Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

RDC : pour Lambert Mende, les désaccords de l'opposition sont à l'origine du blocage politique

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

François Fillon impassible face à la détresse des aide-soignantes

En savoir plus

VOUS ÊTES ICI

Guillaume Gomez, l’autre chef de l’Élysée

En savoir plus

TECH 24

Bienvenue à Netflixland! Dans le QG du roi du streaming, à Los Gatos, en Californie

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Élection présidentielle : le désarroi des électeurs

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Une économie "décarbonée" est-elle possible ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Une économie "décarbonée" est-elle possible ?

En savoir plus

FOCUS

France : rencontre avec ces catholiques de droite, fidèles coûte que coûte à Fillon

En savoir plus

#ActuElles

L’exploit de Zulala Hashemi, finaliste de "Nouvelle Star" en Afghanistan

En savoir plus

Amériques

Une scientifique pakistanaise condamnée à 86 ans de prison

Texte par Dépêche

Dernière modification : 24/09/2010

Spécialiste en neurosciences, Aafia Siddiqui, 38 ans, a été condamnée à 86 ans de prison par un tribunal fédéral de New York pour avoir tenté, en 2008, de tuer des soldats américains en Afghanistan.

AFP - Aafia Siddiqui, une scientifique pakistanaise, a été condamnée jeudi par un tribunal fédéral de New York à 86 ans de prison pour avoir tenté de tirer sur des militaires américains alors qu'elle était détenue en Afghanistan.
   
"Mme Siddiqui est condamnée à 86 ans d'incarcération", a affirmé le juge Richard Berman.
   
Aafia Siddiqui, 38 ans, a critiqué le déroulement du procès et estimé que faire appel serait "une perte de temps". "Je fais appel devant Dieu", a-t-elle ajouté.
   
Cette spécialiste en neurosciences, qui a fait ses études aux Etats-Unis au prestigieux Massachusetts Istitute of Technology (MIT), avait été jugée coupable en février dernier d'avoir tenté de tuer des soldats américains en Afghanistan en 2008.
   
Peu après son arrestation en juillet 2008 pour ses liens présumés avec Al-Qaïda, des officiers américains et des agents du FBI étaient venus lui rendre visite. Elle s'était alors emparée d'une arme et avait tiré deux coups de feu, sans blesser personne. L'un des officiers avait alors répliqué, la blessant à la poitrine.
   
Mme Siddiqui risquait la détention à perpétuité.
   
Bien qu'elle n'ait pas été inculpée de terrorisme, l'accusation l'avait décrite comme une terroriste en puissance, qui prévoyait de faire sauter une bombe à New York.
   
Aafia Siddiqui avait plaidé non coupable. Son avocat avait tenté de prouver qu'elle n'avait pas toutes ses facultés mentales, mais un juge avait estimé qu'elle ne souffrait d'aucun trouble psychique et l'avait déclarée apte à comparaître.
   
La jeune femme, d'allure fragile, figurait en 2004 sur une liste américaine de personnes soupçonnées de liens avec Al-Qaïda.
   
Aafia Siddiqui, qui vivait au Pakistan, avait disparu en mars 2003 et l'on ignore où elle se trouvait pendant cinq ans. Ses proches pensent qu'elle a été arrêtée au cours d'une des nombreuses opérations menées à l'époque par l'armée pakistanaise contre Al-Qaïda.
   
Des groupes de défense des droits de l'homme estiment qu'elle a pu être secrètement emprisonnée et torturée sur la base américaine de Bagram, en Afghanistan, entre 2003 et 2008, ce que l'armée américaine dément.
   
Au cours de son procès, elle a fait allusion à ces rumeurs, disant lors d'une de ses invectives: "si vous aviez été dans une prison secrète (et si) vos enfants avaient été torturés."

 

Première publication : 23/09/2010

  • ÉTATS-UNIS

    Une Pakistanaise jugée coupable d'avoir voulu tuer des soldats en Afghanistan

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)