Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Stéphane Distinguin, PDG de FaberNovel et président de Cap Digital

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Bernard Maris, chroniqueur à Charlie Hebdo et auteur de "Houellebecq, économiste"

En savoir plus

TECH 24

Organisation de l'État islamique : la nouvelle bataille d'Anonymous

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Jérôme Bel ou la danse minimale

En savoir plus

#ActuElles

Angélique Kidjo : la voix des Africaines

En savoir plus

REPORTERS

Exclusif : de Sarajevo à Guantanamo, l’itinéraire des six d’Algérie

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Présidentielle en Côte d'Ivoire : le soutien de Bédié est une "trahison" selon Bertin

En savoir plus

FOCUS

Les bataillons "bénévoles" de Kiev : une force imprévisible

En savoir plus

MODE

Fashion week : promenade pour un objet d’exception

En savoir plus

  • Sarkozy : un retour attendu et longuement préparé

    En savoir plus

  • Le Chinois Alibaba débarque à Wall Street : des débuts en fanfare

    En savoir plus

  • Ebola : les 6,5 millions d'habitants de la Sierra Leone assignés à résidence

    En savoir plus

  • Irak : la France opère ses premiers raids aériens contre les jihadistes de l'EI

    En savoir plus

  • Visé par une enquête, Zidane pourrait être privé de banc de touche

    En savoir plus

  • Quand Hollande se targue d’influencer la politique économique européenne

    En savoir plus

  • Référendum en Écosse: les indépendantistes n'ont pas tout perdu

    En savoir plus

  • Les bataillons "bénévoles" de Kiev : une force imprévisible

    En savoir plus

  • Irak : combattants kurdes recherchent armes lourdes désespérément

    En savoir plus

  • Barack Obama salue la France, "un partenaire solide contre le terrorisme"

    En savoir plus

  • De Fantômas à Luc Besson, Gaumont dévoile ses trésors d'hier et d'aujourd'hui

    En savoir plus

  • Euro-2020 : la finale de l'"Euro pour l’Europe" à Wembley

    En savoir plus

  • Corruption : amende record pour le géant pharmaceutique GSK

    En savoir plus

  • Le Paris des Arts de Leïla Bekhti

    En savoir plus

  • Après le "non" de l’Écosse, la Catalogne prépare son propre référendum

    En savoir plus

Amériques

Après cinq mois de mésaventures, BP scelle définitivement son puits de pétrole

Texte par Dépêche

Dernière modification : 19/09/2010

Le groupe BP a définitivement condamné le puits à l'origine de la pire marée noire qu'aient connue les États-Unis, dans le golfe du Mexique. L'équivalent de 4 millions de barils de pétrole s'est répandu en mer depuis le 20 avril.

AFP - "Macondo 252 est condamné" : après cinq mois de lutte par grand fond, le puits responsable de la pire marée noire de l'histoire des Etats-Unis a été définitivement scellé, mais le fragile écosystème du golfe du Mexique pourrait mettre longtemps à s'en remettre.

"Nous pouvons finalement annoncer que le puits Macondo 252 est bel et bien condamné", a annoncé dimanche l'amiral des garde-côtes à la retraite Thad Allen, qui supervise la lutte contre la marée noire pour le compte de l'administration Obama.

"Après des mois d'opérations (...), BP a réussi à cimenter le puits", a-t-il ajouté dans un communiqué au ton sobre.

Si l'écoulement de brut avait cessé le 15 juillet grâce à la pose d'un couvercle sur le puits endommagé, le colmatage réussi par le groupe britannique doit permettre de le neutraliser pour de bon et d'empêcher une nouvelle fuite.

Ce succès a une forte portée symbolique cinq mois après le début de la pire catastrophe écologique de l'histoire des Etats-Unis, qui a empoisonné la vie de milliers d'Américains, pêcheurs et commerçants en tête, mis en péril l'écosystème du Golfe, bouleversé l'agenda du président Barack Obama et coûté la tête du patron de BP, Tony Hayward.

Au total, quelque 4,9 millions de barils de pétrole, soit 780 millions de litres, se sont répandus dans les eaux du golfe du Mexique.

"Nous avons franchi aujourd'hui une étape importante dans notre réponse contre la marée noire de BP", s'est réjoui le président Obama.

"Toutefois, a-t-il ajouté, nous restons engagés à faire tout ce qui est possible pour que les côtes du Golfe se remettent complètement de la catastrophe".

"C'est un chemin difficile qui nous attend, mais nous continuerons à travailler étroitement avec les habitants du Golfe", a assuré le président américain.

Le colmatage du "Macondo 252" a pu être réalisé grâce à l'injection dans le puits d'un mélange de matériaux et de ciment, via un puits de secours.

A la différence des opérations précédentes effectuées au niveau du sol sous-marin, à 1.500 mètres de profondeur, la cimentation a lieu au niveau du gisement, à 4.000 mètres sous le fond de la mer.

Cette vaste et délicate opération, baptisée "Bottom kill" (neutralisation par le fond), avait été lancée presque immédiatement après l'explosion de la plate-forme Deepwater Horizon, suivie de son naufrage le 22 avril, BP tentant en parallèle par tous les moyens de stopper la fuite.

La condamnation du puits va certes clore un chapitre de la marée noire mais la flore et la faune subiront les effets de la pollution pendant des années, voire des décennies, selon les autorités américaines.

"Nous avons toujours près de mille kilomètres de côtes entre la Floride et la Louisiane qui sont touchées et aujourd'hui encore il y a quasiment 25.000 personnes, là dehors, qui travaillent (au nettoyage)", a souligné le contre-amiral des garde-côtes Paul Zukunft.

Le volet judiciaire et financier de l'affaire s'annonce en outre comme un feuilleton à rebondissements.

Alors que les investigations se poursuivent pour tirer les causes de l'accident au clair, BP a montré qu'il comptait se défendre bec et ongles, clamant à l'issue d'une enquête interne que les torts étaient partagés et pointant du doigt les autres compagnies travaillant sur la plate-forme, comme Transocean ou Halliburton.

Le géant britannique a déjà lâché quelque 8 milliards de dollars depuis le début de la catastrophe. Il a également accepté de créer un fonds de 20 milliards de dollars consacré à l'indemnisation des victimes.

L'affaire a aussi des conséquences pour l'ensemble du secteur, le golfe du Mexique étant le pilier de l'extraction pétrolière américaine.

L'administration Obama a dévoilé une nouvelle réglementation forçant les compagnies pétrolières à boucher les puits inactifs de manière définitive et à démonter les plate-formes à l'abandon.

Il pourrait y avoir urgence: quelque 3.500 puits inactifs sont actuellement uniquement obturés par des valves de sécurité bien moins fiables que des couvercles définitifs.

 

Première publication : 19/09/2010

  • MARÉE NOIRE

    BP sur le point de colmater définitivement le puits de pétrole

    En savoir plus

  • MARÉE NOIRE

    "Le rapport de BP frise l'indécence"

    En savoir plus

  • ENVIRONNEMENT

    "Les études relatives à la marée noire dans le golfe du Mexique manquent de rigueur"

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)