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Afrique

Jacob Zuma ne veut pas entendre parler de sa succession

Texte par Dépêche

Dernière modification : 20/09/2010

Lundi, lors de la réunion nationale de l'ANC (au pouvoir), le président Jacob Zuma a vivement critiqué les membres du parti désireux d'ouvrir le débat sur sa succession. En 2012, l'ANC devra désigner son candidat pour la présidentielle de 2014.

AFP - Le président sud-africain Jacob Zuma a menacé lundi de prendre des mesures contre les membres du parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC), qui voudraient ouvrir le débat sur sa succession.

"Engager aussi tôt la mobilisation et la campagne de succession donne l'impression que l'ANC est rempli de gens qui ne pensent qu'à se battre pour les postes à responsabilité dans leur intérêt personnel", a lancé le chef de l'Etat devant près de 3.000 militants de l'ANC réunis à Durban (est)

"Le temps est venu pour notre organisation de réagir. Nous devons prendre une décision contre ceux qui s'engagent dans de telles activités et affaiblissent l'organisation", a-t-il ajouté, soulignant que "des mesures doivent être prises contre eux".

La réunion nationale de l'ANC est censée servir à redéfinir la stratégie politique du parti et du gouvernement et doit porter sur des projets de nationalisation des mines, du renforcement du contrôle des changes et de création d'un tribunal des médias.

Les dernières semaines ont été marquées par des attaques contre le leadership du président Zuma par ses anciens alliés, la Ligue de la jeunesse de l'ANC et le Congrès des syndicats sud-africains (Cosatu) qui lui reprochent de ne pas avoir infléchi à gauche la politique du gouvernement.

Les disations seux organemblaient commencer à avancer leurs pions en vue de la conférence élective de l'ANC en 2012, qui doit désigner le candidat à la présidence du parti pour 2014.

La Ligue de la jeunesse avait notamment commencé à faire campagne pour que son ancien président et désormais ministre adjoint de la police, Fikile Mbalula, grimpe dans la hiérarchie du parti.

"Les juniors doivent respecter leurs seniors", a réagi lundi le président Zuma, recueillant de larges applaudissements.

Première publication : 20/09/2010

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