Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Côte d'Ivoire : fin des audiences de la CDVR

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Les temps forts de la Fashion Week à Paris

En savoir plus

FOCUS

Italie : le phénomène Renzi

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Hubert Reeves, président de "Humanité et biodiversité"

En savoir plus

DÉBAT

France - budget 2015 : le gouvernement serre la ceinture (Partie 2)

En savoir plus

DÉBAT

France - budget 2015 : le gouvernement serre la ceinture (Partie 1)

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Narendra Modi à la conquête des États-Unis

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Guerre des nerfs"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Ebola : ne pas oublier l'Afrique

En savoir plus

  • Le Dalaï-lama privé de visa : le sommet des Nobel de la paix du Cap annulé

    En savoir plus

  • Assassinat d'Hervé Gourdel : quinze personnes visées par des poursuites judiciaires

    En savoir plus

  • Les députés turcs se prononcent sur une intervention contre l'EI

    En savoir plus

  • Bourse de Tokyo : un trader fait une bourde à 617 milliards de dollars

    En savoir plus

  • Mondial-2015 : des footballeuses partent en guerre contre la Fifa

    En savoir plus

  • Equipe de France : Gignac et Payet retrouvent les Bleus

    En savoir plus

  • Quand les touristes chinois découvrent la fronde à Hong Kong

    En savoir plus

  • Le chef de Boko Haram revient à la vie... pour la quatrième fois

    En savoir plus

  • Décès du père d'un journaliste harcelé par un hacker israélien

    En savoir plus

  • Arrestation d’"El H", le baron de la drogue qui valait 5 millions de dollars

    En savoir plus

  • Ebola, EI, coronavirus : la Mecque sous haute surveillance pour le Hadj

    En savoir plus

  • En images : les ratés du Secret Service de la Maison Blanche

    En savoir plus

  • Juppé contre Sarkozy : Chirac choisit son ancien Premier ministre

    En savoir plus

  • Nicolas Sarkozy propose un contrat de cinq ans pour les fonctionnaires

    En savoir plus

  • Ebola au Liberia : les chiffres de l'OMS sont "faux", affirme Ellen Johnson Sirleaf

    En savoir plus

FRANCE

Sarkozy remotive ses troupes lors de la rentrée ministérielle

Vidéo par Aude SOUFI

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 26/08/2010

Nicolas Sarkozy a remotivé ses troupes lors du premier Conseil des ministres de l'année scolaire, qui s'est tenu ce mercredi à l’Élysée. L'offensive sécuritaire du gouvernement a soulevé un vent de critiques, y compris au sein de sa majorité.

Malgré les critiques, Nicolas Sarkozy veut garder le cap et demande à ses ministres de "ne pas tomber dans la confrontation stérile". Selon le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, le chef de l’État a profité du premier Conseil des ministres de l’année scolaire qui s'est déroulé ce mercredi à l'Élysée pour demander aux ministres de ne pas "céder à ceux qui cherchent la polémique systématique".

Le président a également "rappelé aux ministres que la politique que le gouvernement menait était une politique équilibrée" et "a demandé à chacun de la mettre en oeuvre, ni plus ni moins", a rapporté M. Chatel.

Cette rentrée gouvernementale intervient dans un contexte tendu, du fait des critiques soulevées par l’offensive sécuritaire menée par Nicolas Sarkozy et certains de ses proches.

Après la gauche et les associations de défense des droits de l'Homme, la presse étrangère, la Commission européenne, le Comité pour l'élimination de la discrimination raciale (Cerd) des Nations unies ou encore, ce week-end, des représentants de l'Église catholique, Christine Boutin, Dominique de Villepin, Jean-Pierre Raffarin et Rachida Dati ont ainsi exprimé leur désaccord à l'égard des choix effectués par le chef de l'État.

La politique de Nicolas Sarkozy "n'est pas la politique de la droite", a ainsi déclaré Dominique de Villepin sur RTL, mardi. Avant d'ajouter : "Est-ce que les gaullistes se retrouvent dans cette politique ? Est-ce que les démocrates-chrétiens se retrouvent dans cette politique ? Est-ce que les catholiques sociaux, les catholiques de gauche, se retrouvent dans cette politique ? [...] Vous pensez qu'Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin, Jacques Chirac sont à l'aise avec cette politique...?"

"Dérive droitière"

Dans une tribune publiée par le quotidien "Le Monde", l'ancien Premier ministre a également dénoncé la multiplication des expulsions de Roms, estimant qu'il y avait "aujourd’hui sur notre drapeau une tache de honte". Après avoir lancé en juin son propre parti, République solidaire, Dominique de Villepin a toutefois renouvelé en juillet son adhésion à l'UMP, dont il dit rester un membre "serein".

Sur RMC, Jean-Pierre Raffarin, sénateur UMP et ancien Premier ministre, a critiqué "une dérive droitière qu'il convient de corriger" et des "propositions absurdes" sur le thème de la sécurité.

Écartée du gouvernement en 2009, Christine Boutin a, quant à elle, fait état d'une "fêlure" entre le Parti chrétien-démocrate et l'UMP, relançant l'hypothèse d'une scission entre les deux formations, actuellement alliées. Ancienne ministre de la Justice, Rachida Dati a également appelé à cesser de "stigmatiser les Français issus de la diversité".

Une partie de la majorité "heurtée" par les annonces sécuritaires

Au-delà de ces "figures" de la droite, d'autres responsables politiques sont sortis de leur réserve, au cours de l'été, pour traduire le malaise d'une partie de la majorité. Sur son blog, le député UMP des Yvelines et représentant de l'électorat catholique Étienne Pinte s'est dit "opposé" aux propositions de déchoir de leur nationalité des Français d'origine étrangère ou d'emprisonner des parents de mineurs délinquants. "Nous sommes confrontés à de graves problèmes, mais ces réponses ne sont pas les bonnes, écrit-il. En ce qui concerne les populations roms, il est faux de dire qu'elles ne veulent pas s'intégrer [...]. Attention à ne pas alimenter le communautarisme."

Yannick Favennec, député UMP, s'est dit "très mal à l'aise" à l’égard des annonces de la droite, qui "heurtent sa sensibilité humaniste et centriste". Marc Bernier, également député, a dénoncé des propositions "inapplicables et choquantes" alors que le sénateur Philippe Dallier s'est déclaré "inquiet que l'UMP se focalise uniquement sur la sécurité".

D'autres, tels que le Premier ministre François Fillon ou le président du groupe UMP à l'Assemblée Jean-François Copé, ont préféré garder le silence et s'abstenir de tout commentaire.

Première publication : 24/08/2010

  • FRANCE

    "Je crains que la majorité de 2007 ne s’éparpille"

    En savoir plus

  • FRANCE

    Hortefeux justifie sa politique sécuritaire en s'attaquant aux "bien pensants"

    En savoir plus

  • FRANCE

    Le tout sécuritaire, une stratégie à quitte ou double

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)