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FRANCE

France Télécom de nouveau ébranlé par une série de suicides

Vidéo par France 3

Texte par Dépêche

Dernière modification : 11/09/2010

Cinq employés de France Télécom se sont suicidés, hors de leur lieu de travail, en moins de 15 jours. La direction procède à des examens des situations professionnelles de chacun. Depuis le début de l'année, 23 salariés se sont donnés la mort.

AFP - Cinq salariés de France Télécom se sont donnés la mort en moins de quinze jours, tous hors de leur lieu de travail, portant à 23 le nombre de salariés du groupe qui se sont suicidés depuis le début de l'année selon les syndicats.
  
La direction, qui refuse de tenir la comptabilité de ces gestes suicidaires, a confirmé les cinq décès à l'AFP. "C'est avec consternation et une grande tristesse que nous avons appris le suicide de plusieurs salariés du groupe", a déclaré un porte-parole.
  
"Ces salariés qui ne se connaissaient pas, n'avaient pas de lien entre eux et travaillaient dans des métiers distincts, se sont donnés la mort ces deux dernières semaines dans différentes régions de France", a-t-il ajouté.
  
Selon la CFE-CGC-Unsa, deux salariés étaient de la région de Rennes, un du nord, un de la région toulousaine et une salariée de la région parisienne. Quatre travaillaient directement pour France Télécom, et un autre pour Equant, une filiale à 100% de France Télécom.
  
"A ce stade aucune corrélation ne peut être établie entre ces drames. Cependant nous allons procéder à des examens approfondis des situations professionnelles de chacun de ces salariés", a ajouté le porte-parole de la direction.
  
Aucun ne s'est suicidé sur son lieu de travail, mais l'un d'entre eux, un conseiller accueil client, s'est jeté d'un pont après avoir quitté son travail, a précisé la CFE-CGC-Unsa.
  
Depuis janvier 2010, 23 salariés du groupe se sont suicidés. France Télécom a été ébranlé par une série de suicides fin 2009, qui a mis au jour une grave crise sociale à l'intérieur du groupe. Au total, direction et syndicats ont dénombré 35 suicides, certains sur le lieu de travail, en 2008 et 2009.
  
Cette crise, très médiatisée, a obligé l'entreprise à lancer des négociations sur le stress, et s'est notamment traduite par l'arrivée de Stéphane Richard à la tête du groupe, qui s'est engagé à "remettre l'humain au coeur" du groupe.
  
"Pour remettre l'humain au coeur de l'entreprise, il faut remettre les moyens. La question de l'emploi et celle des méthodes de management posent encore problème", affirme Christian Mathorel (CGT).
  
"Force est de constater que les premières mesures prises sont loin de répondre au besoin de transformation de l'entreprise", ajoute la CGT dans un communiqué, déplorant que "les méthodes de managements par objectifs et les pressions en cause dans la crise ressurgissent".
  
Le syndicat a demandé à Stéphane Richard une réunion d'urgence avec l'ensemble des organisations syndicales.
  
Sébastien Crozier (CFE-CGC-Unsa) voit de son côté plusieurs raisons à cette recrudescence de suicides après un été plutôt calme. "Les responsables de la crise morale n'ont pas été sanctionnés", affirme-t-il, déplorant notamment que l'ancienne équipe dirigeante- et notamment l'ancien pdg Didier Lombard- soit toujours présente dans le groupe.
  
De plus, "l'Etat a exigé 11 milliards de dividendes en trois ans. Ca empêche Stéphane Richard d'avoir un véritable projet industriel enthousiasmant. Les gens se disent comment va-t-on y arriver", affirme-t-il.
  
"La rentrée et l'angoisse de la question des retraites au sein de la population de France Télécom, qui se dit +il va falloir que je travaille deux ans de plus+, fait que le climat est morose", a ajouté le syndicaliste, sans remettre en cause l'action de Stéphane Richard.

 

Première publication : 11/09/2010

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