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Téhéran repousse l'offre du Brésil d'accorder l'asile à Sakineh Mohammadi Ashtiani
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a refusé la proposition du Brésil d'accueillir Sakineh Mohammadi Ashtiani, une Iranienne condamnée à mort par lapidation en Iran dont le cas suscite une vive émotion en Occident.
REUTERS - Le président Mahmoud Ahmadinejad a rejeté mardi l'offre de son homologue brésilien d'accorder l'asile à une Iranienne condamnée à mort par lapidation pour double adultère et complicité de meurtre de son mari.
Le verdict de la justice iranienne à l'encontre de Sakineh Mohammadi Ashtiani, une veuve d'origine azérie et mère de deux enfants, a suscité une émotion considérable en Occident.
Début août, le président Luiz Inacio Lula da Silva, qui a noué des relations de proximité avec Mahmoud Ahmadinejad, lui a offert l'asile au Brésil, une proposition refusée par le ministère iranien des Affaires étrangères au motif, selon son porte-parole, que le chef d'Etat brésilien n'aurait pas fourni suffisamment d'éléments d'information sur la formule avancée.
Dans un entretien diffusé lundi soir sur la chaîne de télévision officielle iranienne de langue anglaise Press TV, Mahmoud Ahmadinejad déclare: "Je pense qu'il n'est pas nécessaire de créer des ennuis au président Lula et d'envoyer (cette femme) au Brésil.
"La décision relève en dernier ressort de la justice, et les juges sont indépendants (en Iran). J'ai toutefois évoqué (cette offre) avec le responsable de l'appareil judiciaire, et ce dernier n'est pas d'accord (avec la proposition)".
Au Brésil, le principal conseiller diplomatique de Lula, Marco Aurelio Garcia, a déclaré que le Brésil continuerait à chercher à sauver l'Iranienne en précisant que Brésilia en faisait "une affaire politique".
Une autre source gouvernementale brésilienne a toutefois émis, sous le sceau de l'anonymat, des doutes quant aux chances de succès des efforts déployés par le Brésil.
Sakineh Mohammadi Ashtiani avait été condamnée une première fois en 2006 à recevoir 99 coups de fouet, accusée d'avoir eu deux relations extra-conjugales. Mais lors d'un second procès, en septembre, elle a été reconnue coupable d'avoir participé indirectement à l'assassinat de son mari.
Sa condamnation a été suspendue par la justice iranienne dans l'attente d'un nouvel examen de son cas, qui a suscité ces derniers mois une mobilisation à l'échelle internationale.
Mercredi dernier, la femme a fait des aveux partiels à la télévision publique iranienne, en reconnaissant avoir eu une liaison avec le cousin de son mari, qui aurait conçu et exécuté le meurtre.
Les autorités iraniennes ont suspendu l'exécution de la sentence de mort en attendant une nouvelle étude du dossier par la justice.



























Commentaires (6)
au Usa on condamne à mort et
au Usa on condamne à mort et on tue mais cmme lafontaine aimait à dire, le lion a toujours raison; son cas est toujours excusable
chaccun sait et pense avoir le droit de s´émouvoir sur l´irak
la peine de mort est une peine d´un autre monde , mais les pays donneurs de lecons devraient apprendre à prêcher par l´exemple
je souhaite que cette femme ne soit pas pendue et qu´elle obtienne une autre peine ......
pas un mot des politiques et médias
Au pays de la révolution française qui a mis fin au féodalisme et à la servitude en propageant à travers le monde les mots de « Liberté – Egalité – Fraternité » ; à Paris, capitale d’un pays qui a résisté hautement pour se libérer de la barbarie d’une armée occupante féroce et brutale ; depuis vos bureaux à l’Elysée ou ceux du Quai d’Orsay – j’espère que vous lirez ma lettre.
Dans l’un de ces bureaux, ma mère a été finalement reçue afin de discuter des moyens pour obtenir ma libération.
Nous savons tous que la démocratie fonde le respect de la diversité des êtres humains. Elle définit les bases légales qui accordent à chacun des droits et des devoirs. Elle prône l’égalité des droits humains et refuse absolument d’établir des différences négatives et ségrégatives selon la couleur de la peau, l’origine, la religion, etc.
Comme citoyen franco-palestinien, je pensais que les autorités françaises se devaient de me protéger (comme elles le font pour tous nos compatriotes français injustement en difficulté dans le monde) alors que je vis dans un pays sous occupation militaire décidée par un gouvernement qui refuse obstinément de reconnaître et d’appliquer le droit international.
Il semblerait que ce gouvernement, le gouvernement israélien, vous ait convaincu que le seul moyen pour moi de retrouver la liberté n’était pas que, lui, fasse, ce qu’il devrait faire pour cela mais qu’en plus de l’injustice que je subis que, moi, je fasse un acte d’humiliation supplémentaire : que je présente des « regrets » devant un tribunal militaire d’occupation.
Je voudrais vous poser une seule question : aurait-il été acceptable pour vous que les résistants français, pendant la seconde guerre mondiale, « regrettent » leurs actes devant des tribunaux d’occupation ou de collaboration ?
Si on ne peut comparer terme à terme les deux situations, il n’en reste pas moins que la Palestine vit aussi sous occupation étrangère depuis maintenant 62 ans. Une occupation brutale qui multiplie les meurtres, qui construit des murs, qui assiège et colonise, qui expulse le plus possible de Palestiniens de leur terre ou de leurs maisons, surtout à Jérusalem-Est où je vis avec ma famille.
Devant cette occupation que vit mon peuple, je ne peux rester ni indifférent ni me taire. Je suis né et j’ai grandi dans un pays occupé et, parce que je ne peux pas me taire, je suis depuis plus de 5 ans en prison. Comment pourrais-je accepter cette occupation que vous-même avez condamnée ? C’est mon droit que de la refuser.
Dans ces conditions il n’est pas pensable une seule minute, qu’en plus de tout cela que je subis, j’en vienne à « regretter » ou à « m’excuser » de quoi que ce soit devant un tribunal militaire d’occupation.
Je soutiens la résistance légitime de mon peuple qui bénéficie de la solidarité des gens libres à travers le monde.
Bien à vous,
Salah Hamouri
Prison de Guilboa
Section 4
Le 14 juillet 2010
Lapidation
Je déplore ces actes d'un autre âge, mais vous parlez de L'Iran, mais vous ne dites rien sur l'Arabie Saoudite pourquoi ? pourtant là-bas aussi on lapide et on tue etc..pourquoi 2 poids 2 mesures ? l'Arabie c'est mon ami et pas l'Iran ?
Que disent les lecteurs...
Les lecteurs, dont je fais parti, aimeraient bien dire beaucoup de choses mais il faudrait le talent d'un Montesquieu pour se faire entendre!
monsieur anonyme l iran est
monsieur anonyme
l iran est un pays souverain,avec sa propre justice.on ne sait pas peut etre elle est coupable de complicite de meutre.je ne suis pas d accord avec la lapidation .mais si elle est coupable elle doit payer.les criminels ne court pas les rues en france.c est por cela que vos prisons debordent comme aux etats unis.ou les excutions sont monaies courantes,surtout si on n est pas blanc
Téhéran repousse l'offre du Brésil d'accorder l'asile à Sakineh
Qu'en disent aujourd'hui tous ces lecteurs d’habitude si prompts à s'offusquer de nos moeurs occidentales? Je les trouve bien silencieux à propos de cette malheureuse affaire aussi anachronique que terrifiante!
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