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Culture

Dernier hommage au cinéaste Claude Chabrol

Texte par Dépêche

Dernière modification : 17/09/2010

Avant son inhumation au cimetière du Père-Lachaise, une foule de proches et d'amis ont rendu, sur le parvis de la Cinémathèque française, un dernier hommage au réalisateur Claude Chabrol, décédé dimanche à l'âge de 80 ans.

AFP - Ses proches et ses amis ont rendu vendredi un ultime hommage à Claude Chabrol, "Cha-Cha", dessinant le portrait tendre d'un grand cinéaste, gros travailleur, pudique et bon.

Avant l'inhumation dans la plus stricte intimité familiale au cimetière du Père-Lachaise, Claude Chabrol a été fêté une dernière fois sur le parvis de la Cinémathèque française, à Paris, où le cercueil de cet agnostique revendiqué avait été déposé.

Face à son portrait en noir et blanc, la pipe au bec et l'écharpe au cou, environ 300 personnalités du cinéma ont écouté pendant un peu plus d'une heure amis et proches évoquer sa mémoire.

"Si la mort de Claude Chabrol nous touche autant, c'est qu'il nous a accompagnés dans nos vies intimes, avec nos interrogations, nos révoltes, nos faiblesses, notre envie de se moquer de nous-mêmes", a dit Isabelle Huppert.

En trench noir, l'actrice, l'une de ses préférées de "Violette Nozières" à "L'Ivresse du pouvoir", s'est souvenue la voix étreinte comment Chabrol l'avait accompagnée dans sa vie, notamment lors de la mort de sa mère: "Il disait qu'il ne faut pas laisser la mort grignoter le vivant".

Le réalisateur Costa-Gavras, le premier à s'exprimer, a salué "un homme très bon et un grand cinéaste" qui faisait ainsi son dernier passage à la Cinémathèque, "sa maison", suivi du directeur de cette institution, Serge Toubiana, qui a récité un abécédaire chabrolien de "B, comme bêtise ou bourgeoisie" à "S, comme sérieux".

Au premier rang, les acteurs de Chabrol étaient venus lui dire au revoir: Jean-Pierre Léaud, Michel Piccoli et Christophe Malavoy, et surtout Stéphane Audran, qui fut sa deuxième épouse et sa bourgeoise préférée à l'écran, Nathalie Baye, Sandrine Bonnaire. Et aussi les producteurs Marin Karmitz et Jérôme Seydoux, le délégué général du Festival de Cannes, Thierry Frémaux, l'ancien ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres...

L'actuel, Frédéric Mitterrand, a préféré aux discours lire les premières lignes des souvenirs de Claude Chabrol, "Mémoire intime", attendus mi-novembre (chez Plon): le cinéaste y raconte sa naissance, celle d'un enfant "qu'on avait donné mort dans le ventre de sa mère", ce qui expliquait selon lui son "incorrigible optimisme": "J'ai toujours préféré le verre à moitié plein au verre à moitié vide. On a ainsi plus d'énergie pour le remplir".

"Il m'avait appris à reconnaître les cons. Il était un rempart à la bêtise qui envahissait le métier", s'est souvenue sa fille Cécile. Notant également que pour sa mère, Aurore, Claude Chabrol c'était "l'Ayatollah Comédie".

Sa co-scénariste de 30 ans, Odile Barsky, son vieil ami, l'historien du cinéma Jean Douchet, ont encore pris la parole, entrecoupés par des extraits de la musique de ses films, "Que la bête meure", "La Décade prodigieuse", "La fleur du mal".

Puis le cercueil est parti sous les applaudissements.

En guise de registres de condoléances, la famille avait disposé une vingtaine de cahiers à petits carreaux - chacun portant le titre d'un de ses films -, et les stylos noirs à bille fine, le matériel affectionné par Chabrol pour ses scénarios et scripts.

Les yeux rougis, Sandrine Bonnaire, entonnait pour les caméras un pastiche du succès d'Alain Souchon "Foule Sentimentale", écrit avec l'équipe lors du tournage de "La Cérémonie": "Cha-Cha Sentimental"...

Première publication : 17/09/2010

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