Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Israël-Gaza : l'application mobile Yo a peut-être enfin trouvé son utilité

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Une semaine dans le monde - 11 juillet (partie 2)

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Une semaine dans le monde - 11 juillet (partie 1)

En savoir plus

REPORTERS

Exclusif - Dans l'enfer des prisons secrètes

En savoir plus

#ActuElles

Suède : un modèle de parité ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

UE - USA : la guerre économique est-elle déclarée ?

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

UMP et PS sous tension

En savoir plus

TECH 24

Giroptic : la start-up lilloise star de Kickstarter déjà GoPro killer ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Conférence sociale : le gouvernement mise sur l'apprentissage

En savoir plus

  • Les Brésiliens, supporters malgré eux, de leurs bourreaux allemands

    En savoir plus

  • Netanyahou déterminé à "frapper les terroristes" à Gaza

    En savoir plus

  • Défilé du 14-Juillet : la présence de soldats algériens fait polémique à Alger

    En savoir plus

  • "Fais tes prières, je vais te tuer" : Amnesty dénonce la torture dans l'est ukrainien

    En savoir plus

  • Gaza : seule une solution politique peut garantir la sécurité d’Israël

    En savoir plus

  • Cynk, l’entreprise fantôme qui valait quatre milliards

    En savoir plus

  • Exclusif - Dans l'enfer des prisons secrètes

    En savoir plus

  • Vidéo : le sélectionneur du Niger Gernot Rohr livre sa vision du Mondial

    En savoir plus

  • Tuerie de Bruxelles : Nemmouche accepte d'être extradé vers la Belgique

    En savoir plus

  • Les forces kurdes revendiquent la prise de deux champs pétroliers

    En savoir plus

  • Le FC Barcelone casse sa tirelire pour s’offrir le controversé Luis Suarez

    En savoir plus

  • À Kaboul, Kerry plaide pour un audit des résultats de la présidentielle

    En savoir plus

  • Vidéo : à Gaza, entre pénuries et guerre psychologique

    En savoir plus

  • La fillette américaine, "guérie" du sida, est toujours séropositive

    En savoir plus

  • En images : une station service israélienne touchée par une roquette

    En savoir plus

SCIENCES

L'ONU appelle à une profonde réforme du GIEC

©

Vidéo par Antoine MARIOTTI

Texte par Dépêche

Dernière modification : 31/08/2010

Pour éviter de nouvelles erreurs comme celles commises en 2007, le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) "doit réformer fondamentalement sa structure de direction", préconise l'ONU.

AFP - Le Groupe intergouvernemental d'experts de l'ONU sur l'évolution du climat (Giec) doit se réformer en profondeur s'il veut être crédible et éviter des erreurs comme celles qui figuraient dans son dernier rapport, conclut lundi une enquête remise à l'ONU.

L'enquête, effectuée par le Conseil inter-académique (IAC) composé de 15 académies des sciences de différents pays, ne remet pas en cause les évaluations du Giec sur le changement climatique et les risques encourus par la planète.

Mais le Giec, dont les rapports servent de base aux négociations internationales sur le changement climatique, "doit réformer fondamentalement sa structure de direction et renforcer ses méthodes de travail pour faire face à des évaluations climatiques de plus en plus complexes", ont conclu les enquêteurs.

Rajendra Pachauri, le chef du Giec, a annoncé dans la foulée qu'il remettait son sort entre les mains des Etats membres.

"La méthode utilisée par le Giec pour produire ses évaluations périodiques (sur l'évolution du climat, ndlr) a été dans l'ensemble couronnée de succès", soulignent les enquêteurs.

Mais "je pense que les erreurs faites (par le Giec, ndlr) ont entamé la crédibilité du processus", a estimé le président du IAC, Harold Shapiro.

Le Giec, lauréat du prix Nobel de la paix, a dû admettre en janvier qu'il avait commis une "regrettable erreur" en affirmant, dans son rapport de 2007, que les glaciers de l'Himalaya "pourraient disparaître d'ici à 2035, voire avant".

Il a affirmé également que 55% des Pays-Bas se trouvaient sous le niveau de la mer, au lieu de 26%.

"Travailler sous l'oeil attentif du public comme le fait le Giec requiert une direction forte (...) et un engagement à la transparence", a observé M. Shapiro. "La confiance est une chose qui doit être gagnée chaque année".

La révélation des erreurs du Giec avait renforcé le camp des climato-sceptiques, d'autant que juste avant le sommet de l'ONU sur le climat à Copenhague (décembre 2009), avait éclaté le "Climategate": des milliers de courriels de climatologues liés au Giec avaient été publiés sur internet. Et certains d'entre eux laissaient penser qu'ils avaient dissimulé des données contredisant le réchauffement de la planète.

Une enquête menée en Angleterre sur ce scandale a blanchi début juillet les chercheurs de l'Université d'East Anglia, mis en cause.

En réaction, la commissaire européenne au Climat, Connie Hedegaard, qualifiant les erreurs du Giec de "mineures", a souligné que les recommandations du IAC ne remettaient pas en question "les mises en garde du Giec aux politiques et au monde sur le réchauffement".

Le chef de l'ONU, Ban Ki-moon, a estimé que l'enquête ne remettait pas en cause les éléments fondamentaux de la recherche sur le climat, mais qu'elle rappelait le niveau d'exigence requis dans la méthodologie employée.

"Le secrétaire général estime qu'il est vital que le monde dispose des meilleurs évaluations possibles avec un Giec travaillant au plus niveau de professionnalisme, d'objectivité, de capacité de réaction et de transparence", a indiqué le porte-parole de M. Ban.

Greenpeace s'est félicité des conclusions de l'enquête et a souligné que les récentes intempéries -- inondations au Pakistan, sécheresse en Russie -- prouvaient la réalité du changement climatique. "Le consensus scientifique est sans appel: le changement climatique menace gravement l'avenir de la planète et de l'humanité", a estimé l'organisation.

Aux Etats-Unis, une association scientifique, l'Union of Concerned Scientists, tout en se félicitant des conclusions de l'enquête, s'est prononcée pour le remplacement de M. Pachauri.

Par le passé, des scientifiques ayant contribué aux travaux du Giec ont appelé à une réforme de cet organisme, créé il y a 20 ans, et qui publie tous les 6 à 7 ans un rapport très attendu dont le prochain est prévu en 2014.

Première publication : 30/08/2010

  • CLIMAT

    L'ONU place le Giec sous surveillance

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    Les climatosceptiques veulent éduquer les enfants américains

    En savoir plus

Comments

COMMENTAIRE(S)