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Culture

Athit Perawongmetha, un photographe thaïlandais chez les "chemises rouges"

Texte par Priscille LAFITTE

Dernière modification : 08/09/2010

La révolte des "chemises rouges", à Bangkok, a fait la une des médias au printemps dernier. Parmi les photographes qui ont fourni des images au monde entier : Athit Perawongmetha, un Thaïlandais qui connaît bien la question. Rencontre.

La révolte des "chemises rouges" thaïlandaises, partisanes d'un retour au pouvoir du Premier ministre déchu Thaksin Shinawatra, n’est pas pour lui un sujet exotique, un conflit qu’on couvre après avoir sauté dans un avion pour Bangkok en lisant rapidement les articles des confrères déjà sur place. Athit Perawongmetha vit en Thaïlande, où il travaille pour l’agence Getty Images. Pour elle, il a pris des photos qui comptent parmi les plus intéressantes du soulèvement populaire qui a secoué le pays entre les mois de mars et de mai derniers. Ses images sont exposées pour la première fois au festival Visa pour l’image, à Perpignan.

Athit Perawongmetha, photographe thaïlandais âgé de 36 ans.

Contrairement à beaucoup de ses confrères étrangers, il n'attend pas l'escalade des tensions pour commencer son travail. Dès 2008, il a photographié les premières manifestations des "chemises rouges" et des "chemises jaunes", partisanes, elles, du gouvernement. Il connaît les dessous du conflit et les ambiguïtés de ce genre de mouvement populaire.

Alors, quand les événements s’emballent au printemps dernier et font la une des médias du monde entier, Athit est aux premières loges des affrontements entre l’armée et les manifestants. Il sert de "fixeur" à ses collègues étrangers, écoute la radio de la police et diffuse les informations sur les endroits stratégiques de la ville où vont se dérouler les prochains heurts.

Poitrines nues

Athit est d’abord patient. Capable d’attendre des heures sans dégainer son appareil photo, assis au milieu des "chemises rouges" qui attendent le bon moment pour agir. Capable aussi de photographier les instants qui ne sont pas à l’avantage des insurgés ou de l’armée.

Ce qui frappe dans son reportage exposé dans l’église des Dominicains, à Perpignan, c’est la présence de femmes, en grand nombre. Alors que les hommes mènent des actions violentes, au front, devant les caméras, elles tentent de parlementer avec les soldats, de les rallier à leur cause. Athit capte ce moment où plusieurs femmes, pour prouver la bonne foi de leur action pacifique, dévoilent leurs poitrines nues, symbole de leur capacité à nourrir une nation et provocation ironique face à des soldats protégés de gilets pare-balles et de boucliers.

Athit a aussi pleuré. Pleuré les blessures de ses confrères, la mort de ses semblables. Lui n’a rien eu. Choisi comme exposant par le festival Visa pour l’image, il obtient enfin la reconnaissance de ses pairs, à l’âge de 36 ans. Et se sent pousser des ailes pour partir sur des zones de conflits, loin de chez lui. En Afghanistan par exemple.

visa2010

Première publication : 04/09/2010

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