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Sports

Le rideau tombe sur un mercato sans relief

Texte par Emmanuel VERSACE

Dernière modification : 31/08/2010

Le mercato de l'été 2010 qui s'est achevé ce 31 août ne restera pas dans les annales. Peu de gros coups, moins de gros chèques : la crise est passée par là. Même si elle en a épargné certains...

Comparé à la saison dernière, le mercato 2010-2011 paraît bien fade. Si les zéros continuent de s'accumuler sur les chèques des transferts et des salaires des joueurs, la crise est, toutefois, bel et bien passée par là. Exemple de ces temps difficiles : Manchester United n’a ouvert son porte-monnaie pour ne recruter qu'un seul joueur, le jeune Mexicain Javier Hernandez (10 millions d’euros). Certes, certaines écuries n'ont pas regardé à la dépense, comme Manchester City, qui est allé jusqu'à débourser 150 millions d'euros pour renouveler son effectif. Mais en 2010, de telles folies restent du domaine de l'exception...


France : OL et OM, premiers clients de L1

Sur le marché des transferts, les clubs français naviguent entre deux eaux. Comme l’an passé, même si on est très loin des records enregistrés alors, Lyon et Marseille ont été les plus actifs du mercato "made in Ligue 1". Le transfert le plus retentissant est bien évidemment celui de Yoann Gourcuff, passé de Bordeaux aux côtes du Rhône pour 22 millions d'euros, soit le plus gros transfert français de l'été. Vient ensuite celui d'André-Pierre Gignac, l’enfant de Martigues, qui opère un retour aux sources en quittant Toulouse pour rejoindre la Canebière et le Vélodrome, pour 16 millions d’euros. Seize millions d'euros, c'est aussi, à 500 000 unités près, le prix qu’a payé le club de Margarita Louis-Dreyfus pour s'attacher les services de l’attaquant international, et ancien niçois, Loïc Rémy (15,5 millions d’euros).

Du côté des départs, le feuilleton "Hatem n’attend plus" a pris fin dimanche dernier. Le prodige en devenir, Hatem Ben Arfa, a levé son piquet de grève et enfin posé ses valises au pays des "Geordies", à Newcastle United. Ses problèmes relationnels devraient se résoudre au contact du furieux Joey Barton… Sur le Vieux Port, l'autre série de l'été, "Plus belle la vie à Fenerbahçe", avait trouvé son épilogue un peu plus tôt. Mi-août, le capitaine de l’OM et meilleur buteur du club la saison dernière, Mamadou Niang (33 ans) a pris la direction d'Istanbul. Bloquée un temps par Didier Deschamps, sa demande a fini par aboutir (en échange de 8 millions d’euros) lorsque le club turc s'est fait sortir des qualifications pour la Ligue des champions. Quant à la dernière destination en vogue chez les joueurs français en pré-retraite, elle s'appelle cet été le Panathinaïkos. Après Djibril Cissé, le club grec a vu arriver Jean-Alain Boumsong et Sidney Govou, en fin de contrat à Lyon.

 

Le Barça fait ses emplettes, le Real dégraisse le mammouth

Au revoir et merci. David Villa serait bien resté en Andalousie, mais c’est son club qui l’a prié de sauter le pas et de rejoindre le Barça. Endetté à hauteur de 500 millions d’euros, Valence sait sans doute déjà quel usage il va faire des 40 millions d’euros que lui a rapporté le transfert de son ancienne vedette. Reste qu'en Catalogne, tout le monde ne s’est pas réjoui de l’arrivée du buteur de la Roja. Ainsi, Zlatan Ibrahimovic, qui avait quitté l'Inter Milan pour rejoindre le FC Barcelone l'an dernier, a-t-il préféré reprendre la direction de la Lombardie (moyennant 22 millions d’euros), pour évoluer cette fois sous les couleurs de l'AC Milan. "Z " ne rentrait plus dans les plans de l’entraîneur Pep Guardiola. L’autre gros coup de l'été, au Barça, s'appelle Javier Mascherano (22 millions d’euros). Celui-ci a été recruté pour remplacer Yaya Touré, parti pour l'Angleterre et les pétrodollars de Manchester City (32 millions d’euros).

Si le Barça a fait chauffer la carte bleue, son grand rival madrilène, en revanche, a organisé un luxueux vide-grenier. Exit les Raul et Guti, tauliers des grandes heures du Real. José Mourinho, recruté au poste d'entraîneur pour 11 millions d’euros, les a poussés vers la sortie. Libres de tout contrat, Guti a pris la direction de Besiktas, en Turquie, tandis que Raul a traversé le Rhin et rallié Schalke 04. Seule l’arrivée de Mesut Özil, la révélation allemande du Mondial, est venu égayer un mercato plutôt terne dans la capitale espagnole... 


Au diable la crise !

Rappelant les premières heures "abramovitchiennes" de Chelsea, Manchester City dépense sans compter. José Mourinho et Sir Alex Ferguson, le coach de Manchester United, sont d’ailleurs tombés accord : en bon "kamikazes", les Citizens "cannibalisent" le mercato. Au total, ces derniers ont dépensé 150 millions d’euros pour recruter six joueurs : Jérôme Boateng, Yaya Touré, David Silva, Aleksandar Kolarov, Mario Balotelli et James Milner. En face, Liverpool, Chelsea, Arsenal et Manchester United passent pour des petits joueurs. Le chassé-croisé de Joe Cole et Yossi Benayoun entre Liverpool et Chelsea, les arrivées de Sébastien Squillaci (pour 8 millions d’euros) et de Marouane Chamakh à Arsenal, ainsi que l’inactivité du côté d’Old Trafford contrastent avec la razzia de Manchester City. Un futur Big One ?



Ciao ciao calcio

Depuis quelques années, le pays du "catenaccio" a perdu de son lustre : les arrivées de prestige s'y font de plus en plus rares. Heureusement, les transferts de Zlatan Ibrahimovic et de Robinho à l'AC Milan, ainsi que celui d'Alberto Aquilani à la Juventus, permettent à la Serie A de sauver les meubles. Elle en avait bien besoin car après dix ans de bons et loyaux services à la Juventus, David Trézéguet a décidé de quitte la Vieille Dame pour le jeune promu de la Liga, Hercules Alicantes, d’où sa femme est originaire. Ex-joueur de la Juve lui aussi, le Brésilien Diego a pris la direction de l'Allemagne, après une saison en demi-teinte. Il rejoint Wolfsburg pour 16 millions d’euros. Une très mauvaise affaire pour le club piémontais qui l’avait acheté 40 millions d’euros il y a tout juste un an... Enfin, toujours chez les Bianchoneri, "Il Capitano" Fabio Cannavaro a lui aussi décidé de mettre les voiles et d'aller finir sa carrière à Al-Ahly, à Dubaï (2,5 millions d’euros). Un choix qui n'a rien d'un défi sportif...

Première publication : 30/08/2010

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