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Asie - pacifique

Le célèbre trafiquant d'armes russe Viktor Bout va être extradé vers les États-Unis

Texte par Dépêche

Dernière modification : 20/08/2010

Surnommé le "marchand de mort" et accusé par Washington d'avoir fourni des armes aux FARC, Viktor Bout est détenu depuis 2008 à Bangkok. La justice thaïlandaise a accepté de l'extrader vers les Etats-Unis. Moscou a convoqué l'ambassadeur thaïlandais.

AFP - Une cour d'appel thaïlandaise a accepté vendredi la requête des Etats-Unis d'extrader pour terrorisme le célèbre trafiquant d'armes russe Viktor Bout, surnommé le "marchand de mort", après plus de deux ans de procédure.

Viktor Bout, ancien officier de l'armée de l'air soviétique qui aurait inspiré le personnage incarné par Nicolas Cage dans le film "Lord of war", est détenu depuis mars 2008 à Bangkok, mais la demande d'extradition avait été rejetée par un tribunal en première instance l'an passé.

"La cour a décidé de le maintenir en détention pour qu'il soit extradé aux Etats-Unis", a déclaré le juge Jitakorn Patanasiri, ajoutant que la procédure devait prendre moins de trois mois.

"Le dossier n'est pas politique, il est criminel", a ajouté le magistrat.

Parlant six langues, connu sous au moins sept alias différents, Bout risque la prison à vie aux Etats-Unis s'il est jugé coupable de terrorisme, notamment complot visant à fournir des armes à une organisation terroriste, complot visant à tuer des officiers américains et complot pour acquérir des missiles anti-aériens.

Agé de 43 ans, il avait été arrêté dans un hôtel de Bangkok après avoir rencontré des agents américains qui s'étaient fait passer pour des responsables des Farc (guérilla colombienne) cherchant à acheter des armes.

Un tribunal avait refusé l'an passé de l'extrader, arguant que la Thaïlande ne considère pas les Farc comme une organisation terroriste. Une décision alors saluée par Moscou.

Mais Washington n'avait eu de cesse, depuis, de faire pression sur son allié asiatique pour obtenir l'extradition de celui qu'ils décrivent comme "l'un des trafiquants d'armes les plus prolifiques du monde".

Jeudi, le département d'Etat avait ainsi rappelé l'importance de ce dossier dans un courrier à l'ambassadeur de Thaïlande aux Etats-Unis. "Nous estimons avoir présenté suffisamment de preuves significatives pour justifier cette extradition", avait indiqué son porte-parole Philip Crowley.

Alla Bout, épouse de l'accusé, a condamné vendredi une décision "politique" prise "sous la pression des Etats-Unis". "Nous comptons beaucoup sur l'aide de la partie russe (...). Les autorités russes doivent demander à la Thaïlande de revoir sa décision", a-t-elle par ailleurs déclaré à l'agence Interfax.

Sa fille, qui assistait à l'audience, a fondu en larmes. Bout, moustache soignée et vêtu du pyjama rouge des détenus, a de son côté semblé contrarié par la décision mais a refusé de parler aux journalistes alors qu'il quittait la salle d'audience, poignets et chevilles entravés.

La justice américaine l'accuse d'avoir utilisé une flotte d'avions cargos pour transporter armes et équipements en Afrique, en Amérique du Sud et au Moyen-Orient, affirmant qu'il a ainsi alimenté des conflits en Afghanistan, Angola, République démocratique du Congo, ainsi qu'au Rwanda et au Soudan.

Les Etats-Unis l'ont aussi lié à l'ex-président du Liberia Charles Taylor, actuellement jugé à la Haye pour son rôle dans la guerre civile en Sierra Leone entre 1991 et 2001, qui a fait 120.000 morts.

Bout, détenu sous haute sécurité dans une prison de la banlieue de Bangkok, nie ces accusations. En février, la justice américaine avait indiqué qu'elle réclamerait aussi son extradition pour blanchiment d'argent et fraude. Une audience est prévue sur cette partie du dossier le 4 octobre.

Première publication : 20/08/2010

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