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Amériques

Le Vénézuélien Hugo Chavez et le Colombien Juan Manuel Santos veulent rétablir la paix

Texte par Dépêche

Dernière modification : 10/08/2010

Deux semaines après la rupture des relations diplomatiques entre la Colombie et le Venezuela, les présidents des deux pays ont affirmé vouloir mettre un terme à leur différend au plus vite. Ils doivent s'entretenir à Santa Marta, en Colombie.

AFP - Les présidents colombien et vénézuélien Juan Manuel Santos et Hugo Chavez ont fait assaut d'amabilités mardi à l'ouverture de leur sommet, l'un assurant qu'il ferait "tout" pour la réconciliation et l'autre promettant de la rechercher "coûte que coûte".


"Nous nous rendons dans un lieu historique (la dernière demeure de Simon Bolivar, ndlr) afin de chercher à rétablir les relations entre deux pays frères, le Venezuela et la Colombie", rompues le 22 juillet, "de manière ferme et durable", a déclaré à la presse le président colombien à sa descente d'avion, peu avant 13h00 (18h00 GMT).

"Nous ferons tout ce qui est à notre portée pour qu'il en soit ainsi", a-t-il ajouté depuis Santa Marta port caribéen situé à 950 km au nord de Bogota, lieu de rendez-vous choisi d'un commun accord avec son homologue.

Le président Chavez a pour sa part réitéré à la Colombie "son amour éternel". "Nous voulons construire la paix entre nous, coûte que coûte", a-t-il ajouté avant la rencontre, qui a démarré un peu après 14h00 (19h00 GMT) et devrait durer plusieurs heures.

Les deux chefs d'Etat, qui se réunissent à la Villa San Pedro Alejandrino, dernière demeure du général Simon Bolivar, héros national des deux pays ayant joué un rôle clef dans l'émancipation des colonies espagnoles, ont aussi multiplié les gestes symboliques censés exprimer leur amitié.

Le chef de l'Etat colombien a fait pendre aux fenêtres du cockpit de son avion les drapeaux de Colombie et du Venezuela. Il s'était aussi assuré que soient rendus à son homologue les honneurs militaires.

Hugo Chavez a offert un bouquet de fleurs à la ministre colombienne des Affaires étrangères Maria Angela Holguin, venue le recevoir.

Il a également souhaité un bon anniversaire à Juan Manuel Santos qui a 59 ans mardi.

Avant la rencontre, la Colombie a toutefois fait preuve de plus de prudence sur ses chances de réussite. "Nous sommes dans une attente optimiste, mais modérée", a déclaré Maria Angela Holguin.

"Nous attendons que démarre un dialogue clair et transparent, qui doit être permanent, car ces hauts et ces bas ne peuvent continuer", a-t-elle ajouté.

M. Santos s'est dit "optimiste, sans vouloir créer trop d'attentes".

Le sommet entre les présidents colombien et vénézuélien a été annoncé dimanche, au lendemain de l'investiture de Juan Manuel Santos, ex-ministre de la Défense de droite, vainqueur de l'élection présidentielle du 20 juin en Colombie.

Lors de sa prise de fonction, Santos avait souhaité un "dialogue franc et direct" entre son pays et le Venezuela pour résoudre la crise les opposant.

Le Venezuela avait rompu le 22 juillet ses relations diplomatiques avec la Colombie, après la présentation à l'Organisation des Etats américains (OEA) par Bogota de documents censés prouver la présence "active" en territoire vénézuélien de quelque 1.500 membres de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes).

Caracas, jugeant ces documents mensongers, avait estimé que ce geste montrait les intentions "guerrières" du président sortant colombien Alvaro Uribe.

La décision annoncée par le Venezuela intervenait après un an de dégradation des rapports entre les deux pays, tendus par l'annonce de la conclusion entre Washington et Bogota d'un accord permettant à l'armée américaine de faire usage d'au moins sept bases militaires en Colombie.

Le Venezuela, jugeant cet accord menaçant, avait en représailles décidé de suspendre ses importations en provenance de Colombie, qui ont chuté de 71,4% les cinq premiers mois de l'année.

Mme Holguin a annoncé que les chefs d'Etats évoqueraient la dette du Venezuela envers les exportateurs colombiens, ainsi que la sécurité et le développement le long de la frontière commune de 2.219 kilomètres entre les deux pays. Elle a précisé que les accusations du gouvernement sortant au sujet des Farc "ne seraient pas évoquées", ajoutant: "Je ne veux pas me prononcer là-dessus".

Première publication : 10/08/2010

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