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Visite controversée de Benoît XVI au Royaume-Uni
Première visite d'État d'un pape au Royaume-Uni depuis le schisme de 1534, le déplacement, jeudi, de Benoît XVI en terre anglicane suscite l'hostilité de nombreux sujets britanniques.
France 24 retransmet en direct la visite du Pape à Edimbourg, son discours ainsi que l'allocution de bienvenue de la Reine. Suivez sur notre antenne l'édition spéciale, à partir de 12h40 (heure française).
Le pape Benoît XVI entame ce jeudi une visite de quatre jours au Royaume-Uni que d'aucuns qualifient d'historique. Il s’agit en effet du premier voyage dans l’île d’un souverain pontife en tant que chef d’État depuis la création de l’Église anglicane par Henri VIII en 1534. Lors de son passage remarqué en Grande-Bretagne en 1982, Jean-Paul II n’était venu qu’en tant que chef de l’Église catholique. Ce qui ne devrait pas empêcher Benoît XVI d'échapper à la comparaison avec son charismatique prédécesseur, qui avait alors attiré un million de fidèles.
Il est vrai que le contexte d’aujourd’hui est loin d’être aussi favorable qu’en 1982, où l’Église catholique jouissait d’une meilleure image grâce, notamment, au concile Vatican II et son lot de réformes modernisatrices.
Rarement visite d'un pape aura suscité une telle hostilité sur une terre chrétienne. Selon un sondage du "Times", paru mardi, seuls 14 % des Britanniques sont favorables à la visite du Saint-Père. Pour sa part, le quotidien "The Independent" résumait mercredi la situation : le pape " entre dans la cage aux lions".
Plusieurs facteurs alimentent la polémique qui enfle depuis des semaines, au premier rang desquels la question du scandale des prêtres pédophiles ravivée par la récente révélation de l’ampleur de l'affaire en Belgique. Selon le porte-parole du Vatican, Federico Lombardi, il est probable que Benoît XVI réitère en Grande-Bretagne sa "condamnation des crimes commis" formulée la première fois aux États-Unis. Le souverain pontife devrait aussi recevoir en privé des victimes britanniques d'abus sexuels. Un geste insuffisant aux yeux de ceux qui accusent le pape d’avoir contribué à protéger les coupables.
Plus largement, c’est l’image de l’Église catholique dans son ensemble qui est écornée. Toujours selon le sondage du "Times", 72 % des sujets de Sa Majesté estiment que l’Église catholique est "intolérante". Une coalition nommée "Protestez contre le pape" s’est même formée pour l’occasion de sa visite. Regroupant associations et personnalités de différents bords, ce groupe milite contre les "positions rétrogrades" de Benoît XVI sur de nombreux sujets, comme l’homosexualité ou la place des femmes dans le clergé. La coalition espère réunir 2 000 personnes à Hyde Park, à Londres, où le souverain pontife doit présider une veillée de prières.
La personnalité même du pape n’est pas étrangère à cette hostilité. Bien que ses positions soient proches de celles de Jean-Paul II, l'actuel Saint-Père garde l’image d'un conservateur attaché à la doctrine.
À la charge du contribuable
Une majorité des Britanniques s’insurge également contre le coût de la visite pontificale, dont la moitié doit être financée par les contribuables. Contrairement à la visite de Jean-Paul II qui avait été prise en charge par l’Église catholique britannique, c'est l’État, qui prendra en charge à hauteur de 12 à 14 millions d'euros, les aspects non religieux du séjour de Benoît XVI. L’Église catholique d’Angleterre et d’Écosse assumera le reste estimé entre 11 et 12 millions d'euros. Grande première dans l’histoire du Vatican, les apparitions du pape, messes et autres rassemblements, seront payants. Au grand dam de certains membres de la communauté catholique qui protestent contre le prix élevé du ticket (jusqu’à 30 euros).
Résultat, entre 10 % et 15 % des places pour la messe de dimanche à Birmingham, censée constituer le point d’orgue du séjour britannique de Benoît XVI, n’ont toujours pas trouvé acquéreur. Le pape doit y béatifier le cardinal et théologien John Newman (1801-1890) qui s’était converti au catholicisme.
Symbolique, le sujet n’en demeure pas moins sensible. Benoît XVI tentera de prôner le rapprochement entre catholiques et anglicans sans froisser les sensibilités. L'an dernier, son texte apostolique "Anglicanorum coetibus" avait suscité peu d’enthousiasme. Il prévoyait notamment l'accueil de traditionalistes anglicans en rupture avec leur Église qu'ils jugeraient trop libérale depuis qu'elle ordonne des femmes prêtres et des évêques homosexuels.
Durant les quatre jours de sa visite, le pape célèbrera des messes et prières en plein air à Edimbourg, Glasgow, Londres et Birmingham, en présence de quelque 400 000 fidèles. Il doit également rencontrer la reine Elisabeth II et le Premier ministre David Cameron.


























Commentaires (3)
La visite du Pape Benoit XVI au R.UNI.
Ce n'est pas la première fois que je dépose un commentaire. Si le Concile Vatican II à provoqué autant de problèmes, c'est parce que beaucoup d'Evêques, de prêtres et de fidèles qui les ont suivis ont été abusés.Ce "traditionnalisme" reproché au Pape est injuste car le Seigneur a bien dit "qu'il lui faudrait constamment aller à "contre courant" des idées modernistes. Le Concile Vatican II a comporté de bonnes choses, telles que secouer les fidèles, chacun, pierre vivante de l'Eglise, à se remettre en question et surtout prendre leurs propres responsabilités. Ne pas vivre uniquement en "chrétiens du dimanche". Aider ses prêtres, aider son prochain, donner de lui-même et de ses avoirs. Mais ceux qu'on appelle les "68tards" y ont vu une grande sensation de liberté. Si vous lisez bien le texte du Concile, vous vous apercevrez que d'énormes libertés ont été prises allègrement . Chacun a commencé à se faire une religion "à la carte". On prend ce qui arrange et on rejette ce qui dérange.
On est chrétien ou on ne l'est pas !!! si on devait rejeter tous ce qui a été déangeant, je ne sais combien de pages de la Bible resterait encore. Je suis donc avec et pour le Pape Benoît XVI qui essaie de remettre "l'Eglise au milieu du village". Qu'il soit critiqué et peu aimé de beaucoup, il suit le chemin du Christ, qui, à cause de ses dires a finit sur une Croix. L'apostasie est annoncée dans l'Eglise, dans la Bible, et nous y sommes à 200%. Faire un choix sera toujours difficile pour notre nature humaine, plus portée à la facilité.
Quand au problème qui préoccupe tant de gens et de pays par rapport à la pédophilie, je vous ferai remarquer que le plus gros de ces crimes a été commis justement par ces "68TARDS MODERNISTES" qui a présent en profitent pour enfoncer le clou.
Liberté chérie ! Jésus dérange et le Pape ne peut que redire ce que Jésus a demandé, sans aucune concession.
Je suis comme tout le monde, outrée, choquée et peinée des abus sexuels qui ont été commis, d'autant plus par des prêtres peu importe leur valeur hiérarchique. Je voudrais que toute la clarté soit faite sans omettre "personne" et dire que le pardon demandé va de soi, mais qu'il faut aller plus loin et prendre les victimes, sans trouver d'excuses, en compasssion et les dédommager selon leurs demandes. J'imagine ce que toutes ces personnes ont du ressentir et je les plains de tout mon coeur.
Je prie pour les uns et pour les autres. Que l'Esprit-Saint souffle dans tous les esprits afin que Justice soit faite et que mon Eglise que j'aimerai toujours redevienne pure et sainte.
Je ne peux qu'offrir de mon côté, ma croix de tous les jours et mes prières. Ne nous cachons pas la tête dans le sable, la francmaconnerie est rentrée au sein même du Vatican depuis des lustres et le Saint Père a souvent été pris en étau. N'en déplaise à certains qui sont très mal informés.
Je souhaite que tout cela se fasse dans la Paix et la sérénité car elles seules viennent du Christ Lui-Même. Et vous, les médias pourriez aussi cesser de mettre de l'huile sur le feu. La Justice humaine devrait trancher comme pour tout autre être humain.Que la Paix soit avec vous.
fière d'etre catho et fière
fière d'etre catho et fière de notre pape...psss on est des million et des million ça nous suffi,cette propagande contre le pape est si ridicule qu'on ne s'en occupe meme pas,france24 est vraiment ridicule
propagande anticatho
Encore une propagande anti-catholique?!
"10 % et 15 % des places n'ont pas trouvé acquéreur" veut dire que 85% et 90% de ces même places ont déjà trouvé acquéreur, ce qui est déjà signe de fort soutien de la part des britanniques!!!
Jusqu'où iront tous ces journalistes qui ne font que circuler des articles désinformatif...
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