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Afrique

"La France fera tout pour retrouver ses otages", assure Paris

Vidéo par Aude SOUFI

Texte par Dépêche

Dernière modification : 19/09/2010

Les cinq Français enlevés jeudi au Niger pourraient se trouver au Mali, a indiqué le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel (photo). Bien qu'aucune revendication n'ait été formulée, la France soupçonne l'Aqmi d'être à l'origine du rapt.

REUTERS - La France fera tout pour retrouver ses cinq ressortissants enlevés au Niger, et qui pourraient avoir été emmenés au Mali par leurs ravisseurs, a déclaré dimanche le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel.

Les autorités françaises ont affirmé n'avoir reçu aucune revendication ou demande de rançon pour les otages - cinq Français, un Togolais et un Malgache, enlevés jeudi dans le nord du Niger.

"La France fera tout pour retrouver ses otages", a déclaré Luc Chatel au "Forum" de Radio J, sans préciser la stratégie envisagée à cette fin.

"Nous travaillons en étroite coopération avec les autorités du Niger. Avec celles du Mali également, puisque d'après les informations dont nous disposons, les otages pourraient être au Mali, mais nous n'avons pas de confirmation", a-t-il précisé.

Une source proche de l'armée nigérienne a dit à Reuters que les ravisseurs avaient été pris en chasse et qu'ils avaient traversé la frontière avec le Mali.

Un porte-parole du Quai d'Orsay a dit n'avoir "aucune précision là dessus".

Luc Chatel a indiqué que la France apportait un "soutien technique" aux autorités nigériennes pour tenter de retrouver les otages, sans pour autant être "engagée sur le terrain".

La porte-parole du gouvernement a assuré par ailleurs que la France n'avait pas participé aux combats qui se sont déroulés dans le désert mauritanien contre Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). "La France n'a pas de troupes engagées pour cette opération", a-t-il dit.

Douze membres d'AQMI, possible ravisseur des Français, ont été tués par l'armée mauritanienne près de la frontière malienne, selon une source proche des services de sécurité mauritaniens.

Négocier

Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a déclaré vendredi que Paris soupçonnait AQMI d'être l'auteur des enlèvements.

AQMI avait enlevé l'humanitaire français Michel Germaneau au Niger fin avril avant d'annoncer sa mort fin juillet, peu après une opération militaire mauritanienne à laquelle l'armée française avait participé.

Pour la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, il est important de négocier pour ne pas mettre en danger la vie des captifs.

Les otages "il faut parler de leur existence, on ne les oublie pas", a-t-elle dit sur Europe 1, évoquant le sort des deux journalistes de France 3 détenus en Afghanistan depuis
décembre dernier.

"Il faut négocier. La méthode 'matamore' et un peu du coup de force, elle a coûté la vie à Michel Germaneau", a-t-elle ajouté.

Les otages enlevés au Niger sont des employés du groupe nucléaire français Areva et de Sogea-Satom, filiale BTP pour l'Afrique du groupe Vinci.

La France a commencé à évacuer vendredi ses dizaines de ressortissants présents dans la "zone rouge" du Sahel, à cheval entre le Niger, le Mali et la Mauritanie, où sont susceptibles d'opérer les activistes islamistes.

Au total, quelque 1.700 Français vivent au Niger, 5.500 au Mali et 2.200 en Mauritanie.

Areva emploie 2.500 personnes, en grande majorité des locaux, dans trois exploitations minières au Niger. Ce pays espère devenir le deuxième producteur mondial d'uranium quand la mine d'Imouraren, à 200 km au nord-ouest d'Agadez, commencera à être exploitée en 2013 ou 2014.

En juin 2008, quatre salariés d'Areva avaient été enlevés quelques jours par des insurgés dans la région avant d'être relâchés en bonne santé.

 

Des proches des otages témoignent

 

Première publication : 19/09/2010

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