Dernière modification : 06/09/2010 

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Est-ce que la France peut encore se permettre de faire grève ?

Est-ce que la France peut encore se permettre de faire grève ?

Après les vacances à la plage, voici (re)venu le temps des grèves. À peine fini le traditionnel mois de vacances sur le littoral, les Français sont prêts pour le grand rituel de la rentrée : manifester.

Par Eric OLANDER (texte)
 

Une semaine après la fin de ce légendaire mois d’août passé à bronzer sur les plages, les Français font leur rentrée. Et comme chaque année, ils se préparent à faire grève.

Ce mardi, les grands syndicats français dont la CGT, CFDT et FO ont organisé un mouvement social qui, comme tous les ans, devrait semer le trouble dans le quotidien de dizaines de millions de personnes. De nombreuses perturbations sont à craindre dans les services publics, comme les transports en commun ou encore La Poste et l’éducation.

Les syndicats sont fermement opposés au projet de loi sur la réforme du système de retraite du président Nicolas Sarkozy. Et ils comptent bien se faire entendre, mardi, en battant le pavé pendant que le ministre du Travail Éric Woerth proposera à l’Assemblée de porter l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans, contre 60 ans actuellement.

Depuis l'étranger, on scrute le débat sur cette épineuse question, entraînant des mouvements de grève, avec une certaine confusion. Les pays industralisés ont, pour leur part, déjà modifié le curseur de l'âge afin d’équilibrer leur régime de retraite. Certes, le changement ne s’est pas fait sans mal, mais il n’a certainement pas provoqué le tollé que connaît la France. Les salariés ont rapidement pris conscience qu’ils n’avaient pas d’autres choix que de travailler plus longtemps, au vue des réalités économiques actuelles, difficiles dans leur pays.

Aux États-Unis et en Europe - anciennes puissances industrielles tournées aujourd’hui vers les économies de services -, les syndicats ouvriers se sont incontestablement affaiblis ces dernières décennies. Parmi les six plus importantes économies au monde, l’OCDE recense moins d’un tiers de leur population rattachée à un syndicat. Ceci explique en partie pourquoi les grèves nationales sont devenues moins fréquentes dans ces pays.

L’exception française

Dans ce domaine, l’Hexagone, qui compte 7,7 % de sa population rattachée à un syndicat, fait figure d'exception car les organisations syndicales y restent très influentes.

Les médias américains s’étonnent sur quelques contradictions françaises. “Les Français sont en fait de plus en plus attachés à protéger leur système de retraite depuis que la situation économique est critique, et leurs acquis français deviennent encore plus intouchables que jamais”, indiquait un article de Newsweek.

Le Wall Street Journal va jusqu’à prescrire un conseil au président Sarkozy pour résister au mouvement social de mardi : ne rien faire. Le quotidien estime qu’avec une population si peu syndiquée, l’évolution démographique et l’allongement de l’espérance de vie jouent en faveur du président.

Par ailleurs, le journal note qu’avec un déficit budgétaire (8 % du PIB en 2010) qui dépasse de trois fois le plafond autorisé par l’Union européenne et un pourcentage de la dette publique le plus élevé des grandes économies européennes, il est impératif que le projet de loi de Sarkozy l’emporte : “Si le port de l’âge légal à 62 ans ne passe pas, le plan d’austérité de M. Sarkozy ne servira pas à grand chose.”

Le problème n’est pas que les ouvriers français touchent de belles pensions de retraites, opine Christopher Caldwell dans le magazine conservateur américain The Weekly Standard. “C’est plutôt le jeune âge auquel les gens partent à la retraite” conclut-il. C'est aussi en France que l'on passe le plus de temps à la retraite : 24,5 années en 2007 chez les hommes et 28 chez les femmes. Avec seulement trois salariés pour un retraité (un rapport qui passera à 1,5 en 2050), Caldwell prédit la fin prochaine du secteur public qui soutient le système actuel.

De nombreux observateurs basés à l’étranger s’interrogent sur comment un pays doté d’une démographie vieillissante qui affiche des déficits records en période de récession économique, ne peut-il pas modifier un système de retraite d’une autre époque ? Pourtant, mardi, lorsque des millions de Français vont devoir s’accommoder des inconvénients de cette grève, il n’est même pas garanti que cette question trouve une réponse.

Commentaires (8)

grevistes

je comprend votre soucis pour votre prochaine retraite si vous pouvez en avoir une le moment venu mais pour moi vous vous heurtez a un mur avec sarko je respecte les grévistes surtout les grévistes qui manifestent dans les rues mais il faut comprendre que dans ces gréves il y a aussi les gens qui profitent de la grève pour avoir un jour de congé qu'ils payent à mon gout un peu cher qui sont les vrais grévistes et de plus je ne comprends pas nous n'avons pas assez d'argent pour finir les fins de mois et pour certains nous avons les huissiers parce que nos factures sont impayées je demande a vous tous un peu de bon sens j'ai fait mai 68 j'avais 18 ans mais la vie n'était pas celle que nous mennons maintenant et je sais pas si vous étes au courrant certains corps de métier après les gréves on demande aux employés de faire des heures supplèmentaires réfléchissez a tout

INTRO UN PEU LEGERE.

INTRO UN PEU LEGERE. ATTENTION FAIRE GREVE PERDRE DES JOURNEES DE SALAIRES C EST SERIEUX

EST CE QUE LA FRANCE PEUX

AUJOURDH'UI, ont est pas bête non plus ,ont ne veux pas mettre le pay a fond de cale .mais ATTENTION S'ILS VEULENT JOUER SUR LES CHIFFRES DE MANIFESTANTS. a LORS ILS SERONT SURPRIS § j'arrive de grêve et croyez moi si des propositions ne sont pas faîtes ,ont a plus rien a perdre a bon entendeur,,,,,,,,,,,,, un père de famille qui en as ras le bol et pourtant dieu saail il m'en fallait mais la c'est le trop plein??????????????

tutorat revenons y

bonjour

plutot que de faire travailler plus tard(perso je vois mal un gendarme de 70 ans arreter qui que ce soit)

pourquoi ? ne pas remettre au gout du jour le systeme des tutorat?

un futur retraité prendrait en charge la formation de celui qui prendrait sa place?

nous avons des milliers de chomeurs et on veut encore les laisser au chomage?

mais ou va t on?

bon titre mauvais article

Je suis pour le report de la retraite à 62 et je pense que ce sera la partie facile du problème.
Après il va falloir :
- Créer des emplois
- Ne pas forcer les seniors à démissionner
- Embaucher des seniors
- Égaliser les ages de départ à la retraite entre publique et privé (fin des privilèges aberrant du publique, merci)
- Et peut être installer un bonus pour les travaux VRAIMENT difficile.
... là ça va être plus compliqué.

precisions?

Pouvez-vous etre plus precis parce que cela ressemble a un commentaire sans argument. "Les autres sont largement servis"...c'est adire? Le debat actuel est de repousser la retraite a l'age de 62 ans,je ne pense pas que les cadres ou autres personnes avec un salaire eleve partent a la retraite avant si?

Enfin, si vous ne parlez que de differences entre les classes sociales, il me semble qu'elles sont presentes partout, et meme dans les autres pays ou la retraite est deja a 62 ans voire plus...

article indigent

cet article de droite est digne des mauvaises pages du Figaro. Merci pour les facilités de langage en introduction, je n'étais pas en vacances sur le littoral, et vous faites une confusion stupide entre faire la grève et manifester. Ca commence à la jean-pierre pernaut avec la prise d'otage des pauvres usagers, et c'est ensuite une succession de figures de style pseudo-sakozystes. Contrairement à ce que M. Oleander semble croire, il n'y a pas que les syndicats qui s'opposent à la réforme des retraites telle que le gouvernement l'envisage, beaucoup de citoyens et de salariés y sont également opposés. Et la prochaine fois, vous penserez à interroger des économistes plutôt que de citer des publications conservatrices américaines.

Manifester en France est un signe de bonne santé !

Le problème n'est pas de manifester afin que les réformes ne se fassent pas, le problème est de manifester afin que ces réformes soient justes.
Lorsqu'on parle d'exception française, il faudrait sans doute tout considérer, et principalement l'habitude hexagonale de l'élitisme, et du culte des classes.
Hélas en France, même si notre système protège assez bien les modestes, les autres sont trop régulièrement largement servis, au delà parfois de l'égalité républicaine. Nous le savons tous, encore faudrait-il l'admettre avec plus de modestie.

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