Dernière modification : 26/08/2010 

- Nicolas Sarkozy - Politique française - UMP


Sarkozy remotive ses troupes lors de la rentrée ministérielle

Nicolas Sarkozy a remotivé ses troupes lors du premier Conseil des ministres de l'année scolaire, qui s'est tenu ce mercredi à l’Élysée. L'offensive sécuritaire du gouvernement a soulevé un vent de critiques, y compris au sein de sa majorité.

Par Aude SOUFI (vidéo)
FRANCE 24 (texte)
 

Malgré les critiques, Nicolas Sarkozy veut garder le cap et demande à ses ministres de "ne pas tomber dans la confrontation stérile". Selon le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, le chef de l’État a profité du premier Conseil des ministres de l’année scolaire qui s'est déroulé ce mercredi à l'Élysée pour demander aux ministres de ne pas "céder à ceux qui cherchent la polémique systématique".

Le président a également "rappelé aux ministres que la politique que le gouvernement menait était une politique équilibrée" et "a demandé à chacun de la mettre en oeuvre, ni plus ni moins", a rapporté M. Chatel.

Cette rentrée gouvernementale intervient dans un contexte tendu, du fait des critiques soulevées par l’offensive sécuritaire menée par Nicolas Sarkozy et certains de ses proches.

Après la gauche et les associations de défense des droits de l'Homme, la presse étrangère, la Commission européenne, le Comité pour l'élimination de la discrimination raciale (Cerd) des Nations unies ou encore, ce week-end, des représentants de l'Église catholique, Christine Boutin, Dominique de Villepin, Jean-Pierre Raffarin et Rachida Dati ont ainsi exprimé leur désaccord à l'égard des choix effectués par le chef de l'État.

"Pas question de changer de cap malgré la controverse"

Par Melissa Bell, envoyée spéciale à l'Elysée, 25/08 - 13H GMT+2

La politique de Nicolas Sarkozy "n'est pas la politique de la droite", a ainsi déclaré Dominique de Villepin sur RTL, mardi. Avant d'ajouter : "Est-ce que les gaullistes se retrouvent dans cette politique ? Est-ce que les démocrates-chrétiens se retrouvent dans cette politique ? Est-ce que les catholiques sociaux, les catholiques de gauche, se retrouvent dans cette politique ? [...] Vous pensez qu'Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin, Jacques Chirac sont à l'aise avec cette politique...?"

"Dérive droitière"

Dans une tribune publiée par le quotidien "Le Monde", l'ancien Premier ministre a également dénoncé la multiplication des expulsions de Roms, estimant qu'il y avait "aujourd’hui sur notre drapeau une tache de honte". Après avoir lancé en juin son propre parti, République solidaire, Dominique de Villepin a toutefois renouvelé en juillet son adhésion à l'UMP, dont il dit rester un membre "serein".

Sur RMC, Jean-Pierre Raffarin, sénateur UMP et ancien Premier ministre, a critiqué "une dérive droitière qu'il convient de corriger" et des "propositions absurdes" sur le thème de la sécurité.

Écartée du gouvernement en 2009, Christine Boutin a, quant à elle, fait état d'une "fêlure" entre le Parti chrétien-démocrate et l'UMP, relançant l'hypothèse d'une scission entre les deux formations, actuellement alliées. Ancienne ministre de la Justice, Rachida Dati a également appelé à cesser de "stigmatiser les Français issus de la diversité".

Syndiquer le contenuDéchéance de la nationalité : jusqu'où va-t-on aller ?

Une partie de la majorité "heurtée" par les annonces sécuritaires

Au-delà de ces "figures" de la droite, d'autres responsables politiques sont sortis de leur réserve, au cours de l'été, pour traduire le malaise d'une partie de la majorité. Sur son blog, le député UMP des Yvelines et représentant de l'électorat catholique Étienne Pinte s'est dit "opposé" aux propositions de déchoir de leur nationalité des Français d'origine étrangère ou d'emprisonner des parents de mineurs délinquants. "Nous sommes confrontés à de graves problèmes, mais ces réponses ne sont pas les bonnes, écrit-il. En ce qui concerne les populations roms, il est faux de dire qu'elles ne veulent pas s'intégrer [...]. Attention à ne pas alimenter le communautarisme."

Yannick Favennec, député UMP, s'est dit "très mal à l'aise" à l’égard des annonces de la droite, qui "heurtent sa sensibilité humaniste et centriste". Marc Bernier, également député, a dénoncé des propositions "inapplicables et choquantes" alors que le sénateur Philippe Dallier s'est déclaré "inquiet que l'UMP se focalise uniquement sur la sécurité".

D'autres, tels que le Premier ministre François Fillon ou le président du groupe UMP à l'Assemblée Jean-François Copé, ont préféré garder le silence et s'abstenir de tout commentaire.

Commentaires (9)

Mr Lang affirmer que les

Mr Lang
affirmer que les francais veulent plus de précarité, d´insécurité moins de logements etc... ce qui est la conséquence des incompétences politiques me semble un peu curieux...
vous pouvez toujours argumenter que sarko a été vôté mais ont ils vraiement le choix ? existe-t- il une difference entre la gauche et la droite?......

La Politique Sécuritaire

N' en déplaise à toutes les bonnes et les mauvaises âmes, c' est la politique que demande les français dans leur majorité.

2012

vivement 2012 , qu on vire tout ce beau monde

Sarko est tellement encré

Sarko est tellement encré dans sa strategie de marchandage d´illusion et de médecine de symptomes qu´il n´a pas d´autre alternative ue de continuer...
quand il y a de l´insécurité on ne reflechi pas aux solutions durables; on crée des lois encore plus repressives, on expulse on remplace les administrateurs par des policiers etc pour donner l´illusion de travailler
et chaque fois c´est la même chose, il prétend être dans l´actions, ce types de traitements avec des faux médicaments ont toujours des conséquences très grâves à l´avenir...
il faut une réforme démocratique profonde afin que des démaguogues et des rethoriciens ne se retrouvent plus à nous gouverner... ces aussi valable pour les autres hommes politiques
c´est la raison pour laquelle les problêmes vont de mal en pire
pouvoir d´achat, sécurité( conséquences de la précarité), logement etc..
en plus pour des petits criminels, on s´empresse de faire des lois dures du genre, perte de nationalité etc...
mais quand un grand criminel sur le dos du contribuable fait un voyage à 100000 euros, la seule punition c´est la démission...
il faut arrêter le massacre.

Continuez !

Monsieur le Président, ne lâchez pas prise, de nombreux français sont derrière vous et approuvent vos mesures relatives à l'immigration et à l'insécurité. Continuez dans cette voie et ne donnez pas prise aux bien-pensants, aux donneurs de leçons et à tous vos détracteurs !

echec politique

Il l'a voulu,il l'a trouvé,tout ce qu'il a détruit depuis trois ans déjà;qu'il assume sa politique d'échecs consécutifs;UMPFN!!!

La fin d'un président...

Je me demande tout le temps comment c'est arrivé que le peuple français ait voté pour un president tel Sarko, je pense que c la plus grande stupidité commise par tout un peuple...Mais je pense que les français commencent à se rendre compte de cette erreur (Heureusement ça ne durera pas plus de 4 ans et esperons moins...).

LE PRESIDENT

Une rentrée difficile pour le Président et nous notre renrée est comment plus que difficile pour le travail, donc les finances mais le Président sa fin de mois pas de soucis.Vivement une sortie non difficile en 2012.

Sarko chef du FN?

Sarko chef du FN?

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