi Ashtiani, une Iranienne condamnée à mort par lapidation en Iran dont le cas suscite une vive émotion en Occident.

REUTERS - Le président Mahmoud Ahmadinejad a rejeté mardi l'offre de son homologue brésilien d'accorder l'asile à une Iranienne condamnée à mort par lapidation pour double adultère et complicité de meurtre de son mari.

Le verdict de la justice iranienne à l'encontre de Sakineh Mohammadi Ashtiani, une veuve d'origine azérie et mère de deux enfants, a suscité une émotion considérable en Occident.

Début août, le président Luiz Inacio Lula da Silva, qui a noué des relations de proximité avec Mahmoud Ahmadinejad, lui a offert l'asile au Brésil, une proposition refusée par le ministère iranien des Affaires étrangères au motif, selon son porte-parole, que le chef d'Etat brésilien n'aurait pas fourni suffisamment d'éléments d'information sur la formule avancée.

Dans un entretien diffusé lundi soir sur la chaîne de télévision officielle iranienne de langue anglaise Press TV, Mahmoud Ahmadinejad déclare: "Je pense qu'il n'est pas nécessaire de créer des ennuis au président Lula et d'envoyer (cette femme) au Brésil.

"La décision relève en dernier ressort de la justice, et les juges sont indépendants (en Iran). J'ai toutefois évoqué (cette offre) avec le responsable de l'appareil judiciaire, et ce dernier n'est pas d'accord (avec la proposition)".

Au Brésil, le principal conseiller diplomatique de Lula, Marco Aurelio Garcia, a déclaré que le Brésil continuerait à chercher à sauver l'Iranienne en précisant que Brésilia en faisait "une affaire politique".

Une autre source gouvernementale brésilienne a toutefois émis, sous le sceau de l'anonymat, des doutes quant aux chances de succès des efforts déployés par le Brésil.

Sakineh Mohammadi Ashtiani avait été condamnée une première fois en 2006 à recevoir 99 coups de fouet, accusée d'avoir eu deux relations extra-conjugales. Mais lors d'un second procès, en septembre, elle a été reconnue coupable d'avoir participé indirectement à l'assassinat de son mari.

Sa condamnation a été suspendue par la justice iranienne dans l'attente d'un nouvel examen de son cas, qui a suscité ces derniers mois une mobilisation à l'échelle internationale.

Mercredi dernier, la femme a fait des aveux partiels à la télévision publique iranienne, en reconnaissant avoir eu une liaison avec le cousin de son mari, qui aurait conçu et exécuté le meurtre.

Les autorités iraniennes ont suspendu l'exécution de la sentence de mort en attendant une nouvelle étude du dossier par la justice.

Première publication : 18/08/2010

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