Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Jean-Pierre Chevènement embourbé dans les gaffes

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Libreville retient son souffle dans l'attente des résultats de la présidentielle

En savoir plus

LE DÉBAT

"Islam de France" : l'équation à résoudre du gouvernement.

En savoir plus

LE DÉBAT

"Islam de France" : l'équation à résoudre du gouvernement.

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Puppa Lek Sen, héritier du reggae africain

En savoir plus

FOCUS

Proche-Orient : l’essor du tourisme politique

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Tensions entre Grecs et réfugiés sur l’île de Chios

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Le plan pour l'islam de France

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

États-Unis : Yellen promet une hausse progressive des taux, les marchés réagissent

En savoir plus

Amériques

Le pasteur Jones tergiverse sur son intention de brûler le Coran

Texte par Dépêche

Dernière modification : 10/09/2010

Le pasteur extrémiste Terry Jones, qui avait projeté de brûler un exemplaire du Coran le jour du neuvième anniversaire des attentats du 11-Septembre, était revenu sur sa décision. Mais il menace finalement de mettre son projet à exécution.

En raison du caractère insultant de certains propos publiés sur cette page, France 24 a décidé d'en fermer provisoirement les commentaires.

AFP - Le pasteur d'un groupuscule religieux américain a menacé jeudi de revoir sa décision de ne pas brûler le Coran lors de la commémoration du 11-Septembre, tergiversant au moment où ce projet est dénoncé dans le monde entier comme une incitation à la violence.

"Nous pourrions être obligés de revoir notre position", a déclaré à la surprise générale le pasteur Terry Jones, quelques heures seulement après avoir annoncé qu'il renonçait à brûler le Coran.

Le pasteur, chef du groupe chrétien intégriste "Dove World Outreach Center" ("Centre colombe pour aider le monde") de Gainesville, en Floride, avait alors expliqué avoir fait marche arrière en échange de la promesse que le projet de construction d'une mosquée près de Ground Zero à New York serait déplacé.

Cette annonce avait constitué un soulagement pour les autorités américaines qui redoutaient les conséquences, notamment pour les soldats américains en Afghanistan.

Signe de l'importance que l'administration Obama accorde à l'affaire: le chef du Pentagone Robert Gates a appelé jeudi après-midi le pasteur Jones pour le convaincre d'annuler ses plans.

Le pasteur, épaisse moustache et cheveux blancs, avait affirmé avoir obtenu l'assurance par un imam d'Orlando agissant en tant qu'intermédiaire, Mohammed Musri, que l'imam Faisal Abdul Rauf, à l'origine du projet de mosquée à Manhattan, était prêt à un accord et le rencontrerait samedi à New York pour en discuter.

Mais les responsables du projet de mosquée ont aussitôt démenti cette version et l'imam Rauf a rejeté tout "marchandage" avec le pasteur.

"Nous mettons les choses entre parenthèses pour l'instant, car nous sommes vraiment déçus et choqués, car si (la position de l'imam Rauf) est vraie, il (Musri) nous a clairement menti", a déclaré le pasteur après avoir eu connaissance de ce démenti.

"Nous pourrions être obligés de revoir notre décision, car nous avons annulé (l'autodafé) en nous appuyant sur sa parole. Et maintenant, je crois comprendre qu'il affirme partout qu'il n'a jamais dit cela", a déclaré le pasteur en parlant de Musri.

"Les Américains ne veulent pas voir de mosquée à cet endroit-là", avait dit le pasteur au cours de cette journée à rebondissements, dans laquelle est également intervenu le milliardaire américain Donald Trump, proche des républicains, qui a proposé de racheter le site du centre islamique de Manhattan, en payant 25% de plus que le prix initial, pour désamorcer une situation "explosive".

Le projet initial du groupuscule religieux était de brûler 200 exemplaires du Coran samedi, vers 18H00 (22H00 GMT), à Gainesville. Cette initiative était censée glorifier le souvenir des victimes des attentats du 11-Septembre.

Elle survenait à un moment particulièrement sensible: les musulmans célèbrent autour du 10 septembre la fin du ramadan et les autorités aux Etats-Unis craignaient déjà avant cette polémique une montée du sentiment anti-musulman.

Ce projet a suscité des mises en garde partout dans le monde.

Il s'agit d'"un geste destructeur", a averti le président américain Barack Obama, soulignant qu'il constituait "une aubaine pour le recrutement d'Al-Qaïda".

L'organisation de coopération policière Interpol avait lancé une alerte à ses 188 pays membres, mettant en garde contre des "attaques violentes visant des innocents" si le projet était mené à terme.

 

Première publication : 10/09/2010

  • ÉTATS-UNIS

    Le pasteur Jones annule son projet de brûler des exemplaires du Coran

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    Obama condamne le projet "destructeur" visant à brûler des exemplaires du Coran

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    Le projet d'un pasteur de brûler le Coran suscite l'inquiétude

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)