Dernière modification : 09/09/2010 

- Affaire Bettencourt - Nicolas Sarkozy - Politique française - UMP


Perquisition au siège de l'UMP dans le cadre de l'affaire Bettencourt

Perquisition au siège de l'UMP dans le cadre de l'affaire Bettencourt

Xavier Bertrand, le numéro un du parti présidentiel, confirme, ce jeudi, que le siège de son parti a été perquisitionné hier par des policiers de la brigade financière, dans le cadre de l'affaire Woerth-Bettencourt.

Par Dépêche (texte)
 

AFP - Le siège parisien de l'UMP a été perquisitionné mercredi "en début d'après midi" par des policiers de la brigade financière dans le cadre de l'affaire Bettencourt/Woerth, a-t-on appris jeudi auprès du numéro un du parti, Xavier Bertrand, confirmant une information de Paris-Match.

Le directeur général de l'UMP, Eric Cesari, a réfuté auprès de l'AFP, le terme de "perquisition", en faisant valoir que les policiers de la brigade financière avaient "prévenu auparavant" de leur venue.

"C'était une demande de renseignements. Ils voulaient vérifier des documents", a insisté

François Picard en direct du siège de l'UMP

M. Cesari.

Une source policière a affirmé jeudi à l'AFP que cette perquisition avait eu lieu dans le cadre d'une enquête préliminaire conduite par le procureur de Nanterre Philippe Courroye.

M. Cesari a expliqué que les policiers, restés durant une heure et demie au siège du parti, cherchaient "la correspondance entre Eric Woerth et Patrice de Maistre".

Ils ont consulté "toutes les archives" et "n'ont rien pris", a affirmé M. Cesari, qui a signé un "procès-verbal" en ce sens.

Les enquêteurs cherchaient, selon le site parismatch.com, dans les archives datant du premier trimestre 2007 la trace d'un courrier de M. Woerth, du 12 mars 2007, adressé à Nicolas Sarkozy.

Dans ce courrier, dont le ministre du Travail a reconnu l'existence la semaine dernière, M. Woerth, alors trésorier de l'UMP, intercédait pour que Patrice de Maistre, gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt, se voit attribuer la Légion d'honneur.

Interrogé par l'AFP, le parquet de Nanterre s'est refusé à tout commentaire.

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