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EUROPE

L'extrême-droite entend jouer les trouble-fête au Parlement suédois

Vidéo par Jérôme BONNARD , Markus KARLSSON

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 19/09/2010

Encore jamais représentée au Parlement suédois, l'extrême-droite espère jouer les faiseurs de roi au terme des élections législatives de ce dimanche, où la coalition de centre-droit et l'opposition sociale-démocrate sont au coude-à-coude.

Quelque 7,1 millions de Suédois sont appelés aux urnes ce dimanche pour renouveler leur Parlement. À la mi-journée, le taux de participation s'annonçait élevé, à l’image du scrutin de 2006 qui avait mobilisé 82 % des électeurs du royaume.

Le Premier ministre sortant, Fredrik Reinfeldt.

De nombreux sondages publiés ces derniers jours montrent que la coalition au pouvoir, qui réunit les modérés, les libéraux, le centre et les chrétiens-démocrates, devrait conserver la majorité des 349 sièges. Mais la majorité absolue est loin d'être acquise au vu du faible écart existant avec l'opposition sociale-démocrate.

“La course est encore ouverte, nous allons tâcher de convaincre les gens que le pays a besoin d’une majorité”, a indiqué le Premier ministre sortant, Fredrik Reinfeldt, au micro d’un de nos envoyés spéciaux en Suède, Markus Karlsson. Si aucun des blocs n'obtient la majorité, soit au moins 175 sièges, de nouvelles élections pourraient être organisées, ce qui serait un fait inédit pour le pays.

La chef de file des sociaux-démocrates, Mona Sahlin.

La coalition sortante peut s'appuyer sur une croissance économique estimée à plus de 4 % en 2010. En cas de victoire de sa coalition, Fredrik Reinfeldt deviendrait le premier chef de gouvernement de centre-droit à remporter deux mandats successifs en Suède.

Cette victoire signerait aussi un lourd revers pour les sociaux-démocrates, souvent considérés comme les gardiens du célèbre État-providence qui ont dominé la scène politique ces 80 dernières années.

La chef de file des sociaux-démocrates et dirigeante de l'opposition, Mona Sahlin, 53 ans, a réaffirmé, samedi, son espoir de devenir la première femme à la tête d'un gouvernement en Suède. "Nous pouvons y arriver et former un gouvernement 'rouge-vert'", a-t-elle lancé à ses troupes.

L’envol de l’extrême-droite

Durant la campagne, les débats ont été largement centrés sur des questions des baisses d'impôts, soutenues par la droite - argument qui leur avait permis de s’imposer en 2006 -, de la hausse d'indemnités diverses, promise par la gauche, mais les deux dirigeants ont surtout insisté sur l'importance d'obtenir une majorité au Parlement pour contrer la poussée extrémiste des Démocrates de Suède (SD).

Jimmie Akesson, du parti extrémiste des Démocrates de Suède (SD).

Représenté par le jeune leader Jimmie Akesson, 31 ans, le parti recueillerait jusqu'à 7,5 % des intentions de vote, plus du double du résultat obtenu lors de la dernière élection en 2006 : 2,9 % en 2006. Pour siéger au Parlement, un minimum de 4 % des votes est requis.

"Je pense que les électeurs se tournent vers nous car nous abordons des sujets sur lequel le Parlement évite de débattre, indique un militant SD à un de nos envoyés spéciaux, Jérôme Bonnard. On sait que la moitié de la population trouve que l’immigration est trop importante dans le pays et aucun des députés n’en parle."

Un spot de campagne du parti d’extrême droite a fait polémique pendant la campagne. Le film, que la chaîne TV4 a refusé de diffuser, met en scène une course entre une vieille dame et plusieurs femmes en burqa, avec pour slogan “le 19 septembre, choisissez de mettre fin au financement de l’immigration avant que ne soit mis fin au financement des retraites”.

"Ne faites pas subir cette expérience à la Suède. Faites qu'ils n'aient aucun pouvoir", a demandé Fredrik Reinfeldt. Même avec quelques sièges, les Démocrates de Suède pourraient jouer un rôle d'arbitre dans un hémicycle composé de blocs minoritaires.

Reinfeldt comme Sahlin ont rejeté toute perspective d'accord avec les SD. En cas de gouvernement minoritaire, le Premier ministre a dit qu'il prévoyait d'aller chercher le soutien nécessaire parmi les députés des Verts. Sahlin a ouvert la piste de négociations avec le centre et les libéraux, membres de l'alliance de centre-droit.

Les résultats définitifs permettant de désigner clairement le vainqueur au Parlement ne devraient être connus qu'au cours de la semaine prochaine.

 


 

Première publication : 19/09/2010

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