Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REVUE DE PRESSE

Aylan, enfant martyr

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

"Star Wars" : les produits dérivés arrivent en force

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

La photo oubliée par les médias français

En savoir plus

LE DÉBAT

La Chine, un colosse au pied d’argile ? (partie 2)

En savoir plus

LE DÉBAT

La Chine, un colosse au pied d’argile ? (partie 1)

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

La photo du corps d'Aylan Kurdi, image "choc" de la crise des réfugiés syriens

En savoir plus

POLITIQUE

"En France, on censure les émotions dans la presse"

En savoir plus

POLITIQUE

"Les Français ne veulent pas du match retour Sarkozy-Hollande"

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Hubert Védrine : "L'Europe doit élaborer une politique à la hauteur du drame des migrants"

En savoir plus

Economie

"Le rapport de BP frise l'indécence"

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 08/09/2010

Anne Valette, chargée de campagne Climat au sein de Greenpeace France, juge les conclusions de BP avec sévérité et colère. Elle regrette notamment que le groupe britannique n’ait pas reconnu de faute grave.

BP reconnaît une part de responsabilité dans la catastrophe de Deepwater. Est-ce que cela répond à vos attentes ?
Anne Valette : Greenpeace est extrêmement choqué que BP ne reconnaisse pas avoir

Anne Valette, chargée de campagne Climat à Greenpeace France

commis de faute grave. Certes, le pétrolier accepte une part de responsabilité, mais si le fait d'être à l’origine de la pire marée noire de l’histoire n’est pas une faute grave, je me demande vraiment ce qu’il faut faire pour "mériter" cette qualification.

Dans ledit rapport, BP explique n’être pas le seul responsable de la marée noire et cite certains partenaires…
A.V. BP frise l’indécence et cette démarche est puérile. Il m’intéresse moins de savoir si telle société est responsable à 10% - et telle autre à plus - que de voir BP faire un véritable mea culpa. Ce n’est qu’à cette condition que l’on pourra sortir de cette fuite en avant en ce qui concerne les pétroles non conventionnels - comme les forages offshore profonds, voire très profonds. L’enquête de BP ne remet pas du tout en cause ces pratiques à hauts risques. Je tiens d'ailleurs à rappeler qu’après l'épisode du golfe du Mexique, des forages offshore profonds et très profonds (*) se développent en Arctique, avec un écosystème d’une fragilité extrême.

Que pensez-vous des mesures proposées pour renforcer la sécurité et éviter toute nouvelle catastrophe de ce type ?
A.V. Pour Greenpeace, la seule manière d’éviter une nouvelle catastrophe serait l’abandon de ces forages à hauts risques et, plus globalement, de sortir du pétrole d’ici à 2050. Maintenant, j’ai envie de dire que c’est bien aimable à BP de venir dispenser la bonne parole avec des propositions pour tout le secteur, mais le groupe n'est pas en position idéale pour jouer les donneurs de leçon. Il ne faut pas se laisser tromper. L’enquête montre que BP mise sur l’oubli et l’indifférence que le temps pourrait générer : on partage les responsabilités, on dit "pardon" et on continue comme si de rien n’était en tentant "si possible" de ne pas reproduire les mêmes erreurs.

(*) Concerne des nappes de pétrole qui se situent sous couche de sel à plus de 1 000 voire 2 000 mètres sous l'eau.

Première publication : 08/09/2010

  • MARÉE NOIRE

    Pour BP, les responsabilités dans la catastrophe Deepwater sont partagées

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)