- Patrimoine - Patrimoine mondial de l'Unesco
Cordouan, un trésor en pleine mer
Pour garder la forme on peut monter les 311 marches du phare de Cordouan en Gironde et plonger dans 400 ans d'histoire.
A 7 kilomètres des côtes, au large de l'estuaire de la Gironde règne un chef d’œuvre du patrimoine maritime français : le phare de Cordouan. L'accès n'est possible qu'à marée basse et la traversée d'environ 1 heure n'empêche pas le flot de visiteurs.
"Bonjour tout le monde, bienvenu au Phare de Cordouan." Dit le gardien du phare aux visiteurs.
Jean Paul Eymond est le gardien du phare, depuis plus de 30 ans, il a plus aujourd'hui des allures de conservateur.
"Je vais vous faire un commentaire, allez-y, avancez.
Lorsque le phare fonctionnait à vapeur de pétrole jusqu'en 1948, les gardiens de phare montaient leur réserve de pétrole par l'intermédiaire de ce puis que vous avez au centre du phare et qui va jusqu'au sommet. Vous avez 301 marches pour aller jusqu'à la galerie supérieure, et ne cherchez pas l'ascenseur derrière la porte, vous ne le trouverez pas." Explique Jean-Paul Eymond.
Si aujourd'hui en France les phares sont automatisés, et ne nécessitent plus de présence humaine, ici 5 gardiens se relaient pour assurer la préservation du dernier phare en mer encore habité.
"Nous nous trouvons dans la lanterne, qui a été automatisée définitivement depuis cette année, depuis janvier 2010 et nous sommes à environ 60 mètres de hauteur et il est visible à 22 miles nautiques, soit 40 kilomètres par temps clair." Explique Jean-Paul Eymond.
"On a ici une construction qui n'a rien à voir avec les phares traditionnels français qui sont en général des phares assez massifs. Ici, on a un phare qui a été entièrement sculpté et qui fait penser aux châteaux de la Loire, au palais de Versailles, on a vraiment quelque chose d'un peu renaissance, très élaboré." Raconte Jean-Marie Calbet, le président de l'association pour la sauvegarde du phare de Cordouan.
Construit sur un îlot rocheux et Classé monument historique en 1862, celui qu'on surnomme le Versailles de la mer est unique au monde.
"Dans ce phare on a une chapelle qui est une vraie chapelle, telle qu'on peut l'imaginer, avec ses vitraux qui datent de 1855, son hôtel.
Ce qui est intéressant également ici, c'est le plafond qui est un plafond à caissons. Souvent, dans les bâtiments renaissance, le plafond à caissons était peint en trompe l'oeil, ici on a des caissons qui sont taillés dans la pierre." Ajoute Jean-Marie Calbet.
Edifié à la demande du roi Henri 3 en 1584, la construction s'achèvera 27 ans plus tard et fera ensuite l'objet de nombreuses restaurations.
"Ce qui est exceptionnel en fait dans cette tour, c'est la dimension des salles, on a de très grandes salles et ça c'est totalement unique. On est ici dans l'appartement du roiqui est une salle entièrement recouverte de marbre au sol. Ce qui est intéressant, ce sont les monogrammes que vous avez en haut des pilastres : MLT : Marie Thérèse et Louis, qui en fait commémore la participation du roi Louis XIV à la restauration de cette salle.
Ce qui a permis que ça dure aussi longtemps c'est le fait que c'est isolé au milieu de l'eau et donc d'un accès difficile, et du coup le phare on le retrouve en 2010 comme il était en 1611." Conclut Jean-Marie Calbet.
Adresse :
Association pour la Sauvegarde du phare de Cordouan
www.asso-cordouan.fr
Compagnies maritimes assurant les traversées pour la visite :
Au départ de la Point de Grave :
www.vedettelaboheme.com
Au départ de Royan :
www.croisierelasirene.com
www.royancroisieres.fr
www.promenade-en-mer.com

























Commentaires (1)
Bonjour, l'article est très
Bonjour, l'article est très intéressant, mais je suis frappé par la présence de fautes d'orthographe grossières: "BienvenU à Cordouan", "Une chapelle et son hôtel"... Décevant de la part de journalistes, non?
A méditer, merci.
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