Dernière modification : 07/09/2010 

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Le Parlement européen dénonce la politique de la France à l'égard des Roms

De nombreux élus européens, notamment issus des groupes socialistes, libéraux et Verts, ont sévèrement critiqué la France pour sa politique d'expulsion des Roms, qu'ils jugent contraire au droit à la libre circulation.

Par Caroline DE CAMARET , envoyée spéciale à Strasbourg (vidéo)
Dépêche (texte)
 

AFP - La France s'est retrouvée sur le banc des accusés mardi au Parlement européen en raison de sa politique à l'égard des Roms, jugée "inacceptable" par de nombreux élus car contraire au droit à la libre circulation en Europe.

Plusieurs groupes politiques dont celui des socialistes, des libéraux et des Verts ainsi que des communistes ont présenté des projets de résolution condamnant les expulsions de citoyens roumains et bulgares vers leur pays d'origine par les autorités françaises. Un vote doit intervenir jeudi.

Lors d'un débat en session plénière, plusieurs chefs de groupes sont montés au créneau pour dénoncer le tour de vis sécuritaire en France.

Le chef des Libéraux Guy Verhofstadt a mis en garde contre la "tentation populiste, parfois raciste", qui s'exprime selon lui en France et d'autres pays de l'UE. "Cette attitude est incompatible avec les principes qui font notre Union", a estimé l'ancien Premier ministre belge.

"Les Roms, ce sont des citoyens européens, des citoyens à part entière. Nous ne pouvons jamais accepter que leurs droits soient violés. Cette Europe doit rester un continent de liberté et de tolérance", a-t-il martelé.

Le chef de file des socialistes, l'Allemand Martin Schulz, a dénoncé "une chasse aux sorcières" et mis nommément en cause le président français Nicolas Sarkozy, le Premier ministre François Fillon et le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux.

"Dites publiquement que ce que fait la France (à l'égard des Roms) contredit les traités européens", a lancé de son côté le chef du groupe Vert Daniel Cohn-Bendit à l'adresse du président de la Commission européenne José Manuel Barroso.

Mais, sur ce point, le leader écologiste n'a pas été entendu. Le chef de l'exécutif européen s'est refusé à condamner Paris.

M. Barroso, qui avait rencontré la veille M. Sarkozy à Paris, a certes rappelé que tous les citoyens européens bénéficiaient de la liberté de circulation dans l'UE mais, a-t-il insisté, "tous nos citoyens ont aussi des obligations".

"Il faut toujours mettre l'accent entre la liberté de circulation et la sécurité. Sinon, nous aurons un danger d'exploitation de ces questions par des forces extrémistes qui pourront exploiter de façon populiste le sentiment d'insécurité", a estimé M. Barroso.

Selon Paris, les reconduites vers leur pays d'origine de citoyens roumains et bulgares se justifient pour des raisons de sécurité publique.

La commissaire européenne chargée de la Justice Viviane Reding, qui a fait part en août d'une "certaine inquiétude" vis-à-vis de la politique française à l'égard des Roms, devait à son tour s'exprimer dans l'après-midi devant les députés européens.

Bruxelles a demandé à Paris "des informations détaillées sur le fait de savoir si et dans quelle mesure les garanties requises (par le droit européen) ont été appliquées dans des cas récents" de reconduites aux frontières de ressortissants bulgares et roumains.

Bruxelles veut s'assurer notamment de la nature réellement "volontaire" des 828 départs de Roms que Paris dit avoir dénombrés vers la Roumanie et la Bulgarie entre le 28 juillet et le 30 août. L'exécutif européen cherche aussi à savoir si les personnes pourront revenir en France si elles le souhaitent.

Le versement aux Roms rapatriés d'une "aide au retour" de 300 euros "n'est pas en soi suffisant pour les sortir du champ d'application de la directive européenne sur la liberté de circulation", note un rapport de la Commission.

En août, le Comité de l'ONU pour l'élimination de la discrimination raciale avait rappelé la France à l'ordre, l'exhortant à "éviter" les renvois collectifs de Roms et les "discours politiques discriminatoires".

Le pape Benoît XVI avait lui aussi exprimé sa désapprobation sur le sujet, appelant, en français, "à savoir accueillir les légitimes diversités humaines".

 

Commentaires (7)

en gerec

moi je cherche une femme pour ma vi ok

la solution n'était pas de chasser les Rom de la France

D'abord, la manière dont la situation était réglée est un atroce. c'était insensible et tragique que un pays aussi honorable et tolérable que la France aurait pu permettre et même ordonner tel action. J'espère que l'union European intervient si les lois European n'avaient pas été suivies

Cependant, je reconnais qu'on passe des malheurs a l'egard de la crise économique et l'augmentation de chômage et la France n'a pas besoin des Rom qui (j'imagine) vous dérangent.

Mais la solution n'était pas de chasser les Rom de la France. Tristement, il me semble plutôt un acte politique et désespéré alors que Sarkozy commence a perdre le support des français dans les sondages. C'est un classic réaction pour un meneur de gouvernement de blâmer un minorité pour les problèmes qui traversent le pays ou utilisent eux pour obtenir des votes.

La vraie solution commence avec un débat dont touts les têtes de l'états de l'union European soient présents parce que toutes les pays de l'union sont responsables. Puis, après avoir pris un décision le président de la Commission européenne peut résoudre la situation dans une manière juste et respectable.

David Mooney

honte de quoi

Mais arrêtons d'avoir honte,si ils n'avaient pas toutes les aides que la France leur donne, DONC VOUS, ils ne seraient pas aussi nombreux, à vouloir à tout prix rester chez nous, supprimez toutes ces aides,et il y aura beaucoup moins de monde, l'Europe ce n'est pas que la France!!!!!!!!!!!!

roms

je ne suis pas contre la "circulation" des "roms" dans notre pays,mais contre leur installation sauvage et les dégradations qui en résultent.Dans la région parisienne,vous ne pouvez pas prendre le métro ni faire vos courses en ville, sans qu'il y en ai qui fassent la manche (souvent des femmes avec des bébés)

roms

chiche !!! et si tous ces députés faisaient don d'une partie de leurs " indemnités", cela aiderait certainement la FRANCE à mieux regler le probleme" ROM"
n'oublions pas que les pays de ces braves gens n'en font guere plus !!!

Les Roms

J'ai honte (c'est le comble quand même car je ne suis pas à l'origine de ces "extradictions" qui ne devraient pas être si l'union européenne a un sens !!!) mais j'ai honte quand même d'être française aujourd'hui tellement ceux qui nous gouvernent ne respectent plus rien..

ils on raison....

....de se montrer genereux, ces pays qui critique la France. Soyons genereux alors, et prenons ses roms chez eux!

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