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Dernière modification : 13/09/2010 

- Bronislaw Komorowski - Pologne


Bronislaw Komorowski veut renforcer la place de la Pologne au sein de l’UE

Le successeur du président eurosceptique Lech Kaczynski, décédé le 10 avril, effectue sa première visite bilatérale à Paris pour assurer son engagement au renforcement des liens entre Varsovie et l’UE. Entretien.

Par FRANCE 24

"J’espère que mon mandat va montrer que la Pologne veut être active dans l’approfondissement de l’intégration européenne", assure Bronislaw Komorowski, au micro de FRANCE 24.

De passage à Paris, après une visite à Bruxelles et avant un déplacement en Allemagne, le nouveau président de la République de Pologne veut tourner la page de l’euroscepticisme de son prédécesseur Lech Kaczynski, décédé dans un accident d’avion en avril dernier, qui empoisonnait les relations entre Varsovie et l’Union européenne.

Issu de Plateforme civique (PO), parti de centre-droit majoritaire au Parlement depuis 2007, Bronislaw Komorowski est en tournée dans les capitales européennes, près d’un mois après son entrée en fonction, pour promouvoir des positons qui tranchent avec celles des conservateurs polonais, que représentait Lech Kaczynski.

La Pologne "veut l’euro"

"Oui, nous voulons faire partie de la zone euro" clame ainsi le nouveau président, alors que les conservateurs font obstacle au processus d’adoption de la monnaie commune par la Pologne, membre de l’UE depuis 2004. Pour prouver la bonne volonté de son administration, Komorowski rappelle que, pendant la crise économique, "la Pologne a fait partie des pays qui ont maintenu un taux de croissance positif en Europe. Selon moi, cela rapproche le moment où nous serons disposés à rentrer dans la zone euro", ajoute-t-il, confiant.

Cette détermination devrait réjouir Bruxelles, à quelques mois de la présidence tournante polonaise de l’UE, prévue au second semestre 2011. En revanche, son projet de promouvoir l’élargissement des Vingt-Sept, notamment à l’Ukraine, pourrait devenir un sujet de discorde. Interrogé sur sa position sur l’entrée de la Turquie, Komorowski explique, prudent, que "les motivations politiques de l’élargissement sont toujours une source de problèmes". Mais, "la Pologne se prononce pour l’ouverture conséquente de l’UE à tous les pays qui remplissent les conditions fixées par Bruxelles", souligne-t-il.

Une pièce de plus dans le casse-tête diplomatique européen ? Depuis le dernier élargissement à la Roumanie et à la Bulgarie, Bruxelles se montre en effet peu pressée d’ouvrir sa porte…
 


Commentaires (5)

L'OUVERTURE DE L'EUROPE ET SES LIMITES...

L'EUROPE EST UNE EXPRESSION CULTURELLE, RELIGIEUSE, DE CIVILISATION ET GÉOGRAPHIQUE.
L'UKRAINE AVAIT UNE CHANCE DE SE RAPPROCHER DE L'EUROPE. MALHEUREUSEMENT LA CONCURRENCE EXACERBÉE POUR LE POUVOIR A CONDUIT LA PREMIERE MINISTRE A FAIRE FAUUSE ROUTE.AUJOURD'HUI UNE ORIENTATION PRO-RUSSE EST VENU AU POUVOIR (PAR SA FAUTE).
DE CE FAIT LA "FENÈTRE" A ÉTÉ REFERMÉE.
QUAND À LA TURQUIE, ELLE N'EST EUROPÉENNE NI PAR SA CULTURE, NI PAR SA CIVILISATION, NI PAR SA RELIGION.
QU'ELLE AIT OCCUPÉ MILITAIREMENT UNE PARTIE DE L'EUROPE N'EN FAIT PAS UNE NATION EUROPÉENNE.
JE SUIS CONTRE SON INTÉGRATION: CE PAYS N'A TOUJOURS PAS DE RELATION AVEC CHYPRE, QUI EST MEMBRE DE L'U.E, ET DONT L'ARMÉE TURQUE OCCUPE UNE PARTIE DU PAYS, ET CELA PERMETTRAIT LA LIBRE CIRCULATION DES CITOYENS TURCS EN EUROPE.
CE QUI N'OCCULTE PAS DES RELATIONS COMMERCIALES.

l'euro sert à rien

La pologne veut l'euro, mais pourquoi faire ?
Si c'est pour voir les prix augmenter de 20% comme en France c'est pas la peine.

dabou

ON a assez de pauvres en Europe.
Ouvrir encore le robinet, et elle implosera.
Et la Turquie n'a rien à faire en Europe.

President

Komorowski a voulu monter son visage "europeen" et "moderne" mais a vrai dire le parti duquel il vient est conservateur, homophobe, antifeministe, il a peur de l'eglise et avant tout il est quelconque.

provocation

N'avez-vous pas l'impression que le reporteur a essaye de chercher dans le president Komorowski, l'ancien president Kaczynski? Il aurait mieux prepare les questions a poser. Celles qu'il a posees ont ete banales, surtout celles qui concernaient l'achat des avions F16 ou les interets franco-russes.

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