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EUROPE

La mafia investit dans les énergies propres pour blanchir son argent

Texte par Benjamin DODMAN

Dernière modification : 16/09/2010

Le dernier coup de filet de la police au sein de la mafia italienne révèle que le milieu a investi un nouveau secteur pour amasser et laver son argent sale : les énergies renouvelables.

Mardi dernier, des biens à hauteur d'1,5 milliard d’euros, appartenant à l’homme d’affaire sicilien Vito Nicastri, plus connu sous le nom de "Seigneur du vent," ont été saisis par des policiers italiens.

En plus d’une centaine de villas en Sicile et de quelques grosses voitures, les forces de l’ordre ont mis la main sur 43 sociétés, qui opéraient toutes dans le secteur de l’énergie éolienne et photovoltaïque.

La Cosa Nostra en perte de vitesse

L’opération démontre que la mafia a désormais infiltré l’économie verte. Les centaines d’éoliennes élevées en pleine campagne sicilienne ont été une aubaine pour le milieu, qui a profité de l’occasion pour blanchir l’argent provenant du trafic de drogue ou d’autres formes de racket en investissant dans ce secteur environnemental.

Peu après l’interpellation de Vito Nicastri, le ministre de l’Intérieur italien, Roberto Maroni, a salué "la plus grande saisie jamais réalisée".

Cette affaire porte en effet un nouveau coup dur à la mafia sicilienne, la Cosa Nostra, déjà affaiblie par de nombreuses arrestations ces dernières années. Toto Rina, alias "la bête", Bernardo Provenzano et Salvatore Piccolo, surnommé le Baron, sont tous derrière les barreaux. Un autre caïd est dans la ligne de mire des enquêteurs, il s’agit du "patron playboy" Denaro.

"La Cosa Nostra est sur la paille" assure le journaliste de la "Repubblica", Francesco Viviano. Interrogé par France 24, il affirme qu’elle fait désormais "pâle figure face à ses deux sœurs, la mafia calabraise ‘Ndrangheta et la napolitaine Camorra".

La chasse aux subventions de l’UE

Les énergies renouvelables ayant le vent en poupe en Italie, le milieu a profité de cette évolution. "Cela fait des années que la mafia s’est tournée vers les énergies vertes, et pas seulement en Sicile" selon Francesco Viviano.

"Avec un peu d’argent, des entrepreneurs liés à la mafia achètent des terrains sur lesquels ils installent des éoliennes ou des panneaux solaires, ce qui leur donne droit à de généreuses subventions provenant de l’Union européenne" explique-t-il.

Depuis 2000, l’UE a déboursé plus de 6 milliards d’euros de subventions pour promouvoir les énergies renouvelables.

Fin 2009, l'Italie comptait 294 parcs éoliens, dont 98% situés dans le sud du pays, ce qui la place troisième en Europe, derrière l'Allemagne et l'Espagne.

Première publication : 16/09/2010

  • ITALIE

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