Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

MODE

Mode masculine été 2017 part 1

En savoir plus

#ActuElles

Femmes artistes : sortir des oubliettes de l'Histoire

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Quatuor Modigliani : quatre garçons dans les cordes

En savoir plus

UNE COMÉDIE FRANCAISE

Loi travail : le récit d'un revirement

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : atteints d'une hépatite C, des Occidentaux partent se faire soigner en Inde

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Guerre civile au Guatemala : une justice impossible ?

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Dans les coulisses des palaces parisiens

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Économie britannique : George Osborne tente de rassurer

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"En fait, on ne voulait pas vraiment dire 'partir'"

En savoir plus

Un reportage long format tourné par nos reporters ou nos correspondants aux quatre coins du monde. Le samedi à 22h10. Et dès le vendredi, en avant-première sur internet!

REPORTERS

REPORTERS

Dernière modification : 20/09/2010

Silence, on pollue

5 mois après la marée noire, des voix s’élèvent pour critiquer la communication de BP. L’entreprise a investi 93 millions de dollars pour nettoyer son image. Nous avons suivi Kindra et Linda, ces deux femmes ont décidé de briser le silence.

Des campus universitaires de Bâton Rouge, au port de pêche de Venice, nous avons essayé de comprendre comment l’argent de BP avait été dépensé après la marée noire. L’entreprise a multiplié par trois ses frais de communication depuis l’explosion de la plateforme. De l’argent qui a servi à nettoyer l’image de l’entreprise. Mais aussi, à acheter le silence.

 

Pourquoi ce reporter ?

Depuis la rédaction à Paris, cela fait des mois que nous essayons de nous faire une idée précise de la situation en Louisiane : La côte est-elle vraiment propre comme l’a dit BP? Ou la nappe de pétrole a-t-elle coulé en profondeur ?

Au tout début de la catastrophe, lorsque nous nous étions rendus au CEDRE à Brest dans le cadre d’une émission « Environnement » sur le petrole, le directeur nous avait prévenu : « Vous ne saurez rien. L’accès va être bloqué aux médias. C’est toujours comme ça que ça se passe aux Etats-Unis, à chaque fois ». Nous avions du mal à le croire.

Et puis sur Facebook, nous avons rencontré Kindra. Cette « Erin Brokovitch »a travaillé pour BP. Elle dénonce les méthodes de communication du groupe.

Enfin dans la presse anglophone, nous avons alors entendu parler des contrats que BP faisait signer aux pécheurs et aux scientifiques. La ligne directrice de notre reportage commençait à se dessiner.

 

Les pêcheurs en première ligne.

Nous avons été particulièrement touchés par notre rencontre avec certains pêcheurs dans le port de Venice. Ce sont eux qui vont avoir le plus à souffrir de la marée noire. Pour eux, la saison a été très mauvaise, ils n’ont gagné qu’un dixième de leur salaire habituel.

Ceux qui ont accepté de travailler pour BP dans les opérations de nettoyage ont reçu environ 300 dollars par jour. Mais cet argent n’est qu’une avance, cette somme sera en fait déduite du montant des compensations que BP doit leur verser. C’est donc un dédommagement, pas un vrai salaire.

 


Les dangers du pétrole et des dispersants.

Voilà une source d’inquiétude terrible pour les habitants du Golfe et un sujet que nous n’avons pas eu le temps d’aborder dans notre reporter.

A Venice, un pêcheur nous a raconté qu’il avait eu de terribles maux de tête, des vomissements quelques semaines après la catastrophe. Depuis, il souffre de troubles respiratoires, il s’inquiète aussi de voir un liquide « brunâtre » sortir de ses oreilles.

Il y a, en effet, de plus en plus de soupçons autour des produits utilisés pour disperser la nappe et particulièrement le « Corexit ». Au sein de l’agence environnementale américaine, une voix commence à se faire entendre, celle de Hugh Kaufman. Au cours de l’interview qu’il nous a accordée, il nous a précisé que le Corexit pouvait provoquer des hémorragies internes et des cancers.

Et voici sa citation qui ne s’oublie pas: « Si vous lisez l'étiquette sur les barils, il est indiqué que c'est toxique pour la vie humaine. Comme l'a déclaré un sénateur américain, BP a tapissé la région du golfe avec le Corexit, tout comme l'armée américaine avait tapissé le Vietnam avec de l'agent orange." En guise de conclusion.

 

Reportage d'Eve Irvine, Jerome Bonnard, Jennifer Knock

Par Jennifer KNOCK

COMMENTAIRE(S)

Les archives

23/06/2016 Première Guerre mondiale

Grande Guerre : quand le nord de la France vivait à l'heure allemande

Pendant la Grande Guerre, 13 départements français ont subi l’occupation allemande. Quatre ans durant lesquels deux millions de Français ont vécu une cohabitation forcée avec les...

En savoir plus

17/06/2016 États-Unis

États-Unis : quand les États du Sud partent en croisade contre Washington

Pour préserver une liberté religieuse qu’ils considèrent menacée, certains États du sud des États-Unis ont adopté un nouvel arsenal législatif. À l'instar du Mississipi, qui...

En savoir plus

09/06/2016 Iran

Vidéo : chroniques iraniennes, un an après l'accord sur le nucléaire

Juillet 2015. L'accord sur le nucléaire iranien a ouvert un nouveau chapitre dans l'histoire des relations entre Téhéran et le reste du monde, notamment avec l'Occident. Une ...

En savoir plus

03/06/2016 Cinéma africain

Nollywood, l'eldorado du cinéma au Nigeria

Le Nigeria peut se targuer de détenir la deuxième industrie cinématographique au monde. Son influence culturelle s'est largement étendue en dehors des frontières de l'Afrique....

En savoir plus

26/05/2016 Ukraine

Ukraine : à la recherche des disparus du Donbass

Depuis deux ans, l’Ukraine est divisée. Malgré l'instauration de plusieurs trêves, les affrontements se poursuivent dans les régions séparatistes de l'Est entre rebelles...

En savoir plus