Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Rio c'est parti, Lille c'est fini !

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Mort d'Adama Traore : la troisième autopsie n'aura pas lieu

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Burkini : le Conseil d'état tranche, le débat politique continue

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

L'offensive turque en Syrie - Arrêté anti-burkini suspendu

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Les secrets de l'Hôtel des Invalides

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Fiscalité, épargne, travail : les promesses économiques du candidat Sarkozy

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Le patriotisme économique prôné par Montebourg peut-il fonctionner ?

En savoir plus

FOCUS

Présidentielle au Gabon : bataille électorale à Port-Gentil

En savoir plus

VOUS ÊTES ICI

Le golfe de Porto, un paradis entre terre et mer

En savoir plus

Sports

Décès de l'ex-champion cycliste Laurent Fignon à l'âge de 50 ans

Texte par Emmanuel VERSACE

Dernière modification : 01/09/2010

Le vainqueur des Tours de France 1983 et 1984 est décédé des suites d'un cancer à l'âge de 50 ans, ce mardi, à Paris. Retour sur la carrière d'un champion cycliste pas comme les autres.

L'ex-cycliste français Laurent Fignon, 50 ans, est décédé des suites d’un cancer à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, ce mardi. Double vainqueur du Tour de France (en 1983 et en 1984), celui-ci reste surtout célèbre pour avoir perdu la Grande Boucle de huit petites secondes seulement derrière l’Américain Greg LeMond, en 1989.

"C’était son boulet, confie Pierre Ballester, qui a débuté sa carrière de journaliste sportif lors du premier Tour de Laurent Fignon, en 1983. Mais cet épisode l’a rendu sympathique aux yeux du public. Fignon était assez dur, il ne se laissait pas faire. En 1990, lors des Championnats du monde, à Chambéry, Laurent avait une nouvelle fois perdu de peu face à Greg LeMond et je devais l’interviewer. Autant vous dire que je n’étais pas rassuré !, se souvient celui-ci. Mais il avait été très cordial. Il était comme ça : brut de décoffrage, pas facile à vivre, mais capable d’être très humain."

Après ce mémorable Tour 89, la carrière de "l’intello des vélos" s'écrit en pointillé. Testé positif aux amphétamines en 1989, lors du Grand Prix d'Eindhoven, il descend définitivement de la petite reine en 1993, après un abandon dans une étape alpestre du Tour de France et un ultime succès sur le Tour du Mexique.

Greg Lemond : "Fignon, un mec qui ne parlait pas beaucoup mais qui avait la tête dure"



"Battant"


 Laurent Fignon se reconvertit alors dans l’organisation de courses cyclistes entre 2000 et 2001, dont la classique "Paris-Nice", qu’il cédera à la société ASO - organisatrice du Tour - pour devenir consultant à la télévision. À la sortie de son livre "Nous étions jeunes et insouciants" (éditions Grasset), Laurent Fignon révèle, en juin 2009, qu’il est atteint d’un cancer des voix digestives qui, à priori, ne serait pas lié aux produits dopants qu’il aurait absorbé. "Je ne vais pas dire que cela n'a pas joué. Je n'en sais absolument rien. C'est impossible de dire oui ou non. D'après les médecins, apparemment non", avait-il déclaré.

Son cas s’aggrave en 2010, lorsqu’une tumeur lui déforme les cordes vocales. Cette épreuve ne l'empêche pourtant pas de commenter encore le Tour de France qui s'est déroulé au mois de juillet dernier, même si sa voix grave et enrouée a laissé perplexe certains spectateurs. Pour Pierre Ballester, il ne fait pas de doute que Laurent Fignon gardera l’image d’un vainqueur : "On se souviendra de lui comme d’un battant, indépendamment de ses résultats sportifs", affirme-t-il.

Première publication : 31/08/2010

COMMENTAIRE(S)